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Orlando s’impose sans trembler à Boston : 93-90, le Magic n’a pas choke pour cette fois

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Source image : NBA League Pass

Après une défaite frustrante du côté de Philadelphie ce weekend, Orlando se déplaçait à Boston et devait se reprendre immédiatement. Taper les Celtics chez eux ? Une mission hardcore, mais gérée par la bande dirigée par Steve Clifford.

C’est qu’elle va leur faire du bien, cette petite victoire en déplacement, dans une des arènes les plus bouillantes de toute la Ligue. L’emporter à Boston, honnêtement, y’en aura pas des masses qui seront capable de l’affirmer quand la saison en cours sera terminée. Et pourtant, le Magic a ouvert la colonne des big wins on the road, un an après avoir déjà su s’imposer dans le Massachusetts. Dès le début de la partie, un point flagrant se démarquait et profitait largement aux visiteurs : le manque de concentration des Celtics devant leur public. Malmené dans le premier quart, le squad de Boston se prend déjà un petit écart et c’est Brad Stevens qui rouspète dans son coin. Le coach, qui voulait fêter son anniversaire un peu plus dignement, est frustré par ses titulaires et c’est donc un banc totalement envoyé sur le terrain qui punit les stars locales. Theis, Ojeleye, Smart, Rozier, Yabusele, un peu chelou de voir ces gars aussi tôt sur le parquet. Mais il faut dire qu’en face, Jonathan Isaac et Nikola Vucevic se baladent et il faut stopper l’hémorragie. Ce que réussit un poil le banc des Celtics, malgré une avance qui reste tout de même dans les mains d’Orlando. Chaque run tenté par Boston est stoppé net, soit par la très bonne défense des visiteurs, soit par un manque de discipline qui est sanctionné à chaque fois. Aaron Gordon, pourtant pas en réussite, ne force pas le jeu, de même pour Evan Fournier.

Mais forcément, on se dit que la spéciale va avoir lieu. La spéciale ? Beh oui, la spéciale. Celle qui voit deux ou trois actions hustle réveiller le TD Garden, celle qui voit toute une salle prendre feu, celle qui voit l’arbitrage s’y mettre et l’adversaire paniquer sous la pression. On voit le délire arriver gros comme une maison, et c’est dans cette fin de match bien tendue qu’Orlando doit accrocher sa ceinture. Chokera ? Chokera pas ? Pour éviter de dépendre de son attaque, surtout contre une défense bien serrée, le Magic décide d’offrir un sacré rempart de son côté. Et si Vucevic ou Augustin ne sont pas les plus généreux dans leur propre moitié de terrain, le minimum d’effort requis est donné par les vétérans, ce qui permet à l’intensité de Simmons ou aux immenses lianes d’Isaac de faire le reste. L’ailier, qui voulait justement tenir tête à Jayson Tatum dans sa propre cuvée de Draft, a enfin la possibilité de s’exprimer et il va faire le match dont ses fans rêvaient. Défense polyvalente, agressivité au rebond, sanction au shoot et le petit dagger qui fait mal, en faisant sortir… Tatum de ses pompes. Comme dans un rêve, pour Jonathan, qui dira justement avec un large sourire après la victoire qu’il attendait ce moment depuis longtemps. Evan Fournier finit le boulot aux lancers, un dernier bon stop défensif d’Orlando plie l’affaire, le buzzer retentit et le Magic s’impose. Victoire ! Pas de bourde comme à Philadelphie, cette fois la franchise floridienne assure derrière une performance collective peu spectaculaire mais assez bien contrôlée.

Face à des Celtics peu inspirés mais qu’il fallait tout de même écarter, Orlando n’a pas tremblé. Une deuxième victoire en ce début de saison, mais surtout une grosse en déplacement dans une salle que beaucoup de monde redoute, voilà une VHS de 48 minutes que Steve Clifford pourra ressortir plusieurs fois cette année.

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