L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S06 Épisode 9 : c’est désormais officiel, John Wall surfe l’une des plus grosses vagues de merde all-time

Brice de Nice

Y’a pas que le All-Star Game dans la vie, y’a l’Avis du Psy aussi.

Source image : YouTube

Saison 6… Wow. Déjà cinq ans que le Psy a installé son bureau entre les douze machines à café du bâtiment TrashTalk, contant ça et là les aventures des acteurs les plus agités de la Ligue. Parce que les stats c’est bien, les highlights c’est cool, mais rien ne vaut un bol de soupe qui vole à l’entraînement ou un panier contre son camp lors d’un Clippers-Lakers. L’Avis du Psy c’est un peu la NBA underground, la Grande Ligue mais en direct du quatrième sous-sol, pour rendre hommage à une partie de ceux pour qui on se lève la nuit, en guettant silencieusement les dérapages et autres coups de folie. L’Avis du Psy c’est un peu la rubrique qui nous rappelle que vous comme nous aurions pu faire carrière en NBA, et qu’on aurait été super forts pour défaire les lacets d’un adversaire ou célébrer un tir raté. Allez, ouvrez les portes en grand, c’est pas encore cette année que le Psy prendra des vacances.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Harrison BarnesJeanne Calment


Après avoir été le jeune premier de la bande dans ses années Warriors et le leader attendu du côté de Dallas, voici Harrison Barnes dans une nouvelle situation, celle du jeune le moins jeune de son squad. Seuls Kosta Koufos, Alec Burks, Nemanja Bjelica et Corey Brewer sont aujourd’hui plus âgés que Barnes dans le roster de Dave Joerger et le champion NBA 2015 aura pour mission d’emmener ses jeunes teammates en Playoffs, dans la peau donc d’un… vétéran de 26 ans. Tout va trop vite, Redouane Harjane style, et les fans des Kings sont à la fois assez euphoriques en ce moment et connaisseurs pour ne pas pardonner à leur nouvel ailier si celui-ci ramène ne serait-ce qu’un peu de lose dans une franchise qui se range plutôt au rayon hype cette saison. Ça a de quoi faire flipper et le Psy en a d’ailleurs remis une couche, car ces pauvres Kings en ont assez chié ces dernières décennies années pour voir débarquer un mec qui fait du dilettantisme. Willie Cauley-Stein remplit d’ailleurs très bien cette case, alors au boulot Harrison, va falloir montrer l’exemple et, surtout, se mettre au niveau d’une équipe qui vise clairement la postseason et de manière de plus en plus assumée. Allez garçon, c’est le moment de montrer que t’es un homme.

Mike ConleyKobe Bryant
Quand t’es dans le désert, depuis trop longtemps, tu t’demandes à quoi ça sert, cette deadline un peu truquée du jeu qu’on veut t’faire jouer avec Bradley. Reprise un peu chiasseuse on est d’accord, mais c’est peu ou prou ce que dois ressentir en ce moment ce pauvre Mike Conley. Plus de 800 matchs pour le patient Mike sous les couleurs des Grizzlies et cela depuis bientôt douze ans, et notre ami pensait qu’on lui accorderait enfin son bon de sortie après tous ces loyaux services rendus. Oui mais non, seul Marc Grogasol y a eu droit, et c’est donc une nouvelle saison que l’ancien joueur le mieux payé de la Ligue devra terminer au pays des rockeurs, avec comme seul horizon un ventre mou difficilement atteignable et des Joakim Noah ou Bruno Caboclo beaucoup plus cotés à la rédac… qu’en NBA. Dur dur mais le soldat l’a bien mentionné au Psy, il se donnera corps et âmes jusqu’à son dernier souffler tennessin, et tant pis si le mot n’existe pas. Mauvais traitement mais vrai gars, et les Grizzlies peuvent se targuer de compter encore en leur rang le petit Mike. Les trente derniers matchs de la saison seront malgré tout très longs, en attendant des news éventuelles de potentiels acquéreurs car à 31 ans le garçon a encore quelques beaux skills à offrir, bien loin de Memphis et de ses restes de grit and grind. Et au fait pour la réf musicale, c’était Jean-Patrick Capdevielle.

Evan Fournier
Top 10 Playoffs campagnes individuelles
On avait bien prévu l’habituelle consultation de février, date à laquelle on a coutume de consoler le patient Vavane en lui conseillant de se projeter sur la saison suivante. Sauf que cette fois-ci les propos du Psy furent tout autres, puisque Mehdi est aujourd’hui encore dans la course aux Playoffs, le tout en proposant avec ses pines-co un bien joli basket. Drôle de moment donc au cabinet, puisque rarement le Psy et son patient dégarni avaient eu l’occasion de parler basket aussi longtemps. Même le All-Star Game a été évoqué grâce à copain Niko, comme quoi le vent a peut-être tourné cette saison en Floride. Stimulation vers une plus grande concentration, promesse de l’installation d’un cabinet nomade en cas de Playoffs, tout est mis en œuvre pour mettre le patient Vavane dans les meilleur dispositions à l’approche de la ligne droite finale vers la postseason. Et croyez-en l’expérience de votre vieux Psy, mettre Orlando et Playoffs dans la même phrase… c’est un coup à envoyer le Psy chez le psy.

