Sixers

Les Sixers ont de quoi voir venir : défaite hier soir, avantage du terrain perdu… mais de nombreuses raisons d’y croire

Brett Brown

Donne ces bouteilles à Joel Embiid frère, il a besoin de boire en ce moment.

Défaits hier soir à la maison par les Raptors et désormais dans l’obligation de retourner gagner au Canada, les Sixers ont peut-être fait la mauvaise opération de la soirée mais tout n’est pas tout noir pour Brett Brown et ses hommes. En effet, la physionomie du match laisse à penser que la série est loin d’être terminée, et si l’on est pas en train de dire que Philly va taper Toronto, on peut au moins se permettre de penser que la fin de cette série pourrait bien être épique.

Les Raptors avaient entamé cette demi-finale de conférence tambour battant en étouffant l’attaque cinq étoiles des Sixers, en s’appuyant également en attaque sur un duo Kawhi Leonard – Pascal Siakam tout bonnement intenable. La suite ? Deux wins de Philly, dont l’une à la Scotiabank Arena, et des Dinos trop dépendants de leur franchise player quand en face les bombes tombaient de partout. Jimmy Butler a terminé son échauffement commencé en début de saison régulière, Joel Embiid a montré qu’en pleine possession de ses moyens personne – pas même Gasol – ne pouvait le stopper, J.J. Redick continue d’envoyer des shoots en diagonale, Tobias Harris et Ben Simmons assurent et, surprise du chef, Greg Monroe et surtout James Ennis apportent leur pierre à l’édifice en sortant du banc, contrairement à une second unit invisible côté Nick Nurse. Ça c’était avant ce match 4, lors duquel Kawhi a prouvé qu’il était bel et bien l’un des trois meilleurs joueurs du monde, un Game 4 lors duquel les pensionnaires du Wells Fargo Center ont prouvé… que la constance ne faisant toujours pas partie de leur vocabulaire.

Plusieurs choses à retenir de ce Game 4. 1) Kawhi Leonard est indéfendable et personne ne l’empêchera de scorer ses quarante points s’il le décide, preuve avec le match d’hier puisque ses 39 pions ont été inscrits en partie en dépit d’une défense de chien de la part de Butler.  2) Les Raptors vont vraiment devoir s’appuyer sur d’autres forces offensives car on a vu hier que le hero game de Kawhi a sauvé Toronto un soir où Pascal Siakam semblait gêné et a surtout été incroyablement maladroit (2/10). Toujours pas d’apport du banc, la greffe McCaw a duré quatre minutes et on attend toujours que Jeremy Lin sorte de la salle du temps. Pour le reste ? Kawhi Leonard, Kawhi Leonard et Kawhi Leonard, alors que Danny Green n’a mis qu’un seul tir du match, alors que les efforts défensifs de Kyle Lowry se sont encore ressentis en attaque. Seules satisfactions individuelles finalement, les apports enfin intéressants d’un Marc Gasol de nouveau autorisé à prendre des tirs et d’un Serge Ibaka sur courant alternatif pour être poli. Alors oui, le basket-ball est un sport collectif et les performances individuelles ne sont rien ans un ballon qui tourne (à moins de s’appeler James Harden), mais on attend clairement une upgrade de certains leaders présumés à Toronto, faute de quoi la punition pourrait être sévère…

Transition toute trouvée, on passe à des Sixers qui sont pour quelques uns passés à côté de leur match. Hors de tout soupçon ? Jimmy Butler, incroyable des deux côtés du terrain et définitivement le moteur de cette équipe, J.J. Redick, toujours aussi phénoménal poignettement parlant, et James Ennis, encore une fois très utile en attaque comme en défense et porteur du hustle message lorsqu’il est sur le terrain. Mais attention chers Raptors, car trois des startes sont passés – relativement selon les cas – à côté de leur match. Pas tous les jours que Tobias Harris prendra 23 tirs et en ratera 16, pas tous les jours que Ben Simmons montrera autant de passivité en défense (c’était Kawhi en face mais plusieurs attitudes un peu limite), pas tous les jours surtout que Joel Embiid jouera avec une envie pressante d’aller lâcher une énorme coulante. Le ventre en vrac et dans l’impossibilité de se focus en attaque de peur de nous faire une Diniz en pleins Playoffs, Embiid n’a pas été servi hier et n’a pas fait le nécessaire pour l’être, terminant son match avec sept tirs pris seulement et des fesses probablement trop serrées pour pouvoir impacter dans un match aussi important. On sait l’emprise que Marc Gasol peut avoir sur le Camerounais, on sait aussi qu’en cas d’extrême nécessité le Process est capable de performer même face à l’un de ses pires cauchemars, et la méforme affichée du trio Harris -Embiid – Simmons est en tout cas l’un des indices qui laisse à penser que cette série a aujourd’hui de belles chances de se finir dans un bouillant Game 7.

Les Raptors sont de retour aux affaires, mais la très courte victoire d’hier soir face à des Sixers bien en deçà de leurs skills habituels doit aussi rappeler à Nick Nurse que rien ne sera acquis avant le buzzer de leur quatrième win. Peut-être bien que les quatre demi-finales iront en sept, c’est possible, mais si on devait mettre un billet sur une seule de ces séries pour nous offrir un match décisif, ce serait probablement celle-là. Allez, c’est quand le Game 5 déjà ? C’est demain soir, alors vivement. Vivement vivement.

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