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Les Pelicans s’apprêtent donc à perdre Anthony Davis : pas de connerie les gars, les solutions existent pour s’en relever

Anthony Davis

La tête d’AD quand il va se retrouver chez les Wolves en échange de Wiggins et d’un tour de Draft.

Source image : NBA League Pass

La nouvelle est arrivée comme une bombe hier. Anthony Davis a fait savoir à son front-office qu’il ne prolongerait pas à New Orleans et qu’il souhaitait être transféré. Du coup, les équipes susceptibles de le recruter sont en hélicob*te et tous les scénarios possibles et imaginables sont envisagés. Néanmoins, il ne faut pas oublier que Unibrow est sous contrat, et que ce sont les Pelicans qui décident. Un vrai casse-tête pour NOLA mais qui est face à l’une des décisions les plus importantes de son histoire.

À qui et contre quoi va-t-on refiler Anthony Davis ? C’est la question que se pose tout le front-office de la franchise de Louisiane depuis presque 24 heures maintenant. Parce que oui, on ne parle pas de Tata Nicole ou de Tonton Jean-Didier, mais bien d’Anthony Davis, AD, The Unibrow, certainement le meilleur intérieur du circuit et accessoirement le meilleur joueur de l’histoire de la Nouvelle-Orléans. Un joueur qui  tourne cette année en moyenne à plus de 29 points, 13 rebonds, 4 passes avec 2,6 contres et 1,7 interception et que la franchise s’apprête donc à perdre. Néanmoins, les Pels ne sont pas totalement à la rue puisqu’ils ont l’avantage d’avoir toujours le numéro 23 sous contrat, ce qui signifie qu’ils auront le dernier mot dans le transfert et que leur joueur ne partira pas contre rien. Maintenant, il faut savoir à qui refiler le joueur et ce qu’il va être possible de récupérer en échange. Forcément, les Lakers sont dans toutes les discussions concernant l’affaire, mais les Pelicans ont été très clairs : Davis ne partira pas contre peanuts et au contraire, des contreparties importantes devront faire partie de la transaction. Cette attitude est d’ailleurs celle qu’il faut adopter. Désormais, New Orleans sait qu’il va falloir reconstruire un effectif et une identité, et autant le faire en restant compétitif day one après le transfert de leur star. Il paraît peu probable que les hommes d’Alvin Gentry accueillent dans l’effectif un joueur aussi fort que AD dans le transfert (en existe-t-il seulement un ?), du coup il va falloir se réinventer collectivement et apprendre à ne plus dépendre du talent incroyable d’un seul joueur. Heureusement, NOLA pourra prendre exemple sur des franchises comme les Pacers ou les Clippers chez qui ce genre d’événement s’est produit et qui ont su trouver le bon deal et relever la tête malgré tout. Les Pelicans peuvent-ils alors devenir une équipe poil à gratter de la Ligue après le départ d’Anthony Davis ? Tout dépend de ce qu’ils vont récupérer en échange de leur intérieur, mais il va falloir réfléchir longuement et faire le bon choix.

Revenons d’ailleurs sur les deux franchises citées plus haut qui ont su assurer le coup au moment de perdre leur star. Paul George, fatigué de subir la dictature de LeBron James à l’Est, avait décidé de quitter l’Indiana pour le Thunder à l’été 2017. Les Pacers échangeaient alors leur joueur star contre Victor Oladipo et Domantas Sabonis. Un transfert catastrophique à première vue qui annonçait une belle année de galère à Indianapolis (preview 2017-18 ici). Mais finalement, les Pacers ont su responsabiliser à merveille Toto Oladipo en tant que nouveau franchise player tandis que le Lituanien s’est révélé être la bonne surprise de Nate McMillan (apéro ici). Avec le temps, ce transfert s’est avéré être une réussite totale puisque la franchise a obtenu de meilleurs résultats après Paul George que lorsque l’ailier était encore l’homme providentiel des Pacers. Aujourd’hui, le départ de PG-13 n’est qu’un lointain souvenir et Indiana est reparti sur de très bonnes bases. Côté Clippers, on a connu également ce phénomène lorsque Chris Paul demandait son transfert à l’été 2017 pour rejoindre Houston et James Harden. En échange, les Clippers récupéraient Pat Beverley, Montrezl Harrell, Lou Williams ainsi que des clopinettes. Aujourd’hui, les trois cités sont des éléments clés à Los Angeles et permettent à la franchise de jouer aux trouble-fête à l’Ouest cette saison. Les Pelicans doivent absolument prendre exemple sur ce genre d’affaire pour pouvoir s’assurer une reconstruction intéressante et rester compétitifs. Il va falloir zieuter un peu partout et flairer le bon deal. En tout cas, vue l’attitude adoptée par le front-office de New Orleans vis-à-vis des Lakers, on peut penser que peu importe l’équipe qui accueillera Unibrow, elle devra se saigner en envoyant de bons éléments en échange. Ce qui est sûr, c’est qu’une fois AD parti, il va falloir se serrer les coudes sur le terrain et espérer que Jrue Holiday continue à progresser, si tant est que le vacancier reste à NOLA.

S’il y a bien un dossier sur lequel les Pelicans ne doivent pas chier dans la colle, c’est bien celui-là. Si le transfert d’Anthony Davis s’avère être un échec, la franchise pourrait se retrouver vite dans le pétrin. Monsieur Demps, respirez un grand coup, buvez un verre d’eau et faites le bon choix, le destin de la franchise sur les années à venir est entre vos mains.

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