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Blake Griffin sensationnel : 50 points sur la tête des Sixers, dans un nouveau match absolument WTF !

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« Joel Embiid ? C’est qui ? »

Source image : NBA League Pass

Tous deux sur une lancée de deux victoires, les Pistons de Detroit recevaient les Sixers de Philadelphie pour tenter la passe de trois et continuer de s’affirmer comme un candidat crédible aux Playoffs à l’Est. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout le monde avait la dalle sur le parquet et on a encore eu droit à un final mémorable, notamment grâce à Blake Griffin !

Joel Embiid face à Andre Drummond, un duel de déménageurs dans la raquette pour la quatrième fois et c’est le Camerounais qui mène la danse avec trois victoires à zéro. L’occasion de sweeper le poilu était apparemment trop tentante, car Jojo a foutu la misère à son adversaire du soir après un démarrage tout doux. Pas de hand-shake avant le coup d’envoi, le ton était donné et Drummond était sûrement en train de pleurer sous la douche après avoir fini la rencontre à 6/20 au tir et surtout après avoir été exclu sur un flopping de qualité de son vis-à-vis. Jojo a fait du grand sale en l’absence de Ben Simmons et a mangé la raquette de Detroit jusqu’au bout, finissant avec 33 points, 11 rebonds, 7 passes et 3 contres, le tout à 55% au tir. Mais en face, il y avait un rouquin qui avait décidé de rattraper les conneries du sosie de La Fouine, et on a alors eu droit à un duel fantastique qui a peu à peu réveillé la foule de la Little Caesars Arena, faisant parfois moins de bruit que le banc des remplaçants. Blake Griffin est sorti de son trou lors du deuxième quart-temps, inscrivant la bagatelle de 22 points et portant son équipe à bout de bras dans une mi-temps ouverte mais qui manquait d’un peu de piment. Heureusement pour nous… la suite a été EX-PLO-SIVE et les cheerleaders nous ont offert un sacré show lors de la pause, big up à Chris Singleton qui a dû passer un super moment.

La deuxième mi-temps proposait un jeu d’un niveau encore plus élevé et un véritable duel à distance s’est installé entre Blake Griffin et Joel Embiid. Les Pistons bataillent sévère dans le sillage du numéro 23 et d’un Ish Smith précieux en sortie de banc, face aux Sixers qui se reposent sur leur pivot et un J.J Redick qui fait un carnage en sortie d’écran. Les deux équipes se rendent coup sur coup et après une dernière possession dégueulasse des Sixers, les arbitres envoient tout le monde en prolongation pour notre plus grand plaisir, sous les acclamations d’un public qui ne peut plus s’asseoir ! Andre Drummond parti s’allonger en position latérale de sécurité, Blake Griffin continue son carnage et donne jusqu’à 6 points d’avance à son équipe, qui pensait clairement avoir fait le plus dur. Mais l’expérience de Redick frapp encore et le petit sniper inscrit 6 points, avant de planter un tir du parking à 7 secondes du buzzer, sans oublier le and one qui fait très mal à la tête des Pistons. On pense alors tenir notre héros de la soirée (30 points), les Sixers n’ayant plus qu’à bien défendre sur la dernière possession pour repartir avec une victoire référence.

Défendre ? Bof. Amir Johnson et Jojo Embiid ne se comprennent pas sur un switch et ouvrent un boulevard à Blake Griffin, qui plante son panier avec la faute. A ce moment-là du match, BG est à 4/10 aux lancers et on entend évidemment une mouche voler dans la salle. Mais l’ailier-fort a un mental de tueur et finit de crucifier Philly, portant sa ligne de stats à 50 points, 14 rebonds, 6 passes, 57% au tir et 50% du parking : monstrueux ! Après un dernier stop défensif de Zaza Pachulia ce héros et la discipline de ses potes, le rouquin donne la victoire à son équipe qui porte désormais son bilan à 3-0, et inscrit son nom parmi les meilleurs marqueurs de la franchise de Detroit, moins d’un an après être arrivé. Première performance à 50 points cette saison et victoire de prestige pour Detroit, qui vient quand même de taper un des favoris de la Conférence Est. Tapis rouge automatique pour Mister Griffin, qui lui vient d’envoyer un message très fort à la Ligue, on présume qu’il en a marre de jouer les roux de secours (cadeau).

Encore une affiche d’un niveau et d’une intensité incroyables pour un début de saison. La saison 2018-19 n’a pas l’air de connaître une période de mise en route pour certaines équipes et certains joueurs qui démarrent pied au plancher. On espère pour la ville de Detroit que les Pistons tiendront la cadence et réussiront enfin à se qualifier pour un tour de Playoffs. En attendant, avec des chefs-d’oeuvre tous les soirs, on a même plus besoin de café nous : merci Blake ! Ce fût un chef d’oeuvre !

