Raptors

Les Raptors bombent le torse face aux Sixers : victoire 119-107, le genre de message nécessaire avant le mois d’avril

Kawhi Leonard

Un collectif >>> trois individualités.

Source image : NBA League Pass

Il fallait taper du point sur la table face à un concurrent direct, histoire de rappeler à tout le monde que si les Bucks ont toujours le lead à l’Est, il y a une franchise de l’autre côté de la frontière qui nourrit de grandes ambitions. Les confrontations directes face aux grosses équipes de la conférence avaient jusque-là donné un bilan contrasté (1-3 vs Bucks, 1-2 vs Celtics et 2-1 vs Sixers), l’occasion – au moins – de mettre Philly dans les clous. Allez, ça s’est fait, now c’est road to the Playoffs.

Les précédentes victoires face aux Sixers avaient été plutôt solides, et celle de la nuit l’aura également été. Solide à défaut d’être sensationnelle, une victoire pointant par exemple l’écart de profondeur du roster de Nick Nurse avec celui de Brett Brown. Double B était d’ailleurs privé de J.J. Redick pour cause de grosse chiasse, et on a pu s’apercevoir cette nuit encore du manque de billes de la franchise de Pennsylvanie dès que son sniper en chef était aux abonnés absents. Des leaders capables de faire de grosses différences, Joel Embiid en tête avec cette capacité à alterner les tirs de loin (3/7 du parking cette nuit) et les paniers faciles dessous (16/17 aux lancers). Mais le souci principal des Sixers cette saison reste donc ce manque d’alternance dans les cartouches utilisées, au contraire d’un squad de Toronto qui semble beaucoup plus épanoui collectivement. Car cette nuit encore, c’est la force de frappe canadienne dans son ensemble qui a mis les Sixers dans les cordes, menée comme souvent par ses habituels leaders mais pas que.

Car cette nuit c’est un… quatuor qui s’est mis bien au Wells Fargo Center. Kawhi Leonard en D’Artagnan, Pascal Siakam en Atos, Kyle Lowry en Portos et Serge Ibaka dans le rôle d’Aramis, Jimmy Butler se fondant parfaitement dans les traits de la belle constance, la haircut éclatée en plus. Un nouveau bel apport de Norman Powell en sortie de banc et voilà comment on cartonne un premier quart, voilà comment on gère le choc de la nuit pendant que les adversaires du soir avaient peut-être la tête davantage au trade qui vient à peine d’avoir lieu et qui permettra aux Sixers de se pointer les soirs de match avec un starting five plutôt flippant… Ben Simmons – J.J. Redick – Jimmy Butler – Tobias Harris – Joel Embiid ? La hiérarchie n’a pas forcément bougé en l’espace d’une Woj Bomb mais les Raptors ont en tout cas été bien inspiré de prendre une victoire de plus face à un concurrent qui s’annonce encore plus soldie que prévu.

Une victoire assez tranquille en somme, histoire de rappeler à certains qui est le patron de ce côté-ci du pays. L’essentiel est fait, les Dinos ont désormais quatre victoires d’avance sur leur victime du soir et l’avantage psychologique qu’ils n’avaient pas forcément sur d’autres franchises du sommet de l’Est. Mais peu importe car seuls les matchs de Playoffs comptent, ça les vrais savent, et à ce petit jeu-là les Raptors ont une belle revanche à prendre sur la vie en général. Alors rendez-vous en avril messieurs dames, car jusque-là ça reste un gigantesque échauffement de 82 matchs.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top