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Bradley Beal se fiche de l’argent : reste à savoir où il va prendre son pactole

Bradley Beal

Prendre le supermax mais gagner 35 matchs par an… est-ce que ça vaut le coup ?

Source image : YouTube

Leader des Wizards en l’absence de John Wall, All-Star pour la deuxième fois cette saison, Bradley Beal a réussi sa campagne individuelle la plus aboutie. Éligible à une extension supermax s’il était choisi dans une All-NBA Team, l’arrière ne fait pas de l’argent une priorité. Et les Wizards serrent les fesses.

Il le dit lui-même, Bradley Beal a le temps de penser à une prolongation. Avec deux saisons à 27, puis 28,7 millions de dollars garanties sur son contrat actuel, l’arrière est – normalement – tranquille pour environ trois générations. De quoi se concentrer sur son jeu, ce qu’il a très bien fait, malgré la saison pourrie de ses Wizards. 25,7 points (47,4% au tir), 5 rebonds et 5,5 passes décisives en 37,2 minutes par matchs, avec à la clé une deuxième apparition consécutive au All-Star Game. Individuellement, le troisième choix de la Draft 2012 s’est imposé comme l’un des meilleurs arrières de la Ligue. Désormais, il s’agirait de gagner collectivement, chose que les Wizards n’ont pas réussi à faire cette saison, où ils occupent une décevante onzième place à l’Est (32-49). Avec John Wall possiblement absent toute la saison prochaine, et une marge financière quasi-nulle, l’avenir n’est pas des plus brillants à D.C. De quoi pousser Beal à reconsidérer son avenir dans la capitale ? Pour l’heure, il est encore un Wizard, comme il l’explique à Fred Katz de The Athletic.

« Mon plus gros problème, comme je le dis à tout le monde, c’est de m’assurer que nous allons dans la bonne direction. C’est facile de sécuriser de l’argent. L’argent n’est pas un problème. J’ai déjà un contrat max, je peux vivre de ça et être bien. Donc, l’argent n’est pas un problème. »

Malgré tout, le licenciement d’Ernie Grunfeld ajoute un peu plus d’incertitudes dans les couloirs de la Capital One Arena. Sans GM fixe pour le moment, les Wizards avancent à l’aveugle. Ted Leonsis, le propriétaire, a annoncé que les recherches du nouveau commandant de bord débuteraient après la fin de la régulière. D’ici là, Beal devra réfléchir à son futur.

« La question est : qu’est-ce que nous allons faire ici dans le futur ? Ça commence par prendre un nouveau GM et construire notre équipe cet été. Je vais passer beaucoup de temps à réfléchir. Ce n’est pas une décision facile. Ce n’est pas non plus une décision simple. Donc, ce sera un jeu d’échec cet été. »

Rester et tenter de ramener Washington en Playoffs, ou partir découvrir de nouveaux horizons ? Rien n’est certain pour Brad. Si le front office est désireux de le voir impliqué dans les affaires de l’équipe cet été, notamment pour donner son avis sur la direction que l’équipe doit prendre, l’arrière ne sera peut-être pas aussi patient. À bientôt 26 ans, l’ancien élève de Florida n’a jamais dépassé les demi-finales de Conférence. Peut-il faire mieux avec les Wizards ? S’il est élu dans une des trois All-NBA Team à la fin de la saison, la franchise aura la possibilité de lui offrir une prolongation au super-max. Mais déjà en mars dernier, Beal n’était pas vraiment sûr de ce qu’il ferait face à une telle offre.

« J’essaye de ne pas y penser. Je ne vais pas être naïf à propos de ça. Je sais qu’elle peut venir, mais je n’en suis pas là, parce que je dois d’abord voir ce qu’on va faire à l’intersaison, où l’on va, dans quelle direction on va. »

Vent d’inquiétude sur la capitale. Un départ de Beal signifierait sans doute la fin d’une ère pour les Wizards. John Wall blessé, l’arrière aura l’occasion la saison prochaine d’être l’incontestable patron de son équipe, dès le premier match de la régulière. Reste à voir si son talent suffira pour être dans la course aux Playoffs… ou si la lassitude des défaites poussera le numéro 3 à demander un trade.

Source texte : The Athletic

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