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Rudy Gobert est cash : « Il n’y a pas d’autre joueur impactant la défense de son équipe comme je le fais »

Rudy Gobert
Source image : NBA League Pass

Interviewé par Alex Kennedy de chez HoopsHype cette semaine, Rudy Gobert est revenu sur un trophée qu’il apprécie tout particulièrement, celui de Défenseur de l’année. Et le back-to-back, il l’a dans son viseur.

Nombreux sont ceux qui retiendront, cette saison, les larmes de Rudy lors de sa non-sélection pour le All-Star Game 2019, en parlant notamment de sa mère. C’est comme ça, c’est un moment marquant de l’année, quel que soit le jugement porté sur ces images. Certains étaient attristés pour lui, d’autres avaient pitié ou se foutaient de sa gueule, chacun sa sauce mais le message a été clairement envoyé par Gobert lors des jours suivants : passionné il est par son taf, passionné il restera, donc ses émotions il montrera. Maintenant, en mettant de côté ces quelques larmes, il faut regarder le boulot complet réalisé par Rudy cette saison, lui qui réalise tout simplement sa meilleure campagne en carrière. Certes, les contres sont moins nombreux, mais la forme physique est optimale, la production offensive est meilleure, les rebonds sont gobés à un rythme impressionnant et le Jazz commence justement à trouver son rythme de croisière. Au centre de la 3ème meilleure défense de toute la NBA, Gobzilla est le Défenseur de l’année en titre et il aimerait évidemment réaliser le back-to-back. Ils ne sont pas non plus des dizaines à avoir deux DPOY dans leur armoire, ce sont des légendes du jeu, des pivots défensifs redoutables, des intimidateurs qui ont imposé leur seule présence dans les cauchemars de leurs adversaires. Dans un mois, la saison régulière sera terminée et la NBA décidera qui seront les trois finalistes pour les NBA Awards de la catégorie défensive. Normalement, on devrait y retrouver un Gobert plus productif et dissuasif que jamais, mais la concurrence est rude avec des monstres comme Giannis Antetokounmpo ou Paul George, pour ne citer qu’eux. De quoi effrayer Rudy ? Pas vraiment. Le tricolore défend son steak et donne déjà ses arguments, au cas où certains aimeraient avoir son avis sur la course au trophée. Pour RG27, les choses sont assez simples, il est seul à avoir autant d’impact dans sa propre moitié de terrain.

Cela compterait énormément pour moi (NDLR : de réaliser le back-to-back). Je pense que ce trophée symbolise vraiment ce qu’un joueur peut faire pour son équipe, l’impact que vous avez sur elle, votre leadership en défense, et je ne pense pas qu’il y a un autre joueur impactant la défense de son équipe comme je le fais. Il y a beaucoup de très bons défenseurs en NBA, mais je ne crois pas qu’ils peuvent changer la philosophie complète d’une attaque adverse comme je le fais.

Déjà, on calme les compatriotes qui ont du mal avec les propos de Gobert, si vous avez du mal avec le niveau de confiance et de détermination de Rudy, passez votre chemin. Le Français a toujours souhaité affirmer son optimisme, et même si cela peut mal paraître pour certains, il continuera à le faire. Plutôt logique, vu que c’est ce qui lui a permis d’en arriver là aujourd’hui. Maintenant, pour prendre sa citation et la décortiquer, on peut évidemment sortir les gants. Un autre joueur impactant la défense de son équipe comme il le fait ? C’est clair qu’ils ne sont pas nombreux, mais on a vu de très solides défenseurs mettre leur team dans une merde colossale lorsqu’ils étaient absents : Myles Turner, Paul George, d’autres copains peuvent être ajoutés à la liste mais rien que ces deux artistes ont le droit de tenir la conversation. Ce qui différencie surtout Gobert des autres, c’est son côté spécialiste. Rudy impacte tellement le jeu en défense que, oui, nombreuses sont les équipes qui l’ont sur leur scouting report. Disons que c’est écrit en gros et en rouge sur le tableau blanc vissé dans le vestiaire : ne montez pas sur le numéro 27. Avec sa patience dans les airs, sa gestion des fautes, ses aides et sa verticalité, le Français terrorise beaucoup de monde dans sa peinture. La question, au-delà du titre qu’il se donne ci-dessus, est de savoir si les votants récompenseront cela ou un autre candidat. En ayant joué bien plus de matchs cette année que la dernière et en étant aussi productif, Rudy a de quoi être confiant. Mais si Giannis est MVP et les votants décident de taper dans le dos de Paul George en lui donnant le DPOY, ce ne sera pas volé et assez logique de leur point de vue.

Rudy Gobert réalisera-t-il le doublé concernant le titre de Défenseur de l’année ? Ce serait assez énorme. Il faudra déjà assurer sa place dans le trio de finalistes pour les NBA Awards, et pour cela cette fin de saison doit être gérée avec une grosse quinzaine de performances royales en défense. Au boulot.

Source : HoopsHype

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