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Bilan de saison 2019, version Pacers : on fait front ensemble, même en se faisant sweeper

Oladipo turner Pacers

Le futur des Pacers, c’est eux.

Source image : NBA League Pass

Lancés à toute allure parmi les quatre meilleures équipes de l’Est, les Pacers ont vu leurs espoirs anéantis par la grave blessure de Victor Oladipo. Pas grave, Indy s’est reposé sur son collectif, et même si ça n’a pas suffi en Playoffs, il y a beaucoup de positif à retenir cette saison.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Une saison dans la continuité de la précédente, l’effet de surprise en moins. Certes, avec Victor Oladipo comme seule grosse star, Indianapolis avait failli créer l’exploit face à LeBron James et ses Cavaliers. Désormais, ils allaient être attendus au tournant, et étaient officiellement de retour parmi les gros poissons de l’Est. Un collectif bien huilé, articulé autour d’un franchise player revanchard. On leur donnait 47 victoires, une de moins qu’en 2018. TrashTalk y croyait.

Ce qu’il s’est vraiment passé :

Indianapolis avait l’air parti pour dépasser toutes les attentes. Malgré un Victor Oladipo un peu plus en retrait au scoring, les hommes de Nate McMillan arrivent à un bilan de 31-15, et sont solidement installés sur le podium de l’Est. Mais tout ça, c’était avant le drame. Totor se pète, fin de saison, et grosse dégringolade dans le bilan chiffré. Les Pacers finissent la saison à 48-34, sont donc dans le négatif après la blessure de leur star (17-19) et terminent cinquièmes de leur Conférence. Avec huit joueurs à plus de dix points de moyenne sur la saison, le collectif des Rednecks a tourné à plein régime. Domantas Sabonis est notamment l’une des grosses satisfactions de la saison, et aurait été un candidat sérieux au titre de Meilleur Sixième Homme si Lou Williams n’existait pas. Myles Turner a également franchi un cap, pas forcément ultra-visible sur la feuille de stats, mais l’ancien de Texas a été la clé de voûte des siens en défense, au point d’être cité dans la course au DPOY. Le candidat à la surprise de TrashTalk n’a pas déçu. Malheureusement, en Playoffs, les pensionnaires de la Bankers Life Fieldhouse sont tombés sur les Celtics, et l’absence d’Oladipo a fait trop mal. Coupables de trous d’airs offensifs impardonnables à ce niveau, les jaunes et bleus sont tombés en quatre manches serrées, sans qu’aucun joueur, excepté Cory Joseph, ne dépasse les 50% au tir. Le sweep est sévère, mais la défaite, elle, était relativement prévisible.

L’image de la saison :

Victor Oladipo Pacers

Le moment où tout a basculé. Victor Oladipo, qui tentait de défendre une outlet pass en direction de Pascal Siakam, reste au sol. Rupture du tendon du quadriceps, fin de saison immédiate pour Totor, qui emporte avec lui les espoirs des Pacers de faire un joli coup cette saison. Le MIP 2018 avait certes vu ses stats passer de 23,1 points, 5,2 rebonds, 4,3 passes décisives et 2,4 interceptions, à un plus discret 18,8 points, 5,6 rebonds, 5,2 passes décisives et 1,7 interception, mais il était LA star d’Indiana, et l’homme providentiel dans les moments chauds. Son absence s’est fait terriblement sentir pendant les Playoffs.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Domantas Sabonis

