Cavaliers

LeBron James était furax pour ce Game 5 : 44 points, 10 rebonds, 8 passes et 1 tir pour la gagne

LeBron James - Cavaliers
Source image : NBA League Pass

Après avoir remporté le Game 4 à Indiana et donc pris l’avion pour rentrer à la maison, LeBron James devait s’assurer que son équipe ferait l’aller-retour avec un Game 5 en poche : oh boy, c’est peu dire s’il a géré sa partie du boulot…

Il y a ceux qui essayent d’augmenter leur production dans les grands moments, et il y a LeBron de l’autre côté. Que peut-on dire de plus sur le King, lui qui est à un niveau all-time de contrôle et de confiance ? Loin d’être irréprochable en défense, l’ailier est cependant au sommet de son art lorsqu’il a la balle en main, et les Pacers ne peuvent que le confirmer aujourd’hui. Dans un match tendu et qui voyait aucune équipe prendre un avantage définitif au niveau du score, James était au four, au moulin, dans les turbines, dans le foin et au volant du camtar côté Cleveland. Intouchable sur pénétration, le numéro 23 y allait de ses punitions autoritaires sur chaque défenseur adverse qui osait se dresser sur son chemin. Une épaule baissée, et game over. Soit les deux points, soit les deux lancers, soit le panier avec la faute. Et alors quand les lancers rentrent comme des perles sur un collier (15/15), autant dire que vous allez passer une longue soirée. Pourtant, Indiana tenait le regard, notamment car c’est toute une équipe qui se tenait face aux Cavs, pendant que LBJ regardait autour de lui et se retrouvait entouré de lampadaires. Pas un membre de son équipe qui se démarque davantage que cela, si ce n’est un Kevin Love hyperactif en seconde période. Il fallait donc tout faire, absolument tout, sans montrer de fatigue.

Et ce qu’offrira l’animal sera une partie inhumaine, tant dans la concentration sur chaque possession que dans l’efficacité de ces dernières. Des erreurs, il y en a eu, fort heureusement sinon on demanderait tout de suite un scan complet de son corps et une décomposition des pièces robotisées. Mais si peu, avec autant d’attention sur lui, qu’on en venait même à se demander s’il pouvait nous réserver un finish rêvé. Oui, les Pacers faisaient leur partie du job en recollant au score, derrière les efforts de Domantas Sabonis et compagnie. Et oui, LeBron perdait un précieux ballon grâce à la bonne défense de Thaddeus Young. Mais derrière… comment dire. Le combo d’actions parfaites ? D’abord, cette crêpe monumentale sur un drive salvateur de Victor Oladipo, James s’élevant comme s’il s’agissait du contre de la victoire dans sa propre raquette. Critiqué toute la saison sur sa couverture sur l’homme, LBJ rappelait qu’au moment où c’est demandé, ses tentacules et son timing restent au-dessus de toute norme. Puis, une fois la gonfle récupérée, le tir de la mort. Celui qui tue les Pacers, eux qui se voyaient bien partir en prolongation. Mal pressé sur son dribble, le cyborg répète ce geste qu’il a tafé à l’entraînement tant de fois, le coude tendu, le poignet qui craque, le corps en déséquilibre mais le buste droit. Le public qui s’arrête de respirer, le buzzer qui sonne, la ficelle qui claque, la délivrance collective en un seul moment. Bang. LeBron vient de sauver les siens, après 42 minutes passées dans la fournaise et un match qui aurait pu filer entre ses mains. Mais pas ce James, pas celui-là.

44 points. 10 rebonds. 8 passes. 14/24 au tir. 15/15 aux lancers. 1/4 à trois points. Le seul qu’il rentre de cette distance ? C’est le tir de la gagne au buzzer. Playoffs LeBron, on pose un genou à terre. Pour la royauté.

1 Comment

1 Comment

  1. Braud

    26 avril 2018 à 10 h 35 min at 10 h 35 min

    Pas clutch LeBron?
    Bah là…

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