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Stephen Curry a passé le cap des 15 000 points, à la maison, sur un tir du parking : le scénario le moins surprenant depuis Titanic

Stephen Curry shrug

15 000 points, what else.

Source Image : NBA League Pass

Stephen Curry est définitivement le mec avec lequel il ne faut surtout pas regarder de série. Car rarement la Ligue aura connu un mec tuant aussi systématiquement le suspense : des saisons pliées dès février, des tirs du troisième sous-sol chaque soir et des scénarios prévus trois ans à l’avance. Cette nuit contre Memphis, le Chef a passé la barre des 15 000 points en régulière sur sa carrière, chez lui à Oakland. Même pas de joie particulière, on l’avait noté dans nos agendas depuis un bail…

Si l’on continue à supporter Stephen Curry malgré ces spoilers à la chaîne, c’est bien parce que, au-delà du fait d’être un joueur lambda, il est un formidable pourvoyeur de points et de spectacle. Parce que le génie est là au final. Tout le monde sait qu’il va planter de loin, de très loin même. Tous les fans s’attendent à le voir se balader dans toutes les raquettes avec son handle de folie. Tous ses adversaires se préparent à s’en prendre entre 20 et 60 tous les soirs. Mais il le confirme, et nous on kiffe. Quand tu es assez régulier pour qu’on ne se pose même plus la question de savoir comment te stopper, il y a de fortes chances pour qu’on te retrouve assez haut dans le classement des scoreurs all-time. Alors, quand il a dépassé le cap des 15 000 points avec ses 20 petits pions contre les Grizzlies la nuit dernière, on s’est surpris… à ne pas l’être plus que ça. Pourtant, la performance est quand même marquante : Stephen Curry devient le cinquième joueur des Warriors à atteindre ce chiffre sous le maillot jaune (Big up à Poulidor, et à ceux qui le connaissent encore) et rejoint Chris Mullin, Paul Arizin, Rick Barry et Wilt Chamberlain. Rien. Que. Ça. Et comme il a le sens du symbole, l’ami Steph s’est appliqué à taper ce record sur un 3-points, lui qui avait raté ses trois premières tentatives. Et puisqu’il est sentimental, il s’est dépêché d’enchaîner les grosses perf’ cette saison (28,8 points de moyenne à quasiment 50% au tir et 47% du parking) pour pouvoir acter ce passage à l’Oracle Arena, là où tout a commencé, avant le déménagement. Un record et une story à l’américaine sur lesquels il revenait, avec humour, en conférence de presse :

« C’était un très beau moment qui, encore une fois, reflète simplement les neuf années et demi passées ici et celles qui viendront. Je suis véritablement reconnaissant d’avoir eu cette opportunité, d’avoir atteint cette étape, et j’espère que bien d’autres choses sont à venir. […]

S’il y avait une pression particulière ? Oh oui, je me suis mis tellement de pression pour trouver mon rythme ! Vous avez senti cette tension dans le vestiaire ? J’ai participé à des match 7 à l’extérieur auparavant, mais alors là… Je mettrais ça juste derrière le mariage donc je remercie mes partenaires de m’avoir soutenu. […]

C’est une belle leçon d’humilité [d’être parmi les cinq meilleurs marqueurs de la franchise] par rapport au temps passé ici, à tous les succès de ces dernières années : les distinctions personnelles et les paliers viennent de là. »

Vous apprendrait-on réellement quelque chose si l’on vous disait que Stephen Curry a bâti cette production autour des shoots extérieurs, en étant le douzième joueur all-time en tirs du parking tentés (Gérard onzième, profitez-en tant qu’il en est encore temps) et, surtout, le troisième meilleur pourcentage de tous les temps, devant Drazen Petrovic ? Non, mais c’est important de rappeler où se situe le Chef. 15 000 puntos c’est pas mal, mais la carrière de Stephen Curry est encore loin d’être terminée et on vous propose de se laisser aller à quelques projections. D’abord, un constat : sur ces trois dernières saisons, le meneur des Golden State Warriors tourne à 27,4 points de moyenne. Ensuite, une base : si l’on essaye d’anticiper la baisse statistique logique sur la fin de carrière, on peut se caler sur un 25 points par match entre cette année et sa dernière saison (et oui, c’est aussi plus simple à calculer). Enfin, un espoir : dans un monde idéal sans blessure majeure (touchez tous du bois, maintenant !), on part sur encore sept saisons dans la Ligue pour la Baby Face de 30 ans, avec 70 rencontres par an. Et bim, après un calcul extrêmement complexe, effectué sur notre super-ordinateur tout droit sorti des meilleurs films des 90’s, on imagine Stephen Curry tomber aux alentours des 27 250 points en carrière. Cela ne vous dit rien ? Eh bien ça le situerait dans le Top 10 actuel et ferait de lui le meneur le plus prolifique de l’histoire devant Oscar Robertson. Sérieux, il ne fait pas bon être un record d’Oscar dans la fin des années 2010…

Bien entendu, ces projections ne seront sûrement pas exactes. En même temps, on galère déjà à prédire ce qu’il va se passer la semaine prochaine dans la NBA d’aujourd’hui… Alors si vous connaissez une Madame Irma fiable, vous pouvez toujours le tenter. Mais ce palier symbolique en dit long sur le rythme infernal de Stephen Curry et l’important est là : le mec est très chaud, alors que vous aimiez ou non son jeu, on ne vous conseillera jamais assez de kiffer ce qui se joue sous vos yeux. 

Source : ESPN

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