On attendait un peu tout le monde du côté des Pacers. Le collectif devait passer un cap, au même titre que chaque individualité qui le compose. Message reçu cinq sur cinq par le fiston d’Arvydas. Bien installé dans son rôle de sixième homme, le Lituanien a consolidé son statut parmi les meilleurs remplaçants de NBA. Moins de 25 minutes par match, mais un quasi-double-double de moyenne : 14,1 points et 9,3 rebonds, avec 2,9 passes décisives en bonus, et un coquet pourcentage de 59% au tir. Pour sa troisième saison dans la Ligue, l’ancien Bulldog de Gonzaga continue de progresser à vitesse grand V. Petit bémol cependant, ses Playoffs ont été, à l’image de son équipe, assez tragiques. Seulement 8,5 points et 7,3 rebonds de moyenne, avec un 41,4% au tir très laid pour un intérieur. Il n’a pas su peser sur la défense de Boston, mais à seulement 23 ans (il les fêtera le 3 mai prochain), le 11ème choix de la Draft 2016 a encore l’avenir devant lui.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Tyreke Evans

Signé pour une saison à 12,4 millions de dollars, Tyreke Evans est LA grosse déception de l’année dans l’Indiana. Alors qu’il sortait d’une très belle saison à Memphis, avec 19,4 points, 5,1 rebonds et 5,2 passes décisives, le quatrième choix de la Draft 2009 a tout simplement réalisé sa pire saison en carrière. Jamais réellement intégré dans la machine bien huilée de Nate McMillan, l’ancien ROY s’est contenté de 10,2 points, 2,9 rebonds et 2,4 passes décisives, avec des pourcentages très douteux (38,9% au tir). Paradoxalement, dans un rôle de scoreur en sortie de banc, l’ancien de l’université de Memphis a été l’un des meilleurs joueurs de son équipe en Playoffs : 15,3 points de moyenne à 43,8% au tir. Histoire de rappeler à tout le monde qu’il sait encore jouer au basket, alors qu’il va aborder un nouvel été comme free agent.

La vidéo de la saison :

Une vidéo qui hurle « frustration » dans le cœur des Pacers. Oh, que cette série du premier tour aurait été différente avec un Victor Oladipo sur le terrain. Les rencontres entre Boston et Indiana ont toutes été accrochées, et un All-Star confirmé pour prendre sa team sur ses épaules dans le money time, on l’a bien vu, ça fait toute la différence. En début de saison, Totor ne s’était pas privé de faire la décision face à Kyrie Irving.

Ce qui va bientôt se passer :

Première grande question pour les Pacers : Nate McMillan est-il toujours l’homme de la situation ? Capable de mener ses ouailles à 48 victoires deux ans de suite, l’ancien coach des Sonics et des Blazers a été surclassé par Brad Stevens lors de ces Playoffs. Sous contrat jusqu’en 2021, une partie de la communauté Pacers réclame sa tête. Reste la free agency, et là, pour Kevin Pritchard, il va y avoir du sport. Victor Oladipo et Myles Turner sont locks pour plusieurs saison. Mais… Thaddeus Young, Bojan Bogdanovic, Darren Collison, Cory Joseph, Kyle O’Quinn, Wesley Matthews et Tyreke Evans sont tous libres comme l’air. Qui garder, qui laisser filer, et quels free agents chasser pour les Pacers ? La priorité devrait se situer au poste 1. Darren Collison titulaire, ce n’est pas compatible avec des ambitions de titre. Kemba Walker pourrait être la priorité du front office jaune et bleu, mais Terry Rozier, Derrick Rose, Pat Beverley, Rajon Rondo ou Ricky Rubio pourraient tout aussi bien faire office de plan B. Restera ensuite à reconstruire tout un collectif, en fonction des choix et des noms disponibles sur le marché. De longues nuits blanches sont à venir pour Pritchard et son GM, Chad Buchanan.

Cette saison 2019 restera à jamais marquée d’un « Et si ? ». Sans Victor Oladipo, les Pacers n’ont pas pu défendre pleinement leurs chances face aux Celtics. Malgré tout, avec deux saisons de suite à 48 victoires, le projet sportif est attractif. Pas assez pour attirer une superstar, mais suffisamment pour rester sur les mêmes bases, avec des joueurs de talents capables d’évoluer dans un collectif bien huilé.

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