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TrashTalk Award – S01 E01 : un gilet en peau de Kevin Durant, la dernière idée de Drake

Drake Durant

Solid Snake.

Source : Instagram - champagnepapi

Chaque semaine de NBA apporte son lot de grandes gueules, de phrases choc, de provocation, de tacles à la gorge et de joutes verbales en tous genres. Et forcément, comptez sur nous pour les recenser aussi souvent que possible, car sans être trop premier degré, on est friands de ces duels musclés. Alors, c’est qui pour vous la plus grande gueule de la semaine ?

Candidat n°1 : Jayson Tatum qui se paye gentiment Joel Embiid

Commençons par une petite séance de trashtalking sympathique entre Joel « The Process » Embiid et Jayson « Vous rendez-vous compte qu’il n’a que 20 ans ? » Tatum. Les deux ont passé une bonne partie de l’été à bosser leurs gammes ensemble. Les deux jeunes s’apprécient mais cela ne les empêche pas de s’envoyer des petites piques sur un parquet. Tatum ayant déjà confié qu’il aimait bien rappeler à Embiid le score de leur dernière confrontation en Playoffs.

Un petit clin d’oeil bon enfant de la part de l’ailier de Boston, mais qui a tout de même sa petite signification cachée. Du genre « Je viens de te bosser et t’as rien pu faire mon gars ». D’autant plus que nous arrivions à un moment critique du match et que ce panier avait donné un grand bol d’air frais aux Celtes.

Candidat n°2 : Kevin Durant qui toise le banc du Thunder

On enchaîne avec une nouvelle péripétie de Kevin Durant face au Thunder, les retrouvailles entre les deux sont souvent très particulières voire même épicées. Durant n’hésitant pas à répondre de façon véhémente à l’accueil hostile qui lui est réservé, tant sur le parquet que dans les travées de la Chesapeake Arena, son ancien jardin. Par chance, le double MVP des Finales en titre évoluait à domicile, dans une Oracle Arena qui l’aime un peu plus, et après avoir volé le ballon à Steven Adams, il n’a pas hésité à lancer un regard assassin au banc du Thunder, histoire de rappeler qu’il est efficace des deux côtés du parquet.

Sans doute un regard plutôt ciblé vers son ancien acolyte Russell Westbrook, présent sur le banc mais en tenue de ville puisqu’il était out pour ce match, mais qui avait gueulé à ses coéquipiers de passer le ballon au Néo-Zélandais pour qu’il taffe KD au poste, c’est raté.

Candidat n°3 : Marcus Morris qui veut du sang

La baston qui a opposé Rajon Rondo, puis Brandon Ingram à Chris Paul lors du game entre Lakers et Rockets au Staples Center a beaucoup fait réagir. Et pour cause, les trois zouaves se sont envoyés de vraies pêches avant d’être séparés par les arbitres et certains coéquipiers moins tendus du string. Si on est loin du niveau de Conor McGregor ou Khabib Nurmagomedov, c’est l’une des barfights les plus violentes depuis longtemps, car bien souvent, les protagonistes se contentent de se provoquer en front contre front en bougeant la tête, mais sans franchir la ligne rouge. Hélas, elle a été franchie dans la nuit de samedi à dimanche. Et si beaucoup de réactions ont fleuri via Twitter, c’est celle de Marcus Morris qui a le plus retenu notre attention.

« C’était une gauche sympa Rondo !!! »

Pas une surprise pour l’un des mecs dont il n’est pas rare de voir les fils se toucher et qui n’est jamais le dernier partant pour une petite séance de castagne, et qui doit probablement s’y connaître en matière de distribution de gnons.

Candidat n°4 : Le public des Mavericks qui chambre Karl-Anthony Towns

Du côté des Timberwolves, c’est toujours autant le bazar entre Jimmy Butler et à peu près tout le Minnesota, sauf que cette supercherie semble s’éterniser, si bien que Buckets a débuté la saison sous l’uniforme des Loups et qu’aucun transfert ne se dessine à l’horizon. Si chacun tente de faire bonne figure sur le parquet en tirant dans la même direction, on sait qu’en coulisses, tout n’est pas aussi rose et tend même plutôt vers le marron merde. Entre les rumeurs prêtant une liaison entre la copine de Towns et Butler, la demande de trade de ce dernier puis son retour fracassant à l’entraînement, personne ne semble bien vivre cette histoire, et surtout pas le jeune pivot All-Star. Dans les dernières minutes d’un match que les Mavericks tenaient par le bon bout face aux Timberwolves, le public de Dallas a décidé de chambrer le pivot d’origine dominicaine alors qu’il était sur la ligne des lancers.

Des chants « Jimmy Butler » pour déstabiliser le jeune joueur qui ont eu l’effet escompté, puisque KAT a loupé sa première tentative, alors que son équipe accusait alors un retard de 5 points à 1 minute et 41 secondes de la fin. Si la méthode utilisée est un peu limite, elle fut quand même efficace. Etant donné que Jimmy Butler semble un peu être ce grand frère qui martyrise son pivot pas assez dur à son goût. On imagine qu’un tas de souvenir a dû traverser la tête de Towns au moment de ces chants.

