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Les Raptors étrillent les Sixers pour le Game 5 : 125-89, Toronto a un orteil en finale de Conférence !

Brett Brown

Toronto était un peu dos au mur et devait gérer son Game 4 + Game 5 sans faute.
C’est fait, avec la manière, sans panique. Grosse réaction collective.

Source image : NBA League Pass

Les Sixers avaient plein d’excuses avant même le début du match mais les Raptors devaient assumer leur statut de favori après une entame de série un peu schizophrénique. La réaction ne s’est pas fait attendre et ça donne une grosse claque à l’arrivée. Il fallait pas énerver les Dinos comme ça Monsieur Embiid !

La dernière défaite laissait quand même de l’espoir à Philadelphie. Malgré un résultat décevant à domicile, on se disait que le cinq majeur le plus badass de toute la NBA après les Monstars de Golden State ne pouvait pas faire pire que lors de ce Game 4. Un Joel Embiid complètement à côté de ses pompes après avoir dû essuyer son vomi toute la nuit, Tobias Harris qui ne rentre pas un tir et Ben Simmons plus timide que quand il fallait dire bonjour aux amis de ses parents sur le marché du samedi matin, ça ne pouvait plus arriver dans ces Playoffs. Pas le même soir, encore moins une deuxième fois consécutive… C’est ce qu’on croyait jusqu’à ce qu’on voie débarquer le Camerounais à l’entre-deux avec le regard vitreux d’un homme au transit intestinal encore précaire. Il y a bien eu un quart-temps de résistance, où les visiteurs ont regardé Toronto droit dans les yeux grâce à la bonne agressivité de Jimmy Butler pour aller provoquer des lancers-francs et profiter des prises à deux pour caviarder les hommes de banc dont un ninja reconnaissable avec son bandeau bleu. Mais après ça, il a fallu s’incliner face au collectif canadien qui ne voulait pas se faire avoir une deuxième fois devant Drake dans cette série.

Les Raptors n’avaient jamais perdu lors d’un Game 5 à domicile avant ce match. On sait que les séries sont faites pour s’arrêter un jour mais apparemment le Barça s’était déjà pris tout le karma négatif de la soirée dans la gueule du côté de Liverpool et il n’en restait plus assez pour les dauphins de la Conférence Est en régulière. Surtout que si le cinq majeur n’était pas au niveau chez les Sixers, Kyle Lowry a montré dès l’entame qu’il en avait mare d’entendre des overrated à chaque fois qu’il entrait sur un parquet lors des Playoffs. Plus agressif dans le premier quart que sur toute la série contre le Magic, il était aussi plus entreprenant en défense et ses prises de risque ont débouché sur quelques contre-attaques douloureuses pour Ben Simmons et ses potes. Enfin, le meneur a prouvé son statut de All-Star en bon lieutenant de Kawhi Leonard, qui a continué sa mixtape tout au long de la soirée malgré une ligne de stat plus discrète que d’habitude. The Klaw aime les gros matchs et celui-ci n’était pas non plus l’affiche de l’année vu la résistance proposée par l’adversaire. Du coup, le MVP des Finales 2014 a dosé son effort, identifiant les faiblesses de l’adversaire pour appuyer là où ça fait mal et même sur le front du pauvre Serge Ibaka qui a pu goûter au coude bionique de son coéquipier, lui valant une belle bosse sur le front pour le reste de la soirée. Les Doliprane ont dû voler dans le vestiaire de l’équipe de Brett Brown, notamment pour le Process qui a pris deux beaux posters par l’assassin silencieux et s’est fait trashtalker par @champagnepapi et les 20 000 furieux de la Scotiabank Arena, comme s’il n’était pas assez dans le mal comme ça. Enfin, comment ne pas terminer avec un mot sur le retour de Pascal Siakam à son niveau MIP. Après un match difficile où la douleur dans le mollet semblait trop forte, Spicy-P a retrouvé la dalle affichée tout au long de la saison, récupérant à Calorie le statut officieux de deuxième meilleur joueur du roster, un titre honorifique de meilleur marqueur du match et un autre plus contextuel de meilleur Camerounais de la soirée. Pascalou is back !

Dos au mur à 1-2 dans la série avant d’enchaîner un deuxième match compliqué à l’extérieur, les Raptors ont fourni une belle preuve de caractère pour montrer qu’ils étaient prêts à emmener la franchise à des hauteurs jamais vues au Canada. Si le Game 4 était serré, le Game 5 était une promenade de santé et ça va pas mal cogiter dans l’avion du retour chez les Sixers. Maintenant, la pression est dans leur camp et il faudra déjà commencer par ne pas reprendre une valise pour la dernière de la saison à domicile en cas d’élimination. C’est fou comme ça va vite.

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