Warriors

Et de deux pour Golden State : les Blazers l’avaient bien en main mais que voulez-vous… les Warriors sont plutôt doués au basket

On a bien failli y croire. Allez, on va même dire qu’on y a cru un instant, quand les Blazers étaient à… +17. Oui mais voilà, entre une équipe qui a du cœur et du talent et une autre qui a du cœur, du talent, de l’expérience, un vécu collectif et une salle derrière eux… vous connaissez la suite.

Game 2 de ces Finales de Conférence Ouest entre les Warriors et les Blazers, et déjà la nécessité pour Portland de frapper un grand coup, histoire de ne pas rentrer au bercail avec un 0-2 dans la musette. Bonne nouvelle, les visiteurs (Portland, pas le film d’hier sur TMC) semblent dans de bonnes dispositions. Faîtes péter du Mozart dans la chaîne et regardez ce début de match de C.J. McCollum, c’est un vrai délice. L’arrière au nez en forme de cor de chasse enchaîne les Buckets et répond à un Stephen Curry toujours aussi chaud, et le premier quart nous fait déjà la promesse d’une belle nuit. Les soutiers Al-Farouq Aminu et Maurice Harkless font un taf énorme d’entrée de jeu, Rodney Hood paye sa rentrée avec deux ficelles de plus et à l’issue des douze premières minutes ce sont bien les hommes de Terry Stotts qui sont en tête de deux petits points. Youpi, un match équilibré, on a bien fait de se lever, ou de ne pas se coucher, bref on est comme Leslie, on a fait le bon choix. Un autre qui a fait le bon choix ? Damian Lillard, qui va se réveiller lors de la deuxième période et commencer à planter quelques tirs de loin, imité par un Seth Curry qui aura été ce soir bien plus que le simple n°2 de sa famille, mais ça on y reviendra. A grands coups de tirs du parking les Blazers s’envolent en tout cas et vont même aller jusqu’à mener de 17 unités, avant de rejoindre les vestiaires sûrs de leurs forces et d’un écart de 15 pions, parfait pour entamer un troisième quart-temps que l’on sait en général bouillant pour les Californiens.

Et, tiens, le troisième quart-temps sera… bouillant pour les Californiens. 24 points sur la période pour les Splash Brothers, un Jordan Bell en facteur x étonnant, et si en face Damian Lillard termine bien le quart-temps, le 13-0 passé par les double-champions en titre fait mal et nous fait non plus la promesse d’une belle nuit mais cette fois-ci d’un dernier quart fabuleux. Un dernier quart qui prendra très vite des allures de face-to-face familial, entre deux frangins Curry qui vont se renvoyer la balle devant les yeux des parents et de toute la communauté NBA qui se met à balancer des émojis trognons. Steph enchaîne les paniers longue distance ? Seth imite son brother et fait en sus un taf énorme en défense qui tient les Blazers en vie jusque dans le money time. Les deux se jouent en un-contre-un à chaque possession et la fin de match est rythmée par cette magnifique histoire de famille, à mesure que le score évolue sans choisir son vainqueur. Huit points d’avance pour les Blazers à six minutes de la fin grâce à l’apport précieux du deuxième meilleur Leonard de ces Playoffs ? Le collectif des Dubs se met alors en place et trois minutes plus tard le tableau affiche 108 partout. Draymond Green donnera ensuite trois points d’avance à GS grâce à un énième drive dans l’axe et à 12 secondes de la fin c’est Damian Lillard qui se voit offrir la chance d’aller chercher une 42ème prolongation pour Portland dans ces Playoffs. Sauf que Steve Kerr n’a pas que de magnifiques attaquants à dispo, il a également la chance de pouvoir compter sur des mecs capables de verrouiller n’importe quel joueur. Et le verrou du jour s’appelle Andre Iguodala, lequel va s’occuper du cas Lillard en lui arrachant carrément le ballon des mains et avec lui l’espoir de prendre un match à l’Oracle Arena. Score final 114-111, le coup est passé très près pour les Blazers mais à la fin les Warriors gagnent, c’est presque devenu un proverbe…

2-0 Warriors, let’s go Portland, Oregon, pour deux matchs historiques pour la franchise de Rip City. L’ambiance y sera phénoménale, les joueurs y seront gonflés à bloc, et on observera une nouvelle fois quel genre d’équipe de winners peut représenter ce Golden State version 2019. Pour l’instant c’est un sans-faute, alors to be continued. Pour les Blazers c’est l’heure de jeter absolument toutes ses forces dans la bataille, ça promet.

stats Blazers Warriors

stats Warriors Blazers

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