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Otto Porter Jr. claque son career high pour son quatrième match avec les Bulls : ça c’est du déclic, ça doit faire la gueule à Washington

Otto Porter Jr.

Quand tu passes d’Autoporteur à Otto Porter.

Source image : NBA League Pass

La trade deadline a parfois pour effet de déclencher de nouvelles dynamiques. Nouveau maillot, nouveau projet, nouvelle motivation, on en connaît plus d’un qui se sont réveillés voire révélés en enfilant une nouvelle tenue. C’est peut-être le cas d’Otto Porter Jr., autrefois contrat toxique du côté de la capitale et qui semble d’éclater dans l’Illinois, au point donc d’aller chercher son career high au scoring après seulement quatre matchs sous ses nouvelles couleurs. Propre.

Mais qui est cet homme qui tournait à Washington aux environs de 12 points par match et qui en met aujourd’hui dix de plus sous les couleurs des Bulls ? Otto Porter Jr. messieurs dames, aka le fou qui n’était pas fou et qui s’est enfin enfui de l’asile de D.C pour aller exercer son métier dans des contrées pas forcément plus excitantes à court terme… mais qui ont au moins le mérite de le mettre un peu plus en valeur. 18 points à 7/9 pour son premier match avec en prime un joli 4/5 du parking de la revanche… et même la victoire face aux Nets, on appelle ça un joli baptême. Deux défaites plus tard mais de nouveau 17 et 18 points pour lui, et l’Autoporteur retrouvait cette fois-ci Memphis à la maison, afin d’offrir enfin une première winalamèze à ses fans depuis son arrivée, un soir où la ville honorait également le retour de Joakim Noah avec une belle ovation. Ce fut donc chose faite, et avec la manière s’il vous plaît, puisque non seulement les Bulls se sont imposés face aux coéquipiers de Marc Gasol Bruno Caboclo, mais ils l’on surtout fait grâce à une performance haut de gamme de leur nouvel ailier…

37 points à 16/20 au tir dont 3/5 du parking et 2/2 aux lancers, 10 rebonds, 2 passes et 1 contre en 34 minutes

Plus que les stats ci-dessus, c’est en fait l’aisance à laquelle nous avait jadis habitué Otto Porter qui fait plaisir à voir, à retrouver, à un moment de la carrière du bonhomme où le besoin de se relancer se faisait vraiment ressentir. 25 ans, bientôt 26, un potentiel entrevu ça et là mais jamais vraiment finalement, et voilà que ce trade à Chicago pourrait à la fois faire prendre conscience au bonhomme du talent qu’il a entre les mains, mais aussi aux Wizards qu’ils ont peut-être bien laissé filer une pépite qu’ils n’ont jamais réussi à façonner comme ils l’auraient dû/voulu. Un mec beaucoup plus proche de la catégorie freak que de la catégorie Felton, un mec qui shoote, un mec qui peut attaquer et défendre, bref le genre de joueur all-around qui sait tout bien faire et qui a encore le temps d’apprendre à faire tout mais cette fois-ci très bien. Une perf qui vient en tout cas se ranger au rayon des satisfactions post-trade deadline. En effet, si Otto satisfait déjà les génies du board des Bulls, les Dennis Smith Jr., Tim Hardaway Jr., Jabari Parker, Bobby Portis, Marquese Chriss, Marc Gasol évidemment, Avery Bradley et autres transfuges des Sixers donnent tous à sourire à leurs nouveaux dirigeants, preuve que parfois les GM de la Ligue savant être des lumières et pas uniquement des types intéressés par la thune.

Kariraï pour Otto Porter Jr., victoire pour les Bulls, et voilà Chicago reparti vers les sommets. Si toi aussi tu veux jouer avec nous, raye la mention inutile. Bravo en tout cas à l’ancien otage des Wizards qui semble s’épanouir dans l’Illinois comme il n’a jamais réussir à le faire dans la capitale. A suivre, mais ça semble bien parti.

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