Candidat n°5 : Joel Embiid et Andre Drummond – Acte I Scène I

Souvent, les big men adorent se chambrer entre eux, parfois pour déconner, parfois un peu plus sérieusement. Joel Embiid et Andre Drummond font partie de la seconde catégorie, chaque match opposant les deux mastodontes donne lieu à une féroce opposition et à des séances de trash-talking bien senties. Leur dernier match n’a pas dérogé à la règle et les deux zouaves nous ont offert un beau combat. Embiid était très bien parti en nous offrant un panier clutch suivi d’un sublime flopping pour faire expulser Andre Drummond à 42 secondes de la fin du temps réglementaire, le pivot camerounais indique à son homologue poilu des épaules la sortie du Palace après lui avoir rappelé qu’il ne pouvait rien faire contre lui (et au vu du match, on pouvait légitimement lui donner raison).

Sauf que derrière, le karma va quelque peu rattraper Jojo. En effet, tel un roseau, les Pistons ont plié mais n’ont pas rompu, car derrière, Blake Griffin réussit à arracher la prolongation et offre ensuite la victoire aux lancers dans l’extra-time. Cela n’a pas ralenti la verve du pivot de Sixers, bien au contraire, puisque les petites piques qui avaient débuté sur le terrain à base de sourires narquois et de phrases assassines vont continuer par presse interposée.

« Je suis dans sa tête, j’y possède beaucoup de biens immobiliers. J’ai perdu donc je ne devrais pas trop parler, mais il sait très bien qu’il ne peut pas me défendre »

« Vous pensez ça ? Si c’était le cas, il n’aurait pas été aussi excité de me voir sortir du terrain. C’est idiot comme déclaration ! En tout cas je prends la victoire, kiffe bien ton vol retour l’acteur gagnant du #Emmyaward »

Si, collectivement, Andre Drummond a gagné, il a quand même pris une misère sur le terrain par Joel Embiid, qui compile 33 points à 11/20 aux tirs, 11 rebonds et 7 passes contre 14 points mais à 6/20 aux tirs et 16 rebonds pour Drummond. De là à dire que ce dernier s’en tape et préfère gagner ? Totalement.

Candidat n°6 : Trae Young qui vient troller Wesley Matthews

Avant même son arrivée en NBA, Trae Young faisait déjà parler de lui, d’abord pour son style de jeu à hauts risques, mais également pour avoir été échangé avec Luka Doncic le soir de la Draft. Le meneur de poche de Hawks se sait attendu par beaucoup de monde, et s’il est encore très irrégulier et fougueux, il ne se débine jamais et réalise tout de même une très belle saison. Lors d’un match contre les Mavericks, il est défendu par Wesley Matthews qui n’hésite pas à le bousculer et à lui sortir son plus beau « parler poubelle » pour les anglophobes après une faute. Trae Young ne se démonte pas et répond jusqu’à l’arrivée de Vince Carter, venu jouer le rôle du grand frère. Le rookie se rend sur la ligne des lancers et convertit le premier avant d’aller checker ses coéquipiers, et puis c’est tout ?

Bah non. Il préfère se diriger vers Matthews pour lui proposer à son tour un check, que ce dernier refusera bien évidemment. Young convertit ensuite le second pour donner 5 points d’avance aux siens. Un troll bien sympathique histoire de faire comprendre, même aux plus anciens que si Young est, comme son nom l’indique et comme ses cheveux ne l’indiquent pas : jeune, il ne se laissera marcher dessus par personne et qu’il a de la ressource sur le terrain. Fais gaffe la prochaine fois Wes !

Candidat n°7 : Kevin Durant qui envoie un tacle aussi gratuit qu’assassin aux Wizards

Kevin Durant fait son retour dans cet article, avec cette fois-ci un tacle à la gorge qui a tout emporté sur son passage, carotide, jugulaire, rien n’en est sorti indemne. Il faut dire qu’avec Stephen Curry, auteur de 51 points, il était tout simplement en train de démembrer les pauvres Wizards au cours d’un match qui s’est terminé sur le score de 144 à 122. KD a signé 30 points, 8 rebonds et 7 passes, le tout à 13/18 aux tirs dans le plus grand des calmes. En voyant l’écart grimper et l’opposition diminuer, celui que certains surnommeront « Solid Snake » s’est fendu d’une punchline acerbe en cours de match.

« Sortez-moi. Je ne veux plus jouer contre eux. Ils sont mauvais. »

Une phrase qui, si elle peut largement être vraie, compte tenu de la puissance de frappe de Golden State, sonne quand même de façon étrange venant de quelqu’un qui annonçait en 2016 « Quitter sa zone de confort et se mettre en difficulté en signant aux Warriors ». Les amateurs de punchlines apprécieront sans aucun doute, mais les détracteurs de Kevin Durant vont encore s’en donner à coeur joie et ne contribueront pas à faire remonter sa côte de popularité.

