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Les Lakers s’inclinent encore et voient les vacances se rapprocher : t’as raison LeBron, laisse tes mains sur tes hanches

Aya Nakamura

On n’a pas dit qu’il était le seul responsable, on a juste dit qu’il ne faisait rien pour que ça change.

Source image : Dailymotion

Si vous avez justement l’habitude de vous arrêter au titre d’un article, on vous… arrête tout de suite. Les lignes qui suivent n’ont pas vocation à mettre tous les maux des Lakers sur le dos de ce pauvre LeBron, mais plutôt de pointer le fait qu’il ne fait pas grand chose pour les guérir. Et à ceux qui nous rétorqueraient que tout le monde est à blâmer et donc à loger à la même enseigne, on préférera répondre que l’on n’était pas au courant que le n°23 avait les mêmes responsabilités qu’Alex Caruso. C’est bon ? On est ok ? Alors sortez le lance-flammes.

Lorsque l’on se souviendra de la deuxième partie de saison des Lakers 2018-19, les Lakers de King James, du Chosen One, on se remémorera entre autres douceurs que le meilleur joueur de cette équipe s’appelait Brandon Ingram. Difficile à croire mais tellement logique lorsque l’on a fait l’effort de regarder les derniers matchs des Lakers, et encore le mot effort semble bien poli. Cette nuit ? C’était un peu la dernière chance, avec tant de symboles réunis dans une même rencontre. Tout d’abord, LeBron James pouvait dépasser Michael Jordan au nombre de points marqués en carrière et ça, quoiqu’on en dise, c’est une putain de folie, fin de la discussion. Puis les Lakers étaient opposés à leurs colocataires du Staples Center, histoire d’attiser encore un peu plus le débat de « la meilleure équipe de Los Angeles ». On y met d’ailleurs un terme de suite : historiquement les Clippers  sont aussi inutiles qu’une laitue chez Jared Dudley, mais aujourd’hui la meilleure équipe de la Ligue joue en rouge et c’est là-aussi indiscutable. Jordan, la mairie de la ville, et donc, surtout, une huitième place dont les Lakers pouvaient encore rêver en cas de victoire dans le derby. Suffisamment de carottes nous disions-nous pour voir LeBron et ses guys se retrousser enfin les manches pour attaquer une dernière ligne droite qui s’annonce ardue.

Le début de match sera d’ailleurs conforme à nos attentes, avec un Rajon Rondo – déjà – bien en jambes et alternant à merveille la distribution de caviars et le lancement de missiles, sa nouvelle spécialité. Pendant ce temps ? Les Clippers restent au contact, exécutent proprement, Gallinarant en attaque et Gilgeousant en défense, avant que les bencheurs de luxe Montrezl Harrell et Loulou Williams ne rentrent pour prendre le relai. Brandon Ingram absent (épaule), c’est Kyle Kuzma qui (épaule) un LeBron plus concentré sur le playmaking en début de match. Premier quart à l’avantage des Lakers, deuxième pour les voisins, et une mi-temps atteinte sur le score de 61-55 en faveur de l’équipe coachée par le Docteur Rivières. On passe à la deuxième mi-temps ? Ça roule, c’est donc l’heure de sortir le fameux lance-flammes, maintenant qu’il est bien lustré.

Là où le LeBron de Cleveland aurait probablement proposé un semblant – au moins – de révolte, celui de Los Angeles a donc attaqué sa seconde mi-temps en trottinant en attaque et en laissant littéralement ses coéquipiers défendre. Manque de bol les shorts NBA ne sont pas équipés de poche, vous nous voyez venir. Attaquer le cercle ? Pourquoi faire, ce soir j’ai décidé d’être Magic Johnson, on croirait voir Russell Westbrook qui veut atteindre ses dix passes au premier quart-temps. Pourquoi défendre ? Mes quatre copains se débrouilleront très bien sans moi, on croirait voir Carmelo Anthony époque… 2003-2018. Pourquoi mettre mes lancers, mieux vaut se transformer en Nick Anderson, et pourquoi mettre mes lay-ups, my name is Brandon Knight. Jeu au ralenti, pas une goutte de sueur, à peine un semblant de révolte pour aller trashtalker un Pat Beverley plus saignant en 35 minutes cette nuit que lui sur ses dix derniers matchs, bref une nouvelle mixtape de j’men foutisme assez révoltante, qui montre en tout cas clairement que LeBron en a fini avec sa saison 2018-19, la première qu’il terminera en avril depuis 2005.

Alors oui l’ensemble n’est pas à féliciter, oui un homme a le droit d’en avoir marre, d’être gonflé par la situation, même quand il s’appelle LeBron James. Mais qu’on soit fan des Lakers ou de NBA en général, le comportement du King d’Hollywood depuis quelques matchs peut faire grincer quelques dents. Dans deux jours LeBron James deviendra très probablement le quatrième meilleur marqueur NBA de tous les temps, alors merci d’en être digne au moins le temps d’une soirée. Et messieurs les Lakers si vous souhaitez gagner un ou deux matchs d’ici la fin de saison, veuillez vous adresser à Rajon Rondo, le véritable leader de son équipe.

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1 Comment

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  1. Loïca

    5 mars 2019 à 14 h 13 min at 14 h 13 min

    Moi comme d’habitude vous m’avez fait rire. Même plus la peine de regarder juste le résumé suffit. On verra bien l’année prochaine mais cette année sonne comme un bon coup de vieux pour notre cher Lebron, c’est qu’il doit être humain.

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