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Jimmy Butler assassine d’excellents Nets : 127-125, gros comeback et victoire au mental pour les Sixers

Il ne reste que 10 secondes à jouer. Spencer Dinwiddie – énorme tout le match – vient de donner 1 petit point d’avance aux siens (125-124). Les Sixers prennent logiquement un temps-mort à la suite duquel la balle est donnée à Jimmy Butler aka Jimmy Buckets… Tout le monde s’écarte. Seul Rondae Hollis-Jefferson reste en face de Butler qui laisse quelques secondes filer avant de commencer à s’activer. Dribble entre les jambes petite accélération vers le cercle, tout de suite coupée pour enchaîner avec un step-back à trois points. Le pauvre Rondae défend bien mais le shoot part et tombe dans le cercle. 127-125, 4 dixièmes sur le chrono, Jimmy vient de frapper !

Il avait déjà tué les Hornets d’un Kemba Walker à 60 points avec un game-winner au bout de la prolongation, Jimmy Butler vient de sortir les Sixers d’un sacré guêpier pour la deuxième fois en peu de temps. Car à l’entame du dernier quart, l’escouade venue de Philadelphie avait encore 13 points de retard. Oui, encore car elle a eu jusqu’à 20 unités de moins que ses hôtes du soir. Il faut dire que les Nets ont pu compter sur un duo Spencer Dinwiddie – D’Angelo Russell absolument incandescent. Le premier a été magnifique en sortie de banc. 29 minutes pour 31 points à 11/15 au tir accompagnés de 5 passes décisives et 3 rebonds. Et le deuxième… Monsieur D’Angelo a fait vivre un cauchemar à l’arrière-garde des Sixers. Même avec Ben Simmons ou Jimmy Butler sur lui, il a été impossible de l’empêcher de scorer, de peser. 38 points à 16/28 au shoot. Tout y est passé : banderilles lointaines évidemment mais aussi une multitude de floaters, de finitions pas faciles, de petit jumpers bien pris dans le périmètre. Bref, le meneur des Nets était en feu et il n’a pas oublié de bosser au-delà du scoring comme en témoignent les 8 rebonds qu’il a cueillis et les 8 caviars qu’il a distribués. 38 points, 8 rebonds, 8 passes décisives. C’était D’Angelo Russell Westbrook ce soir.

Dans le sillage de ce duo incroyable, les Nets ont donc fait la course en tête du début à la fin. Les Sixers ont mis le premier panier de la rencontre par Ben Simmons et ont par conséquent mené 2-0. Ils ne se sont retrouvés à nouveau devant qu’à une minute du terme, sur un tir primé de J.J. Redick (121-120). Entre temps, ce sont principalement Jimmy Butler donc (34 points, 12 rebonds et 4 interceptions pour lui sur ce match) ainsi que Joel Embiid (32 points, 12 rebonds, 4 passes décisives et 2 contres) qui ont permis à Philly de rester dans le coup et de pouvoir recoller petit à petit tout au long des douze dernières minutes. L’ami Jojo a eu du mal à se mettre en route mais au fur et à mesure que la rencontre avançait, il a pris le pas sur le jeune et talentueux Jarrett Allen (17 points, 10 rebonds) ou sur le vaillant Ed Davis. Le pivot camerounais est trop puissant, trop grand, trop technique. Il domine et c’est devenu une habitude. Aux côtés de la paire Butler – Embiid, Ben Simmons s’est donné mais sans vraiment trouver sa place. Celui qui a revanche fait de nouveau parler de lui, c’est le rookie Landry Shamet. Il se déplace parfaitement sans ballon, son bras ne tremble pas et son adresse naturelle peut faire de lui un redoutable scoreur. On sent qu’il s’entraîne avec un certain Redick.

Les Sixers ont gagné mais les Nets pourront nourrir de vrais regrets. Ils ont très bien joué. Ils se sont donnés comme ils le font chaque soir depuis le début de saison. Par moment, en terme de hustle, d’intensité et de pression sur les décisions arbitrales, ce match a atteint des sommets dignes d’un bon vieux match de Playoffs. Nous sommes fin novembre, rappelons-le. Mais nous avions, sur le parquet du Barclays center, deux équipes qui en voulaient. Des Nets qui comptaient bien ne pas perdre une troisième fois de suite et des Sixers sûrement vexés de la saucée prise par les Cavs deux jours auparavant. Un vrai bel affrontement que les talents de Philly ont réussi à faire tourner à leur avantage in extremis.

Les Sixers sont bel et bien là. Ils sont loin d’être au top mais ils sont troisièmes de l’Est et sont capables de gagner n’importe quelle rencontre. L’apport de Butler – qui ne lâche jamais rien – est indéniable. Et même s’il va falloir un peu de temps pour l’intégrer encore mieux, le genre de victoire comme celle de cette nuit ne peut que souder le groupe. On attend de voir la suite désormais. 

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1 Comment

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  1. SB29enL1

    26 novembre 2018 à 10 h 10 min at 10 h 10 min

    Whaou, impressionant. Dommage pour les Nets, ça fait déjà quelques
    matchs gâchés dans le money time qu’ils auraient dû gagner !

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