Wizards

Balade de Bradley Beal dans son Garden : 36 points pour bibi, les Wizards effacent 27 points de retard

Histoire de célébrer son premier All-Star Game avec la manière, Bradley Beal a claqué une performance étoilée au Madison Square Garden. Il fallait bien ça pour que les Wizards s’imposent, tant ce fût galère.

Est-ce qu’on peut bomber le torse et faire tourner les serviettes, lorsqu’on a été capable de prendre 27 pions d’écart par ces Knicks ? Les Knicks sans Porzingis, les Knicks avec Michael Beasley en franchise player, Tim Hardaway Jr en go-to-guy et Enes Kanter en pilier ? No disrespect envers ces gars, mais il y avait de quoi tirer la gueule en première mi-temps dans la capitale, en voyant les soldats se ramener à New York et chier dans la colle. Certes, le trio de joueurs cité à l’instant était particulièrement chaud, tabassant le secteur intérieur pendant que le plus petit bombardait balle en main. Mais c’est surtout la flemme des Wizards qui était chaude à voir, Scott Brooks laissant ses hommes se faire malmener alors qu’il y avait largement la place pour se faire respecter. Une réalité que l’entraîneur de Washington comprendra et appliquera en deuxième mi-temps, le comeback de son équipe donnant nettement plus le sourire à l’intéressé que l’espèce de fausse team déployée lors des 20 premières minutes. On efface tout et on recommence, en espérant que la machine tiendra. Tomas Satoransky de plus en plus à l’aise et parfait dans tous les petits détails du jeu, Ian Mahinmi agressif, Otto Porter également, et si les Wizards y arrivaient ?

Autant dire que le MSG voyait le scénario tant attendu se dérouler, et il n’y avait rien d’autre à faire que de se prendre la tête à deux mains. Une mauvaise action des Knicks, cinq joueurs qui prennent des directions différentes pendant que le coach soupire. Typiquement ce qu’il ne faut pas montrer à des compétiteurs comme Bradley Beal, l’arrière All-Star se lâchant pour faire définitivement passer les siens au-dessus. De -27 à égalité il n’y a qu’un pas, un que Bilou et ses potes feront en un temps limite record. Pluie de trois-points et surtout de pénétrations dans une raquette encore plus ouverte que les portes du Garden, Washington se régalait pendant que New York s’effondrait. Bien évidemment, Bradley était au coeur de cette remontée fantastique, et c’est lui qui tamponnait officiellement la victoire des siens avec les bons choix cruciaux. Mais c’est avant tout un effort de groupe qui a permis cet acte collectif, les joueurs mentionnés retroussant leurs manches afin de prendre cette 4ème place à l’Est. Sachant que personne ne semble vraiment vouloir la récupérer derrière le trio Cleveland – Boston – Toronto, les Wizards se calent avant le break et espèrent faire bien mieux dans une semaine. Car si les Knicks acceptent de se faire remonter 27 points, pas sûr que ce sera le cas pour beaucoup de monde dès le début de la seconde partie de saison.

Plus gros comeback de la saison ? Allez, validé. Le -26 de Boston contre Houston en décembre dernier n’est plus, vive la remuntada des Wizards à New York.

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top