Steve KerrGregg Popovich
On t’a vu Stevie, on t’a vu te prendre pour Gregg Popovich afin de déclencher le réveil de tes troupes face aux Blazers. Magnifique intervention d’ailleurs de Kevin Durant, automatiquement reversé dans les candidats au meilleur second rôle en compagnie de Géraldine Lapalus pour son rôle dans La légende. Bien essayé Stevie, mais et d’une ça ne prend pas, et de deux ça n’a pas marché car on dirait bien qu’un ressort est cassé cette saison chez les Dubs. Et c’est d’ailleurs la raison de la venue du patient Kerr, car quelque chose semble tourner un peu moins rond cette saison dans son équipe. Pas nécessairement quelque chose qui les empêchera d’être champion car le roster des Warriors reste [insérer un mot], mais une petite épine qui chatouille le pied et qui rend les Monstars un peu moins insurmontables sur le terrain que sur le papier. Problèmes de riches hein, mais le Psy a tenu, quand même, à rappeler à son patient que rien n’était jamais acquis, rappelant par exemple la merveilleuse histoire des Lakers 2004 tombés sur une bande despérados du Michigan. C’est qu’il ne faudrait pas craquer au mauvais moment, parce que pour le coup c’est la défaite qui deviendrait all-time, et mieux vaut ne pas être du mauvais côté de l’histoire…

Frank NtilikinaJeep Elite
Même joueur joue encore disant le célèbre slogan, même joueur continue de ne pas jouer dit plutôt le slogan du Psy. Blessures, petites, grosses ou diplomatiques, seum de jouer pour les Jean-Marc Furlan de la NBA, blues de voir arriver à la mène celui-là même à qui on le compare depuis un an et qui a déjà quelques accomplissements de plus sur le CV, bref rien ne va pour le patient Frankie. Un gamin qui a même songé au pire, à savoir taper les petits ten-days contracts du côté du Portel ou d’Antibes, tellement la faim de jouer se fait sentir, tellement la faim de gagner se fait sentir. 18 défaites de suite avant cette nuit, soit autant que lors de ses deux dernières années en Europe, déjà 47 défaites cette saison, soit plus que dans toute sa carrière de basketteur pré-US. Beaucoup pour un seul homme pas forcément habitué à un tel niveau de lose, et les mots du Psy n’ont malheureusement pas pu y faire grand chose. Avis de dépression pour le patient French Prince, on va juste croiser les doigts pour que ça change.

Russell WestbrookMohammed Henni


Toujours le même problème avec Russell Westbrook, le pauvre homme se réveillant chaque matin depuis des années avec le même souci. Trois saisons de suite en triple-double de moyenne (on y vient), bientôt le record all-time du nombre de TD (on va y venir aussi), meilleur marqueur de l’histoire de sa franchise (à dans vingt ans pour aller le chercher), mais apparemment ce n’est pas encore assez car gnagna fait pas gagner son équipe, gnagna ne joue que pour ses stats, gnagna pas de titre. Parce que c’est bien connu, pour être catalogué comme un bon joueur de NBA il faut faire des stats, gagner des bagues, faire des sourires et ne pas s’habiller en fluo. Un agacement partagé par le Psy avec son patient, lui qui aime la propreté mais qui sait également apprécier les performances de son poney nourri aux hormones. Faut pas les écouter Russell, parce que tous ces mecs qui en veulent à ton cannibalisme doivent bien être le genre de mecs qui rêvent en secret d’être toi, syndrome typique de jalousie de la part de fans dont la franchise n’a rien gagné non plus. Alors si on se donnait tous la main et qu’on s’extasiait devant des triple-doubles forcés et des step-backs de quatre pas ? Allez, venez, c’est cool.

Nik Stauskasvalise


C’est l’histoire d’un sac de voyage qui transite entre une demi-douzaine d’aéroport dans la même semaine. Sauf que ce n’est pas car son propriétaire fait tout pour le retrouver mais plutôt car personne n’en veut. Parti de Portland où la vida était plutôt loca, le patient Stauskas s’est donc retrouvé une première fois à Cleveland avec Wayne Baldwin IV dans son sillage. Puis direction Houston avec Wayne Baldwin dans sillage, avant d’être envoyé à Indianapolis avec… vous avez compris. Hop les Pacers le coupent, et c’est donc à… Cleveland que Sauce Castillo emménagera finalement, mais sans Wayne Baldwin que les 30 dirigeants de la Ligue ont réellement réussi à perdre dans l’espace aérien. Imaginez une courgette qui passe de main en main sur le marché, Momo passe à Bernard, qui passe à Dédé, qui passe à Ali et qui repasse à Bernard, bah Bernard c’est Cleveland et la courgette c’est Nik Stauskas. Et quand on commence à te comparer à une courgette mal-aimée, c’est que t’as vraiment du souci à te faire.

