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DeMar DeRozan a choke quand il ne fallait pas : une fin de match terrible et symbolique à Toronto

DeMar DeRozan

Dieu sait si on ne voulait pas utiliser ce terme ce soir. Et Dieu sait si c’est injuste pour lui. Mais pour son premier match de retour à Toronto, DeMar DeRozan a été brillant… avant de faire une double-boulette en toute fin de rencontre.

C’est limite si un sort a été jeté sur lui, pour que toute sa carrière soit ponctuée par des moments désespérants. S’il y avait bien une nuit où on voulait que tout se passe comme dans un rêve pour lui, c’était ce vendredi. Il n’y avait pas d’autre date, il n’y avait pas d’autre affiche. Après avoir tant donné chez les Raptors puis été transféré sans être prévenu l’été dernier, DeRozan méritait de passer une pure nuit pour sa première à Toronto depuis son départ. Il méritait car DeMar n’avait jamais vraiment mal agi, il s’était mis en tête qu’il allait rester là-bas toute sa carrière et faire en sorte que les Raptors découvrent le mois de juin, il avait fait un majeur aux tendances de la free agency pour persévérer dans le coin, malgré les déceptions contre LeBron. Oui, pour toutes ces raisons et bien plus encore, DeRozan avait droit à un peu de répit. Et d’ailleurs, cela allait dans ce sens pendant la majeure partie de la soirée, de l’ovation du public à l’hommage réservé par les Raptors, DeMar pouvait être fier. Il pouvait bomber le torse, voir l’empreinte qu’il avait laissée sur toute une ville et tout un pays, qui le retrouvait comme s’il s’agissait de son propre fils. Discret mais efficace dans ses décisions, DMDR n’était pas dans les 40-50 points qu’il attendait mais il contrôlait le jeu. Du caviar, de la défense, du rebond, des lancers provoqués, bref du DeRozan 2018-19 dans le texte, avec des Spurs qui tenaient dans le match. Venait alors le money-time, et on se disait que, potentiellement, le point d’exclamation serait un game winner du héros du soir…

… et bien non. Non, finalement, c’est un petit cauchemar qui a été réservé à DeMar, avec 20 dernières secondes qui vont se passer de la pire manière possible. Déjà, après un lancer critique d’Ibaka loupé, DeRozan chope le rebond dans sa raquette. Un point d’avance, l’horloge qui tourne, Toronto n’a pas à faire faute et une confiance totale est donnée à Kawhi Leonard. Quoi de plus logique ? Le double-vainqueur du trophée de Défenseur de l’année fait paniquer DeMar, en duo avec Lowry, interception de Kawow qui va dunker et redonner l’avantage aux siens. C’est pas possible, pas encore une fois, si ? DeRozan va vraiment nous chier ça, dans une soirée avec autant de signification ? Un point de retard, 15 secondes à jouer, il te reste encore une chance. Et Popovich donne la balle à son poulain, en l’isolant sur Danny Green. Sauf que malgré une série de moves balle en main, Green ne bouge pas d’un poil et DeMar se retrouve donc coincé au poste. L’intéressé ressort la balle pour Davis Bertans, qui envoie une saucisse pour tenter de remporter le match. Deuxième tentative, deuxième échec. Et quitte à rendre les choses épuisantes jusqu’au bout, c’est Kawhi Leonard qui va aller sur la ligne des lancers pour tuer le match, pendant que la Scotiabank Arena hurle des MVP-MVP en faveur du néo-franchise player local. Le buzzer sonne, les Spurs perdent, et sur le visage de DeMar se lit toute la tristesse. Certes, il a retrouvé ses anciens coéquipiers, été ovationné et a pu mettre un terme à une exténuante journée. Mais dans une fin de match chaotique, DeRozan a rappelé, en partie, ce pour quoi Masai Ujiri avait pris cette frustrante décision en juillet dernier.

Comme un symbole, un sale symbole. DeMar DeRozan au sol, perdant la balle, pendant que Kawhi Leonard, maladroit en première mi-temps, va donner la victoire aux Raptors et repartir avec les fleurs. Cette soirée était pour DMDR, elle ne s’est pas terminée comme voulu. Comme… un symbole.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Ghizzoni

    23 février 2019 à 8 h 25 min at 8 h 25 min

    Ils sont où les coéquipiers sur cette remontée de balle? Personne en soutien. Il a merdé mais pas tout seul, c’est un peu salade de tout lui mettre sur la tronche.

    • Kobe24

      24 février 2019 à 17 h 37 min at 17 h 37 min

      C’est pas tant sur derozan que la faute est remise c’est plus dans la symbolique que cela renvoie. Celle d’un joueur incapable d’être clutch dans les moments chauds et pour faire passer un palier à son équipe (comme lorsqu’il était un franchise player efficace en SR mais pas en PO à Toronto)

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