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LeBron James assume totalement ses méthodes : « J’ai toujours recruté des joueurs. Je l’ai toujours fait. »

LeBron James cavaliers
Source image : YouTube

Pointé du doigt ces derniers temps pour avoir mis une pression tout-terrain sur Anthony Davis afin de le ramener à Los Angeles, LeBron James n’a pas tremblé lorsqu’on lui a posé la question : bien sûr qu’il recrute, a recruté et continuera à le faire.

C’est la méthode LeBron, qu’elle plaise ou non. Forcément, pour les anciens, la pilule a du mal à passer car les habitudes ont changé. Ce qui était considéré comme une NBA où tu devais te démerder avec ce que tu avais par le passé est aujourd’hui un peu plus tourné vers une NBA où on se drague, on s’envoie des messages en douce et on se réunit pour créer des superteams. Et oui, les temps ont changé. Le porte-drapeau de cette évolution ? C’est évidemment LeBron, lui qui a bouleversé les moeurs et les tendances des agents libres en proposant de nouvelles voies tout au long de sa carrière. Quitter la franchise de sa région natale sans prévenir, pour aller rejoindre des copains-stars en Floride ? C’est LBJ. Draguer des collègues qui pourraient être tentés d’évoluer à ses côtés et donc gagner un titre ? C’est LBJ. Il n’est pas seul, évidemment, à agir ainsi, mais personne n’est plus exposé que lui. Et par conséquent, en le voyant s’installer à Los Angeles, on savait que LeBron allait devoir retrousser ses manches afin de remettre la machine californienne tout en haut de la pyramide NBA. On savait qu’il allait y avoir de l’opération séduction à balle, afin qu’on se retourne au bout d’un an et qu’on réalise les stars finalement rassemblées autour de lui. On en a vu les prémices avec Anthony Davis, ça a très clairement fait chier les managers d’autres franchises qui considèrent que James surfe sur les limites autorisées par la Ligue, mais l’intéressé n’en a rien à faire. Il sait qu’il fait ce qu’il est autorisé à faire, et surtout, il l’assume totalement.

J’ai toujours recruté des joueurs. Je l’ai toujours fait. C’est nouveau pour qui, ça, en fait ? J’ai essayé de faire venir des joueurs dans mon équipe depuis 2007. J’ai reçu de nombreux refus, mais j’ai aussi parfois réussi. J’ai essayé de recruter beaucoup de monde à Cleveland, plusieurs joueurs étaient très proches de venir… Mais maintenant que je suis ici à Los Angeles, je pense que ce ne sera pas difficile de faire venir des joueurs. On doit gagner, avant tout. C’est mon boulot, aujourd’hui. Montrer que je peux gagner, avec qui que ce soit.

Le plan de LeBron est assez simple entre énormes guillemets. Il faut remporter un nouveau titre, en tant que patron, dans une troisième franchise et pas n’importe laquelle d’ailleurs, sous quatre ans. C’est la durée de son contrat, le King s’est fixé cet objectif, à lui de se défoncer pour y arriver. S’il coche cette case, un pas de plus sera réalisé dans la course au titre de GOAT, une discussion qui fait déjà vibrer la planète basket dans son ensemble. Anthony Davis n’est donc que la première partie visible de l’iceberg, ce que prépare LeBron en coulisses est probablement bien plus grand. Comment croire qu’un joueur et leader aussi expérimenté et bon en communication puisse attendre que le mois de juillet pointe son nez, sans avoir posé des dizaines de cailloux à droite et à gauche ? Avec un marché qui devrait être particulièrement bien rempli entre Kevin Durant, Klay Thompson, Kawhi Leonard ou Jimmy Butler pour ne citer qu’eux, les Lakers savent qu’ils doivent ajouter une vraie star dans l’effectif et ils peuvent déjà compter sur le travail de l’ombre réalisé par LeBron. Un texto par-ci, un dîner par-là, quand on voit ce qu’il a réussi à faire au fil des années on va voir ce que les prochains mois réservent. Mais attention, cependant. Car comme certains joueurs l’ont souligné, jouer avec LeBron n’est pas un paradis quotidien. Et ça, il va falloir aussi se battre contre cette image.

Aimez ou détestez la méthode, mais ce sera celle de LeBron jusqu’à ce que sa carrière soit terminée. Le cyborg ne veut pas traîner dans des franchises sans avoir, chaque année, une réelle possibilité de jouer en juin : le boulot a déjà commencé, les dominos devraient bientôt tomber…

Source : ESPN

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