Thunder

Billy Donovan prolongé d’un an au Thunder : 100% de pédagogie et 0% de tactique, la nouvelle recette pour durer en NBA ?

Billy Donovan

Mentor ou coach, dur de choisir

Source image : Youtube

L’histoire d’amour entre Billy Donovan et le Thunder va donc se poursuivre puisque la franchise a activé une option présente dans le contrat du coach afin de le garder jusque juin 2020. Quatre ans après son arrivée à la tête de l’équipe, on est toujours à la recherche de son style de jeu mais tant que ça gagne, pas besoin de changer. 

On écrivait hier que Billy Donovan devait être tenu, en partie, pour responsable du bon début de saison de son équipe et il y a forcément une part de vrai dans tout ça même si on ignore laquelle. Est-ce que quelqu’un, aujourd’hui, est capable de dire quel est le style de jeu de Billy Donovan ? Comment reconnaît-on sa patte, son emprise sur son équipe ? L’attaque en triangle de Phil Jackson, le run and gun de Mike D’Antoni, le small ball de Don Nelson et Steve Kerr ou encore le jeu de passes des Spurs pour Popovich, autant d’exemples que l’on peut citer pour référencer ces coachs, parmi les meilleurs de l’histoire. Qu’en est-il de Billy Donovan ? On ne peut pas lui reprocher son bilan puisque, comme Adrian Wojnarowski d’ESPN nous le dit si bien, il y en a peu à faire aussi bien niveau victoires.

« Billy Donovan est le quatrième coach le plus victorieux depuis son arrivée dans la ligue, derrière Steve Kerr, Gregg Popovich et Brad Stevens. »

Arrivé lors de la dernière année de Kevin Durant, le coach a l’avantage d’avoir toujours compté une à deux superstars dans son effectif ainsi qu’un bloc défensif au point avec Steven Adams en tête de file. Mais de là à en faire une arnaque du coaching, il n’y a qu’un pas que l’on ne franchira pas. On le voit de plus en plus dans la ligue, le coaching se découpe en deux catégories : l’aspect tactique à proprement parler avec les schémas de jeu, la discipline défensive etc… et l’aspect humain. Ce dernier, trop souvent mis de côté par certains coachs (Hello Byron Scott, Jason Kidd), peut vite permettre à une équipe de décoller ou de couler à pic. Aujourd’hui, un bon tacticien peut se faire virer en deux mois s’il ne touche pas son groupe alors qu’un coach proche de ses joueurs avec un fond de jeu douteux peut durer des années. Concrètement, Tyronn Lue faisait partie des pires tacticiens de la ligue, sans le moindre doute, et il a pourtant duré presque trois ans, quand David Blatt s’est fait virer au bout d’un an et demi. Attention, on ne dit pas qu’un coach sans affect ne peut pas gagner : Rick Carlisle, Pat Riley et Gregg Popovich par exemple, ne sont pas des enfants de chœur mais ils ont un palmarès et une légitimité tellement forte dans leurs équipes respectives que les joueurs les suivraient jusqu’au boutdu monde sans poser de question. Brad Stevens, quant à lui, fait partie des pionniers en matière de coach prônant les relations humaines et l’aspect psychologique pour faire progresser le joueur. Il en avait d’ailleurs parlé de manière détaillée au Boston Globe, il y a un an.

Pour en revenir à Donovan, on remarque qu’il n’a jamais eu la moindre prise de tête avec aucun de ses joueurs durant les trois années et demi passées à la tête du Thunder et ses deux têtes d’affiche ont immédiatement affiché leur optimisme quant à sa prolongation.

« C’est génial, c’est génial. Je suis là pour plusieurs années, Russ est là pour plusieurs années et le coach sera là pour plusieurs années aussi. » – Paul George

« C’est excitant mec. Tout ce que je peux dire sur Billy c’est qu’il a été génial pour notre organisation et pour moi-même. Il a toujours été très compréhensif depuis son arrivée ici et c’est toujours le cas. Je suis ravi de le voir rester. » – Russell Westbrook

Serait-ce donc cela, la recette de tonton Billy ? Un vrai pédagogue qui laisse une grande liberté à ses joueurs sur le terrain pour qu’ils puissent s’exprimer pleinement en dehors de tout système ? Concrètement de ce côté-là, il faudra quand même en faire un minimum pour passer inaperçu auprès des fans mais tant que l’équipe est troisième à l’ouest, pourquoi changer ?

Avec la prolongation de Billy Donovan, toute l’ossature du Thunder est donc maintenue jusqu’en 2020, a minima, et le groupe se doit à présent de franchir un cap pour justifier les gros investissements de Sam Presti : clairement une finale de conférence avant juin 2020 sera nécessaire au risque de devoir repartir sur un nouveau projet. 

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