One-on-One

John Collins commence à faire mal : très belle fin 2018, encore mieux à venir pour 2019 ?

John Collins

Si Trae Young attire l’attention à Atlanta, c’est John Collins qui cartonne le plus. Retour sur son mois de décembre très sale !

Source image : JayHawkFly

Attendu comme le leader offensif des Hawks dès sa deuxième saison, John Collins a rassuré son management et ses fans en proposant une fin d’année 2018 de toute beauuuuté. De quoi faire tourner des regards en 2019 ?

Les objectifs, John Collins, il aime bien les prendre, en faire des boulettes et les manger avec une sauce bien épaisse. Il est comme ça, le produit formé à Wake Forest. Arrivé en NCAA avec beaucoup de pain restant sur sa planche, l’intérieur avait déjà bûché comme jamais pour progresser (ACC Most Improved Player 2017) et montrer qu’il pouvait avoir un avenir au level supérieur. Puis, drafté 19ème par les Hawks, l’ailier-fort avait réalisé une belle saison rookie, suffisamment belle pour que le management d’Atlanta dessine un nouveau tableau de base : on va reconstruire, mais s’il y a bien un garçon qui est intouchable, c’est Collins. Et immédiatement, en prenant Lloyd Pierce comme entraîneur, les décisionnaires de Géorgie vont pousser leur navire dans une direction évidente, celle de la jeunesse et du talent. Trae Young et Kevin Huerter à la Draft, Omari Spellman également, munitions dans les mains des jeunes et let’s go. Le problème pour John, c’est qu’un pépin en camp d’entraînement l’empêchera de démarrer la saison avec ses camarades, ses vrais débuts ayant eu lieu le 17 novembre dernier, soit un mois après la rentrée des classes. Enfin les premières minutes officielles de Collins avec Trae Young, enfin la possibilité de voir l’intérieur confirmer son excellente Summer League, enfin la mise en place d’une plateforme illuminée pour répondre à cette douce question qui anime aujourd’hui les rues d’Atlanta : est-ce que les Hawks peuvent construire autour de ce duo aussi spectaculaire qu’ambitieux ? Si le cas Young sera à déterminer au fil des mois, celui de John est déjà réglé. En deux semaines de préchauffage fin-novembre, Collins va retrousser ses manches puis offrir un mois de décembre remarquable.

La régie ? Envoyez les chiffres : 21,3 points, 12,8 rebonds, 2,3 passes, à 57% au tir et 33% de loin. Sur une semaine, c’est tentant. Sur deux semaines, ça attire l’œil. Mais sur un mois, là on parle de production concrète, palpable, ce sur quoi on peut se baser. Et vu le travail fourni par Collins tous les soirs sous le maillot des Hawks, les perspectives sont forcément excitantes dans la fanbase d’Atlanta. Sans changer ni forcer son jeu, John trouve chaque nuit le moyen de contribuer, d’aider les siens et de noircir la feuille. Le garçon, qui tourne gentiment en 19-10 sur l’ensemble de la saison, n’a pris que 2 fois plus de 20 shoots dans un match. L’ailier-fort sait ce qu’il est, ce qu’il doit faire, et comment il peut se rendre utile. Ce qui facilite énormément le boulot de son coach comme de ses coéquipiers, qui se marrent à chaque fois qu’ils parlent de leur dunkeur préféré. Un système pour Collins ? Quasiment pas, c’est rarissime. Ce qui est aussi le résultat de la philosophie offensive de Lloyd Pierce, le nouvel entraîneur des Hawks. On n’est pas là pour jouer en isolation ou filer des post-up au numéro 20. Un pick and pop ici, un rebond offensif là, un alley-oop de ce côté, un pick and roll en bonus, John attire les comparaisons avec un certain Amar’e Stoudemire car, comme l’ancien marsupial des Suns, son jeu explosif et efficace ne part pas dans tous les sens. Le staff d’Atlanta sait à quoi s’attendre chaque soir, les adversaires aussi, mais l’énergie de Collins est trop compliquée à contenir, alliée à un beau timing et une vision du jeu en développement.

Résultat des courses, sans jouer comme une superstar mais en produisant à un très haut niveau et en aidant les siens à gagner des matchs, Collins fait pousser d’autres questions. Ses statistiques sont-elles celles d’un joueur moyen dans une équipe flinguée ? Et quel est son réel plafond ? Pierce sera le premier à répondre à la première interrogation en balançant cette stat sur la table : John Collins a participé à 20 matchs cette saison, les Hawks en ont remporté 8, ce qui donne un pourcentage de victoires (40%) bien plus élevé quand il est là que quand il est absent (18%). En témoignent les 5 victoires sur les 7 derniers matchs des pioupious. Dans le jeu, dans l’énergie globale de l’équipe, son approche, sa confiance, dans les statistiques avancées, la présence de JC a un impact direct sur les résultats d’Atlanta. Et pour répondre à la deuxième interrogation, chacun peut donner sa réponse mais les chiffres là non plus ne mentent pas. Cette saison, 7 joueurs tournent à plus de 18 points et 10 rebonds de moyenne chaque soir : Russell Westbrook, Anthony Davis, Giannis Antetokounmpo, Joel Embiid, Nikola Vucevic, Karl-Anthony Towns… et John Collins. Un All-Star en devenir ? Pour y arriver, il faudra qu’Atlanta gagne bien plus de matchs, ce qui n’est pas l’objectif cette saison. Mais dans une reconstruction lente et délicate, le GM Travis Schlenk voulait créer un nucleus talentueux, autour duquel bâtir avec sérénité. Trae Young montre des signes intéressants à la mène, Kevin Huerter de même depuis qu’il est titulaire. Les questions autour de John Collins ? Elles n’existent plus. L’ailier-fort titulaire des Hawks est connu pour les années à venir, en surveillant si le dunkeur-fou pourra continuer à progresser et devenir une co-star à Atlanta.

Toute reconstruction efficace démarre avec la sélection de joueurs talentueux et leur développement, en croisant les doigts pour que leur travail mène à des résultats excitants. Si les Hawks sont aujourd’hui observés avec un œil du grand public fixé sur Trae Young, le management local sait ce qu’il en est vraiment dans le vestiaire de Lloyd Pierce : il y a déjà une pépite de validée, et elle s’appelle John Collins.

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