Candidat n°8 : Drake qui taille Kevin Durant

Depuis quelques années déjà, Kevin Durant et Drake, actionnaire des Raptors et accessoirement rappeur à ses heures perdues se cherchent régulièrement. L’interprète de Bron God’s Plan avait déjà bousculé KD alors que ce dernier répondait à une interview, ce qui a causé un regard assassin quand le chanteur avait le dos tourné. De même, après un dunk raté du numéro 35, Drake l’a chauffé en lui gueulant que c’était une action sacrément pourrie, ce à quoi Durant a répondu sur le terrain en anéantissant « LeBronto ». Ici c’est encore Drake qui envoie la première bastos avec un outfit un peu particulier.

Une référence dont l’originalité n’a d’égal que le mauvais goût vestimentaire. En effet, une espèce de gilet pare-balles en peau de serpent avec le numéro 35 brodé au dos, c’est clairement l’un des meilleurs moyens de contraceptions de notre planète. Mais ça, Drake s’en cogne, Drake qui pour rappel, a le numéro de Stephen Curry et… de Kevin Durant tatoués sur le bras.

Candidat n°9 : Charmantes retrouvailles entre Russell Westbrook et Patrick Beverley

Dans la série « ils ne passeront pas leurs vacances ensemble » nous demandons Russell Westbrook et Patrick Beverley. Les relations entre ces deux grands compétiteurs est électrique depuis 2013 quand Beverley, alors meneur des Rockets, plonge littéralement dans le genou du MVP 2017 après le coup de sifflet et lui dégomme le ménisque. Westbrook avait été éloigné des parquets de nombreux mois et semble garder une rancoeur tenace envers Pat’. Il y a peu encore, ça a chauffé entre les deux lors du dernier match entre Thunder et Clippers, Beverley ayant tenté « de remettre la petite soeur » à Westbrook sur une balle qui traînait.

Les deux zouaves se sont provoqués après cette nouvelle échauffourée. Au point que la flicaille vienne se glisser entre les deux protagonistes pour éviter tout débordement similaire à ce qu’ont pu offrir Chris Paul et Rajon Rondo précédemment. Ce tacle de Beverley faisait suite à une célébration de Westbrook mimant le bercement d’un bébé après avoir marqué contre lui, la justification de Russ quant à cette célébration est collector.

« Quand vous avez des enfants en bas âge, il faut les bercer pour les mettre au lit. C’est ce que je fais toujours quand les arrières défendent sur moi. Je les berce et les mets au lit. »

Du Russell Westbrook dans le texte en somme, et lorsqu’il est mis au parfum des déclarations de Beverley, se disant surpris qu’il soit encore hué par le public de la Chesapeake Arena ou encore du fait qu’il ait pris une flagrante à cause de son plongeon, Westbrook se veut plus laconique.

« Je n’ai rien à répondre à ça, juste que nous avons gagné. »

Russell 1 – 0 Patrick. Rendez-vous le 16 décembre pour de nouvelles péripéties.

Candidat n°10 : Joel Embiid et Andre Drummond – Acte I Scène II

Bon, ce n’est pas un secret pour grand monde, mais visiblement ces deux big men ne peuvent pas vraiment se blairer. A chaque fois que ces deux là se rencontrent, ça finit rarement sans hausser le ton ni sans sortir ses plus belles punchlines de part et d’autre. Si Andre Drummond a eu le dernier mot lors du premier match, c’est le pivot camerounais qui repart avec les honneurs cette fois-ci. Car à la mi-temps, le crush de Rihanna comptait déjà 32 points au compteur. Drummond, quant à lui, avait autant de points marqués que Chris Paul et Carmelo Anthony de Finales NBA. Drummond finit finalement à 8 points, soit 31 de moins que Joel Embiid, mais surtout, Philadelphie remportait ce match à domicile et voyait Drummond vite gêné par les fautes. Embiid s’en donnait ensuite à coeur joie.

« J’ai beaucoup de biens immobiliers dans la tête d’Andre Drummond et je suis en train d’en construire d’autres #Idiot #TheProcess »

On ne sait pas si Joel Embiid s’est vraiment trompé de compte Twitter à identifier, ou si au contraire c’est fait exprès pour pousser le trashtalking jusqu’au bout, mais si c’est la deuxième solution c’est du génie. Drummond, quant à lui, arguait sur le fait qu’il ne pouvait défendre sans faire faute et qu’il devait jouer les mains dans le dos, mais le mal était fait, Embiid était passé par là.

Du lourd donc pour cette semaine de NBA, avec de la punchline et du tacle en veux-tu en voilà ! La réponse à la question suivante vous revient : qui a eu la plus grande gueule sur cet épisode ?

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