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Boston la colle aux Raptors au TD Garden : sixième victoire de suite, on n’arrête plus la maison verte

Celtics Stevens Boston coach
Source image : TrashTalk

Alors comme ça, la 1ère place de la Conférence Est est déjà bouclée ? Pas si vite, disent les Celtics. Opposés aux Raptors cette nuit, les gars de Boston ont une nouvelle fois retroussé leurs manches et ont validé un sixième succès de suite.

Plus c’est dur, plus c’est chiant, moins on les attend, plus ils excellent. On devrait limite tatouer cette phrase sur le biceps de chaque membre des Celtics de 2017-18, tant leur saison est épatante d’imprévisibilité et d’abnégation. Ce samedi, le script était assez simple. Avec un effectif chamboulé, bien qu’acceptant avec plaisir les retours d’Al Horford et Marcus Morris, Boston devait forcément rendre les armes face à des Raptors plus complets et plus autoritaires. Ils ne pouvaient pas continuer sur leur récente série de victoires, arrachées avec l’envie et en comptant sur les efforts de tous. Ils ne pouvaient pas faire face au leader de la Conférence Est et croire que ce dernier allait littéralement se chier dessus dans le money-time.

Well.

C’est peu dire si tout ce qu’on pensait impossible s’est finalement produit, sous le regard d’un Brad Stevens fier de ses troupes. En duel avec Dwane Casey, notamment pour le titre de Coach de l’année, le stratège de Boston a fait sa spéciale en déroulant une partition quatre étoiles. Un Morris en feu, un Rozier au top, une défense suffocante pour terminer la rencontre, le soutien de chacun dans les petits détails du jeu, partage de ballon et push offensif quand le flow le permet, rien de bien sorcier mais un plan qu’il fallait respecter. Et pendant que les visiteurs se torchaient allègrement avec le leur, les Celtics chantaient en coeur avec leurs fans. Sore à égalité (92-92), 8 minutes à jouer ? Merci de bien vouloir ne plus du tout scorer. Rideau complet sur des Raptors qui cafouillaient leur basket et confondaient la balle avec un sachet de riz sortant du micro-ondes, tout en cherchant des points aisés afin de les punir. On laissera la bande à DeRozan de côté pour aujourd’hui, elle qui mérite une bonne grosse claque dans la gueule mais aura l’occasion de se reprendre à domicile face à ces mêmes Celtics dans quatre jours.

Par contre, en ce qui concerne Boston, que dire ? Que dire de plus, si ce n’est que la 1ère place de l’Est, qu’on pensait jouée d’avance, est en fait droit dans le viseur du sniper Stevens ? L’écart était majeur il y a une semaine, il n’est aujourd’hui que de deux défaites. Et si les verts font bis repetita à Toronto ce mercredi, bonjour la pression mise sur les dinos. Pour le match de cette nuit, il est clair que le retour du boss Horford s’est ressenti des deux côtés du terrain. Patron défensif habituel, père spirituel pour un paquet de jeunes à l’intérieur de son groupe, Al était Al et s’il n’explosait pas la feuille sa simple présence rassurait. Elle permettait aussi, mine de rien, aux petits de faire des dégâts majeurs des deux côtés du terrain. Jayson Tatum et Terry Rozier, brillants de culot et d’efficacité, se sentaient poussés des ailes devant leur peuple. Semi Ojeleye et Jaylen Brown, plus maladroits, s’activaient tout de même en défense pour combler le manque de réussite en attaque. Et dans le money-time ? No stress, Celtics basketball. De quoi offrir une nouvelle feuille dans le dossier de Stevens en Coach de l’année, surtout compte tenu de la fin de rencontre proposée par les deux équipes. L’une était en osmose avec son entraîneur, l’autre cherchait son GPS pendant un quart-temps complet. Ball game.

Résultat des courses, alors qu’on enterrait Boston bras-dessus bras-dessous il y a quelques jours, ces foutus Celtics nous ont fait… une Celtics. Six victoires de suite sorties de nulle part, avec des tripes et des couilles, et les Raptors en point d’exclamation. On ne les arrête plus.

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