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Miles Bridges réaliste sur son absence dans les All-Rookies Teams : « Je n’ai pas été snobé, j’ai juste joué comme une merde toute la saison »

Miles Bridges

Rendez-vous en octobre pour fermer des gueules.

Source image : YouTube

On en a pris l’habitude, la fin du mois de mai est souvent synonyme en NBA de distinctions individuelles en tout genres. En premier lieu les NBA All-insérer un mot Team, qui tombent au goutte à goutte à mesure que les Playoffs avancent. Ce qui donne évidemment lieu à toutes sortes de réactions, positives ou non, sur ces nominations qui apparaissent mine de rien sur les CV et parfois même sur certaines conditions de salaires…

Des déceptions il y en a toujours, surtout lorsque l’on a l’impression d’avoir fait le taf. Les fanbases respectives ne se laissent d’ailleurs pas priver pour réagir elles-aussi sur la présence ou non de leur(s) poulain(s). On a par exemple vu ces derniers jours les adorateurs de Collin Sexton, Shai Gilgeous-Alexander, P.J. Tucker, Pat Beverley ou encore Myles Turner s’étonner de l’absence de leurs joueurs dans les débats, mais on vous rassure messieurs, ça vous passera. Miles Bridges, lui, est dans un tout autre mood puisque l’ailier volant des Hornets a un recul aussi cash qu’honnête sur la saison écoulée, sa première chez les grands.

« Je n’ai pas été snobé, j’ai juste joué comme une merde toute la saison »

Sorti de Michigan State avec des skills à faire baver toute la Ligue, « Kilomètres Ponts » faisait partie de ces mecs qu’on attendait de pied ferme. Le type a un sacré bras, et on va pas se mentir… on nous annonce le Vince Carter 3.0, rien que ça. Très vite on sera rassuré, au moins au niveau des highlights puisque l’ailier des Hornets squatte bien souvent les Top 10 matinaux. Ses coups de marteaux retentissent jusque dans le 95, ça fait marrer Jordan et Tony a l’air de kiffer… mais c’est à peu près tout. Du mal à vrai dire à voir cette fabuleuse boule de muscle capable de faire autre chose que dunker, malgré une présence défensive intéressante et quelques fulgurances au tir. Pas facile évidemment de se construire au sein d’un roster qui file 80% de ses ballons à un Kemba Walker chaud bouillant et 18% à un Jeremy Lamb lui aussi en mode career-high cette saison. Mais Miles avance, à son rythme, même s’il est moins soutenu que ce qu’il aurait voulu. La saison des Hornets se termine à un poil de cul d’une qualification en Playoffs, les joueurs de James Borrego laissant aux Pistons l’honneur d’aller se faire ouvrir en mille par les Bucks au premier tour. Une neuvième place bien triste donc et une saison individuelle décevante avec 7 points et 4 rebonds de moyenne accompagnés de pourcentages que l’on qualifiera d’expérimentaux. Bref, Miles Bridges a pataugé dans la semoule pour ses débuts dans la Grande Ligue mais force est de constater qu’au moins le type ne se cherche pas d’excuses et semble ainsi prêt à repartir le plus vite possible au combat.

A des années lumière du niveau affiché par les petits génies de sa promo, Miles Bridges a déjà quelques kilomètres de retard à combler pour se poser à la bonne table. Un été à taffer, une reprise pleine de bonnes intentions, on reprend tout à zéro, on prend un Mars et on repart ?

Source texte : Dan Feldman – NBC Sports

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