Celtics

Les Celtics sont incroyables : 11ème victoire de suite, un comeback de patron contre Charlotte !

Celtics Stevens Boston coach
Source image : TrashTalk

Mais que faut-il faire pour faire chuter les Celtics ? La question sera bientôt un sujet au bac de philo, quand on voit la manière avec laquelle Brad Stevens et ses hommes abordent chaque rencontre : encore une victoire, cette fois contre Charlotte (90-87).

Plus le challenge est élevé, plus ils ont l’air d’aimer ça. On en voit certains qui lèvent les yeux au ciel, oui, certes, onze victoires de suite « seulement » ce n’est pas légendaire. Mais il y a manière, et manière. Et dans les récents succès des soldats du Massachusetts, il y a quelque chose d’inexplicable et à la fois exemplaire qui se dégage. Comme si les bases les plus simples du basket étaient rappelées, par un entraîneur persuadé de pouvoir faire chuter n’importe quel adversaire, tant qu’il possède cinq ou six êtres humains capables de courir et sauter. Et on se permet justement de souligner cette notion physique, tant les galères ont touché et touchaient encore les Celtics. Hayward ? Out. Horford ? Out. Cette fois, c’est Kyrie Irving qui devait même quitter les siens, sur un coude mal placé de ce bon Aron Baynes. Level de difficulté maximal, tu dois taper des Hornets surmotivés en perdant tout simplement tes trois meilleurs joueurs, coup sur coup. Le genre de montagne qui ne fait pas peur à Brad Stevens, mais en même temps on en viendrait presque à se demander si le coach de Boston n’irait pas jusqu’à Pluton à pied si c’était humainement possible. Persuadé que ses gars allaient finir par l’emporter, hurlant même cette micro-prophétie comme Terry Rozier le partageait après le match, le jeune entraîneur mettait alors en place un plan diabolique pour faire taire les visiteurs. Un couteau, un rouleau de PQ, deux ficelles et une lampe torche : suivez-moi, on va grimper l’Everest. Et dans son discours comme dans ses consignes, les jeunes Celtics le suivèrent.

D’abord, dans la galère. Forcément, tu ne peux pas non plus faire de Marcus Smart un Russell Westbrook entre deux temps-mort. Encaissant beaucoup trop de points, les verts se mettaient à gentiment resserrer leur défense pour démarrer leur comeback dans le troisième quart. Du point par point, possession par possession, mais en fermant le robinet d’en face pour tenter de répondre balle en main. Et coup de poker du soir ? C’est le banc qui rayonnait dans ce money-time à faire exploser le TD Garden, chaque stop défensif et chaque ficelle claquée poussant un peu plus le public à envahir le parquet. Shane Larkin, envoyé au charbon, brillait par son insolence. Jayson Tatum, en isolation, rappelait à quel point il est déjà si fort. Jaylen Brown, le regard intense, refusait de perdre et plantait ses tirs pour recoller au score. Daniel Theis, Terry Rozier, Aron Baynes, chaque soldat mettait sa main dans la boue pour tenter de soulever les Hornets, et le dernier coup devait venir d’un dernier homme. Marcus Morris ? Marcus putain de Morris. Un énorme shoot pour donner trois points d’avance aux siens, avec un stop défensif fabuleux sur Kemba Walker pour verrouiller le tout. Le score de la seconde mi-temps, 49 à 30. Vous ne passerez pas, comme dirait Gandalf. Sauf que le barbu était remplacé par un imberbe à la gueule d’ange, véritable magicien lui aussi, retournant la rencontre alors que Boston partait pour voir sa série se terminer à domicile. Que nenni. Les Celtics passent à 11 succès consécutifs, la bière coule à flot dans les rues de Beantown. Peut-être que les absences se ressentiront, mais pas tant que ça avec un groupe aussi soudé et un coach aussi doué. Leçon de basket et de persévérance, tout simplement.

Il faut jouer 48 minutes, intensément, collectivement et sans craquer, pour battre cette équipe de Boston. Même blessée, même délaissée par ses stars, la bande à Brad Stevens est consciente que n’importe quand, face à n’importe qui, elle peut revenir dans le match et finir par l’emporter : Charlotte peut désormais le confirmer.

Couverture

2 Commentaires

2 Comments

  1. conjugaison mon amour

    11 novembre 2017 à 14 h 02 min at 14 h 02 min

    « suivèrent », vraiment ?

    • WeLoveBernardPivot

      11 novembre 2017 à 17 h 40 min at 17 h 40 min

      Du verbe « suiver », ça marche… Trashtalk a parfois tendance à écrire pour entretenir une belle moyenne de cliques au détriment de la qualité dans la forme comme dans le fonds. Mais on les pardonne volontiers, ils sont si bons.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top