Anthony DavisPelicans - pari
On le sentait venir, malgré des Lakers qui offraient à NOLA une dizaine de joueurs + Jack Nicholson + Rihanna + le n°8 de Kobe + la pancarte d’Hollywood. Anthony Davis est donc resté en Louisiane, et si jouer avec Jrue Holiday et Julius Randle n’a rien de plus infamant que de le faire avec Kyle Kuzma et Reggie Bullock, c’est davantage pour son utilisation sur la fin de saison qu’on se fait un peu de mouron. Évidemment que les Pels n’ont aucune envie de voir leur crabe aux pinces d’or se blesser, mais c’est quand même triste de se dire que Dell Demps et sa mafia vont s’amuser jusqu’en avril à inventer toutes sorte de blessures à l’épaule, au genou ou au prépuce afin de faire jouer leur AD chéri le moins possible. Dommage pour un joueur en pleine force de l’âge, dommage pour la NBA, mais business is business et le séisme qui suivrait une grave blessure serait autrement plus vénère que le seum des fans de s’en passer quelques mois. Allez, patience est mère de sûreté, et vous connaissez la suite.

LeBron JamesJuin
D’Anthony Davis à LeBron James il n’y a qu’un pas, en tout cas un pas de géant qui va de Los Angeles à La Nouvelle Orléans. Le Roi s’attendait à récupérer l’Unibrow ? Un petit Jrue Holiday tant qu’à faire ? Le voici avec Reggie Bullock et Mike Muscala. On vous promet donc des vacances à Acapulco et vous vous retrouvez à Mulhouse, tout va bien dans le meilleur des mondes. Le pire dans tout ça ? C’est que Mulhouse n’est en rien garanti aujourd’hui de disputer les Playoffs en avril prochain, ce qui ressemblerait fort à un camouflet pour le Chosen One. Utiliser des expressions dignes d’un album de Tintin nous permet d’ailleurs de rester poli car cela nous évite par exemple de dire que LeBron s’est peut-être bien fait bai*er ces derniers jours. Parce qu’il y a des choses qui ne changent pas, et parmi elles la difficulté de LBJ à fédérer et rassembler autour de lui des stars, qui semblent plutôt, vouloir le fuir que le rejoindre. Pourquoi ? Bonne question, mais en tout cas aujourd’hui c’est bel et bien avec les Kings que les Lakers vont se battre pour les Playoffs, et rien que pour cette phrase on a envie de dire merci aux Pelicans. Et Dieu sait que le Psy… ne dit pas souvent merci aux Pelicans.

John WallSnoop Dogg
Last but not the least of the list, c’est donc John Wall qui a rendu visite ce matin au Psy. Pas pour parler de trade deadline, pas pour parler de All-Star Game, ni de Playoffs d’ailleurs. Bah non, John Wall aujourd’hui en NBA c’est à la fois Carmelo Anthony et Louane Emera, à savoir une personne qui n’a rien à voir avec tout ça. Mes chers parents je vole, sans fumée sans alcool, et mon cul c’est du poulet. Tour à tour mauvais, boudeur, gros ou défoncé, Johnny a finalement vu le karma se resserrer sur lui et le punir pour ses récents agissements (ou non-agissements), et même si le Psy ne souhaite évidemment de mal à personne, il ne peut s’empêcher de croire que tout a un sens et que cette absence longue durée tombe peut-être à point nommé pour que John tente de devenir un autre homme. Ce sera dur, ce sera long, coucou Rocco, mais ça semble finalement nécessaire puisqu’il faut bien trouver du positif partout. Le Psy sera en tout cas disponible si besoin, mais il sera du avec son patient car tout est à refaire. On parle d’un mec passé de potentiel meilleur meneur de la Ligue à combo raté entre Raymond Felton, Gérard Depardieu et Doc Gynéco, alors on se ressaisit mon bon monsieur, et on revient en grâce dans un an, par la grande porte. Tu as le temps et le talent pour le faire, suffit juste d’un peu de volonté comme un mec qui voudrait arrêter de fumer. Allez sur ce on vous laisse, le Psy part s’en griller une.

Allez, c’est tout pour ce neuvième épisode de la saison et c’est déjà plus que pas mal. Rendez-vous dans quinze jours pour l’Épisode 10 et d’ici-là… on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous bisous.

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