Cavaliers

Festin de roi pour LeBron James : 30 points et victoire à Philly, on passe à 8 de suite côté Cavs !

C’était le main event de la soirée, niveau hype. Un duel entre Cavs et Sixers, LeBron James et Ben Simmons, padawan contre maître Jedi ? Oui, l’homme du conseil a fait régner la loi en s’imposant à Philly avec les siens (113-91).

C’est sympa les enfants, mais c’est chiant quand il faut parler de choses sérieuses. Voilà comment pourrait-on rapidement résumer la partie de ce lundi entre Cleveland et Philadelphie, les deux équipes se rendant coup sur coup pendant une bonne partie du match avant que les adultes n’aillent coucher les gosses. Fort sympathiques, nos amis les Sixers, mais un peu trop tendres pour les crocs acérés de LeBron et sa bande. Propriétaires d’une belle série de victoires consécutives, les visiteurs venus de l’Ohio n’avaient pas pour projet de s’incliner dans un Wells Fargo Center où pas mal de monde avait déjà laissé ses plumes. Ben Simmons présent, certes, mais Ben Simmons diminué, le phénomène quittant les siens en deuxième période. Peut-être la première fois, de toute cette brillante saison, que l’Australien nous a fait penser à un rookie. Bousculé par les vétérans d’en face, tirant la gueule puisqu’il traînait des pépins physiques, le garçon n’a pas du tout eu l’impact attendu par ses fans comme son équipe, ce qui a évidemment déraillé la machine locale. Un Embiid déterminé certes, un Saric intelligent certes, mais suffisant pour taper une équipe expérimentée comme celle de Cleveland ? Nope. Malgré les efforts, les poulains de Brett Brown ont dû gentiment se coucher plus tôt que les autres car l’heure des darons avait sonné.

Des darons, et on parle bien au pluriel. Car si LBJ est la tête principale du centre de loisirs pour vieux qui a pris place dans l’Ohio, c’est avant tout une partition globale qui a permis aux Cavs de prolonger leur récente bonne forme. C’est un Dwyane Wade étincelant qui rayonnait en première période pour creuser l’écart avec Philly. C’est Kyle Korver, en duo avec Channing Frye, qui venaient en aide à Wade afin d’assurer le job en sortie de banc. C’est aussi Jeff Green, Gérard, Kevin Love autant que possible bien que malmené par Embiid, qui aidaient à la tâche. Le genre de taf collectif qui permettait forcément aux visiteurs de passer une soirée sereine, l’écart creusé en fin de troisième quart et début de dernier étant la goutte ultime qui fit déborder le vase. Au milieu de ces humbles humains ? LeBron était dans son univers, sa salle de bain, que dire, son pieu. Treize points dans les cinq premières minutes du match, des isolations millimétrées dans les sanctions, un effort quasi-complet et surtout le leadership habituel : du James dans le texte, tout simplement.Il y avait un match à gagner, certes, mais il y avait aussi un message fort à envoyer aux gamins d’en face. Alors comme ça, paraît que vous avez « le nouveau LeBron » ? Excellent. Martyrisant le pauvre Simmons d’entrée, LBJ se voulait agressif et refusait d’enlever le moindre orteil de la pédale d’accélération. Exactement ce qu’il fallait pour que le banc ne produise pas à la bourre, et que l’écart soit creusé en toute sérénité.

Un nouveau match à 30 points pour LeBron ? Une nouvelle victoire, la huitième de suite, pour les Cavs. Le prochain rendez-vous est à la maison… face au Heat. James aura-t-il un nouveau message à faire passer : la réponse très vite, on a déjà préparé le popcorn.

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