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Les Warriors passent la troisième à Portland : ça ressemble à la série de trop pour les Blazers, tout va trop vite

Le public du Moda Center et toute la fanbase de Rip City gardaient ce petit espoir, planqué quelque part dans un coin du ciboulot. Espoir un tantinet utopique au vu des forces et des dynamiques en présence mais que voulez-vous, la fanitude rend aveugle comme le dit si bien l’expression. Verdict cette nuit ? Nouvelle défaite de Damian Lillard and co., mais le public du Moda Center et toute la fanbase de Rip City gardent d’ores et déjà ce petit espoir pour le Game 4, planqué quelque part dans un coin du ciboulot, espoir un tantinet utopique au vu des forces et des dynamiques en présence mais que voulez-vous, la fanitude rend aveugle comme le dit si bien l’expression.

Comme lors du Game 3, Terry Stotts semblait avoir trouvé la parade. Cette fois-ci grâce à ses rotations, lui qui avait décidé pour ce premier (et avant-dernier) match à domicile de titulariser… Meyers Leonard en lieu et place d’un Enes Kanter bien en galère face aux intérieurs mobiles de GS. Côté Warriors on tentait également un coup de poker, sans pour autant trop y croire néanmoins, avec le retour dans le cinq de Damian Jones, deux matchs après un retour aux affaires suite à une indisponibilité de cinq mois. Des changements beaucoup plus bénéfiques aux Blazers, Meyers Leonard se transformant très vite en un espèce de danger public, de près comme de loin. Privé de Game 1 et remis en selle par les fautes de Zach Collins au Game 2, c’est cette fois-ci en leader offensif que Meyers allait se muer, nous faisant revivre les plus belles heures de NBA 2K13 malgré une tentative de meurtre de ce catcheur de Jonas Jerebko. Dans le sillage du deuxième meilleur Leonard de la ligue (calmez-vous, ils sont deux), Portland fait une nouvelle fois la course en tête, grâce à un backcourt qui fait le minimum, un Nenesse Kanter qui rentre mettre le zbeul cinq minutes et un rythme globalement soutenu. En face ? Bail habituel. Steph et Klay rentrent leurs tirs, Draymond Green joue aux huit postes à la fois et sublime le jeu de son équipe, et si l’entrée de Jones n’a pas le même impact que celle de Leonard (trois fautes en trois minutes, ça dégage et on ne le reverra plus), le collectif orchestré par Draymond permet de rester pas trop loin dans le rétro.

Même joueur joue encore, c’est donc lors du troisième quart que les double-champions en titre vont actionner le levier imbattable. Un peu plus tard que d’habitude cette fois-ci, ces messieurs ayant la gentillesse pour une fois de laisser un peu d’espoir à leur adversaire quelques minutes de plus. C’est finalement à mi-parcours de ce troisième round que les Dubs vont accélérer, passant un bon gros 16-3 des familles à leurs hôtes, les renvoyant ainsi devant leurs faiblesses, renvoyant ainsi le monde entier devant leurs faiblesses. Draymond Green enchaîne grosse défense / rebond offensif / passe décisive environ quarante fois de suite, Steph Curry va chercher ses 36 points quotidiens dans cette série, Jordan Bell rate des tomars en contre-attaque mais apporte une nouvelle fois en sortie de banc (tout comme Quinn Cook et Alfonso McKinnie), et tout doucement les Warriors s’échappent, tout doucement ils s’échappent vers le centre commercial de Grand-Balai, où ils auront tout le loisir demain soir de choisir avec quel ustensile ils rassembleront les miettes de leur adversaire. Car si les choix de Terry Stotts avaient tout l’air d’être judicieux, c’est vers la doublette Lillard / McCollum que les critiques se tournent une fois de plus dans cette série, les deux magiciens ayant enchainé une nouvelle soirée compliquée avec un 12/38 au tir, Ceedjay et Dame étant visiblement bien claqués après des Playoffs jusque-là héroïques.

Pour la faire simple ? Il y a deux divisions d’écart entre les deux franchises. Portland n’est absolument pas à blâmer car cette postseason fut clairement historique (oui, on parle déjà au passé), mais on ne sent que trop la fatigue, là où l’expérience des Dubs les rend de plus en plus injouables au fur et à mesure que ces Playoffs avancent. Et dire qu’on attend tranquillement les retours de Kevin Durant et DeMarcus Cousins…

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