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5 Commentaires

5 Comments

  1. Tone

    24 octobre 2018 à 10 h 04 min at 10 h 04 min

    Cool de voir Blake en mode bison. Par contre la salle des Pistons c’est scandaleux. L’équipe est pas dégueu cette année, t’as un joueur exceptionnel, un bon coach qui arrive, une vraie ambition d’aller en PO dans une conf ouverte, la salle est même pas remplie au quart de sa capacité hier. Je sais que c’est une franchise historique mais faut bouger là, cette ville n’aime plus le basket. Quand tu sais ce qui pourrait se passer à Seattle, moi ça me fait bien chier de voir ça.

    Sinon Embiid, y’a que moi où il est en train de devenir carrément gênant ce mec ? Perso je commence déjà à avoir de gros doutes sur son mental.

    • Téo_Salu

      24 octobre 2018 à 12 h 31 min at 12 h 31 min

      Peut-être que l’énorme crise économique qu’a connu la ville a un peu recentré les gens sur l’essentiel et moins mis en avant un loisir, aussi bon soit-il ? Quand on galère ne serait-ce que pour se nourrir et pour se loger je ne sais pas si aller voir du basket professionnel est une priorité. J’évoque cette possibilité parce que Détroit a connu un véritable cataclysme.

      • Tone

        24 octobre 2018 à 14 h 01 min at 14 h 01 min

        Je suis bien d’accord avec toi, surtout quand on connait le budget pour suivre son équipe de façon régulière. Je cherchais pas d’explications à cette situation car on les connait. Après Detroit reste un bassin de population de quasi 5 millions d’habitants, qui ne sont pas tous chômeurs/SDF loin de là. Y’a de quoi remplir une salle de 19000 places.

        Le fait est qu’il y a un vrai désintérêt. Des matchs dans une salle vide comme ça c’est pas possible. De l’autre coté t’as Seattle où la fanbase on la connait, ou même une ville comme Louisville qui a un bon projet, dans un état dingue de basket. Depuis des années on leur dit « pas d’expansion, on reste à 30 franchises ». Ok mais ça devient une supercherie de maintenir une franchise morte depuis des années. J’ai peur qu’il n’y ait plus jamais rien au Pistons, et que ça finisse comme ça de toute façon. Pourquoi attendre encore 10 ans, d’autres villes mériteraient leur chance de créer quelque chose.

        • Toswa

          24 octobre 2018 à 17 h 24 min at 17 h 24 min

          Le désintérêt est assez « récent » à Detroit. Les raisons principales, on les connait : crise économique et équipe faiblarde. Super cocktail. Maintenant je pense que pour faire revenir le public (et attention le fanbase de Detroit est bien là je vais y venir) il faut gagner, point. SVG a fait venir Quake pour tenter les PO in extremis l’an dernier et sauver sa tête certes, mais les Pistons avaient un besoin crucial d’avoir une superstar. Peut-être que BG est l’homme de la situation. Certes c’est pas un game à 50 pions en OT qui va remplir d’un coup le Ceasars pour l’année mais si la saison est bonne, tous les espoirs sont permis. N’oublions pas que les Pistons furent les leaders d' »attendance » en 2003-04-05-06-07-09 soit presque 7 ans d’affilée. Donc t’inquiète que la ville aime le basket, mais les gens ont juste d’autres priorités…

        • celticonico27

          24 octobre 2018 à 18 h 09 min at 18 h 09 min

          moi je sais pas si une expansion est nécessaire, mais des délocalisations, probablement.
          Je me souviens de l’année dernière, une video de Blhite avec Alex et un autre gars (Simon je crois)
          ils disaient à un moment qqch du genre : « imagine une finale Milwaukee Minnesota, les patrons de la NBA se tirent une balle si c’est 2 des plus petits marchés en finale »
          Du coup, à quoi ca sert de garder des villes qu’on sait que la NBA empechera d’aller en finale (coucou les Kings 2002)
          Ya quelques villes qu’on pourrait facilement deplacer, en se basant sur le fait qu’elles sont trop petites ou qu’elles n’ont jamais rien gagné et ne gagneront jamais rien. Ya 7 teams qui n’ont encore jamais les finales. Et ca, c’est juste en comptant les franchises où les
          Les Kings ont été champions, en 51, quand ils étaient les Rochester Royals.
          Parmi les villes qu’on pourrait virer :
          les Clippers : deja une team à LA et les Clips n’ont même pas joué de finale de conf.
          Les Nets, deja une team à NY. Les Nets vont devenir intéressant à la prochain intersaion, mais depuis 5 ans, c’est très mauvais.
          New Orleans : la salle est pas mal toujours vide, et que le jour où AD part, c’est fini.
          Orlando : jamais rien gagné et ya Miami pas loin.
          les Kings : c’est triste, la fan base est folle, mais ils se sont fait volés 1 fois, qu’est ce qui garantit qu’il ne se fasse pas volés une 2e fois ?

          Ville qui pourraient avoir une team à la place: Seattle, Kansas City/St Louis, Las Vegas

          Une idée cool que j’ai aussi : jouer 4 5 matches à domicile dans une grande/ancienne ville nba proche.
          Genre si on vire Orlando, Miami pourrait jouer 1 des 2 matches contre Atlanta ou Charlotte à Orlando

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