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Les Warriors perdent Kevin Durant mais arrachent tout de même le Game 5 : voilà pourquoi ils sont champions en titre !

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Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion.

Source image : NBA League Pass

Les quatre premiers matchs de la série avaient déjà été chauds, on a encore franchi un cap dans la dramaturgie cette nuit lors du Game 5 à l’Oracle Arena. Un match serré, un scénario inattendu, de grosses émotions et à la fin, c’est Golden State qui a gagné sur le score de 104-99.

Ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion. S’il y a bien une phrase qui résume la rencontre de cette nuit entre les Warriors et les Rockets, c’est celle-là, copyright Rudy Tomjanovich. A deux minutes de la fin du troisième quart-temps, Kevin Durant se blesse tout seul et la planète basket retient son souffle, d’Oakland à New York. Rupture du tendon d’Achille ? Blessure au mollet ? Visiblement, et heureusement, le pire aurait été évité car on partirait sur la deuxième option, qui devrait rapidement être confirmée par une IRM. Cependant, KD est incapable de rester sur le terrain et les Dubs sont donc obligés de finir la rencontre sans lui, ce qui donne une opportunité en or pour les Rockets. Malmenées en première mi-temps à cause notamment d’un premier quart-temps à sens unique, les Fusées ont la possibilité de prendre ce Game 5 crucial sur le parquet du rival handicapé de son meilleur joueur, auteur de 22 points depuis le début de la rencontre. Le score est alors de 68-65 pour le double champion en titre, qui a perdu quasiment ses 14 points d’avance suite à un troisième quart en carton où il a enchaîné les turnovers et les maladresses. A ce moment-là, on se dit que le moment est enfin arrivé pour Houston, que les dieux du basket ont choisi leur camp, que les planètes ont décidé de s’aligner en faveur de James Harden et sa bande.

Oui mais non. Parce que les Warriors ne reposent pas sur un joueur, aussi exceptionnel soit-il. Si le slogan Strength in numbers caractérise la franchise de Golden State depuis des années, ce n’est pas pour rien. Même si la profondeur de l’effectif est bien moins marquée sur ces Playoffs 2019, Golden State a réussi à tenir pour finalement l’emporter car tout le monde s’est mis au diapason. On peut parler de Kevon Looney, énorme au niveau de l’activité dans cette rencontre, en particulier en fin de match. On peut parler de Jonas Jerebko, auteur d’un trois points important au début du quatrième quart-temps après que les Rockets soient revenus à égalité. Mais surtout, on se doit de parler de Stephen Curry, qui a véritablement pris les choses en main suite à la sortie de Kevin Durant. Pendant trois quart-temps, il a été dans le dur, comme souvent dans cette série. Mais à partir du moment où son pote KD a rejoint les vestiaires, on a retrouvé le Chef. Curry a inscrit 16 de ses 25 points après la blessure de Durant et ainsi porté les siens vers la victoire, avec l’aide aussi de l’autre Splash Bro Klay Thompson et du leader émotionnel Draymond Green. Le premier, qui a réalisé un gros début de match après plusieurs performances décevantes dans cette série, s’est montré clutch à travers un tir du parking assassin dans le money time ainsi qu’un lay-up sur une action WTF dans les dernières secondes, tandis que le second a été égal à lui-même avec une intensité de tous les instants. Et puis on n’oublie pas non plus la contribution d’Andre Iguodala, précieux comme d’habitude. Bref, pendant un peu plus d’un quart-temps, on avait l’impression d’être de retour en 2015.

Côté Rockets, c’est probablement la gueule de bois à l’heure actuelle. Les Fusées n’ont pas réussi à saisir cette occasion en or et se retrouvent désormais menées 3-2 avant un Game 6 à élimination sur leur parquet du Toyota Center. Pour une équipe qui veut absolument taper les Warriors, qui est prête à tout pour mettre fin à la domination de Golden State, c’est interdit de passer à côté d’une telle opportunité. Mais au final, les Rockets ont merdé, comme s’ils avaient eu peur de gagner et ainsi se rapprocher plus que jamais d’une qualification face à l’ogre californien. Et celui qui symbolise cela, c’est James Harden. Revenu en jeu à sept minutes de la fin du match, Harden a marqué seulement trois points durant ce laps de temps et encore plus surprenant, il n’a pris qu’un seul tir. UN SEUL TIR pour le meilleur scoreur de la NBA, celui qui vient de sortir une campagne historique. Alors certes, il était visé par la défense des Dubs et les prises à deux se sont enchaînées sur lui donc il a lâché la balle, et puis les Rockets ont quand même inscrit 18 points au cours des sept dernières minutes. Donc ce n’est pas comme si Harden avait choke et que Houston avait craqué offensivement, c’est juste que les Texans ne sont pas parvenus à stopper Golden State. Mais on aurait aimé voir le Barbu prendre les choses un peu plus en main et poser son empreinte sur cette fin de match, en mode MVP quoi. Idem avec Chris Paul, pas loin d’être catastrophique sur l’ensemble de la partie. Ce n’est pas arrivé, les Fusées ont perdu, et beaucoup retiendront cela.

Ça fait donc 3-2 en faveur de Golden State, avec un Game 6 à venir du côté de Houston. Les Rockets sont dos au mur, tandis que les Warriors prient pour que l’absence de Kevin Durant soit courte. Décidément, cette série est folle et quelque chose nous dit qu’on n’est pas au bout de nos surprises. 

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