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Toronto remporte son duel de titans avec les Bucks : Kawhi Leonard a vaincu le Freak à domicile

Kawhi Leonard
Source image : NBA League Pass

C’était la grande affiche de ce samedi soir, et c’est peu dire si elle a été au niveau des attentes. Toronto versus Milwaukee, Kawhi versus Giannis : ce sont les Raptors qui ont eu le dernier mot, et en déplacement s’il-vous-plaît.

Pas de Kyle Lowry, pas de Jonas Valanciunas, pas de problème. Les hommes de Nick Nurse étaient peut-être orphelins de deux joueurs importants, comme à San Antonio cette semaine, mais ce n’est pas ça qui allait changer quoi que ce soit dans l’approche de cette immense rencontre. On avait déjà vu ces Raptors l’emporter à Golden State sans Kawhi, alors pourquoi baisser les bras d’avance sans deux vétérans ? Suite à la gentille petite claque reçue chez les Spurs, les potes de Greg Monroe devaient se reprendre. Non seulement dans la victoire, mais surtout dans la manière. Bousculés en défense par une équipe texane surmotivée par le contexte de cette rencontre jeudi soir, les Canadiens ne pouvaient se prendre une nouvelle claque, cette fois dans le Wisconsin. D’autant plus que, sur les deux premiers affrontements entre Toronto et Milwaukee, ce sont bien les Bucks qui s’étaient imposés à deux reprises, une fois à domicile et une fois chez Céline Dion. Il fallait donc l’emporter quoi qu’il arrive. Ce qui était compliqué vu que Giannis était le premier à mettre les petits plats dans les grands. Monstrueux des deux côtés du terrain, distribuant bien la gonfle sans oublier de provoquer ses lancers et de monter jusqu’au ciel pour écraser l’arceau, le Freak était en giga-forme. Les chiffres (43 points, 18 rebonds) sont évidemment énormes, mais l’intensité l’était encore plus. Comme si Antetokounmpo refusait lui aussi de rendre sa première place de la Conférence Est, encore plus dans les mains géantes d’un garçon qui veut se faire davantage respecter un peu partout en NBA. Non pas que Kawhi est détesté par tout le monde, bien au contraire, mais s’il y en a bien un qui s’était fait chahuter à San Antonio cette semaine, c’était lui.

Et ce samedi, il n’y avait rien à redire. Pas de Derrick White à proximité, pas de défenseur capable de véritablement le stopper, pas de repos forcé par son entraîneur, Leonard était lâché dans la forêt de Milwaukee et n’avait qu’une mission en tête : rapporter la tête du daim dans son pays. Magnifiquement entouré par un Pascal Siakam une nouvelle fois grandiose (30 points), un Serge Ibaka de feu (25 points) et un Fred VanVleet plus que solide (21 points), Kawhi pouvait se concentrer sur la partie la plus importante de la soirée, le finish. Car oui, si collectivement les Raptors réalisaient un grand troisième quart-temps, le script était connu d’avance. Les coups de sifflets allaient se réduire dans le dernier quart-temps, la température allait chauffer, le run des Bucks allait arriver et il fallait trouver un moyen de tenir face à ce fort probable tsunami. Ce moyen fût Kawow. Jumper après jumper, lancer après lancer, défense après défense, le All-Star donnait le ton et se permettait de faire taire l’insolente sono de la salle de Milwaukee, elle qui passait son rire lorsque Toronto perdait un ballon. I’ll get the last laugh, a dû se dire l’animal, j’aurai le dernier mot pour ceux qui n’ont rien suivi en anglais. Et le dernier mot, c’est bien lui qui l’a eu. Quand il a fallu rester froid et ne pas trembler au moment où Giannis plantait ses tirs à distance (!) et le public local s’embrasait, Leonard n’a fait que son job et a calmé les troupes a sa façon, dans le jeu. Ce qui convenait parfaitement à des Siakam et Ibaka, qui voulaient juste tafer en silence. Résultat, Toronto pouvait voir l’horloge couler et la victoire se diriger dans leur camp, la tristesse du déplacement à San Antonio se transformant en belle réaction chez le leader de la Conférence Est. On a connu pire, comme step up collectif.

Sans pouvoir compter sur son banc (seulement 5 points), les Raptors ont tout misé sur leur cinq majeur et ce dernier a été remarquable d’efficacité comme d’abnégation. Relous en défense, patients en attaque, en revanche totale après avoir perdu deux fois contre Milwaukee, les Raptors se sont repris et sont plus que jamais dans le rétroviseur des Bucks. Kawhi, Pascal, Serge, Danny et Fred, chapeau messieurs.

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