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Brandon Roy est désormais… coach : premier titre avec le lycée de Nathan Hale, good job !

Brandon Roy

Quand tu aimes trop le basket pour t’arrêter.

Source image : YouTube/Nick Krupke

Les dernières images que nous avions de lui faisaient peine à voir, l’arrière des Blazers puis des Wolves étant incapable de montrer toute l’étendue de son talent à cause de genoux devenus trop capricieux. Mais Brandon Roy a su rebondir et il est aujourd’hui l’heureux entraîneur du lycée de Nathan Hale. Pas besoin de préciser que les victoires s’enchaînent !

C’est l’un des destins les plus tragiques de ces dix dernières années en NBA. Immédiatement prometteur, Brandon Roy s’était mis tout l’Oregon dans la poche en l’espace de quelques années. Un titre de meilleur rookie de l’année, puis trois invitations consécutives au All-Star Game pour enfoncer le clou. Le numéro 7 de Portland s’était imposé comme l’un des meilleurs extérieurs du monde avec son sens du scoring et son sang froid dans le money time. Malheureusement, les articulations de B-Roy n’ont pas supporté le poids des attentes grandissantes des fans des Blazers, le forçant à prendre sa retraite à l’âge de 28 ans. Un terrible gâchis qui refait monter les larmes rien que de l’évoquer mais qui prend une nouvelle tournure beaucoup plus heureuse depuis quelques mois. En effet, le natif de Seattle a repris goût à la vie et son amour pour la grosse balle orange est resté intact. C’est donc tout naturellement qu’il s’est redirigé vers une carrière d’entraîneur, en commençant par les gosses de Nathan Hale, un lycée de la Cité Émeraude. Tout un programme pour l’ancienne star des parquets alors que l’équipe restait sur un bilan très médiocre de 3 victoires pour 18 défaites la saison dernière, bien que la notion de tanking soit totalement absente à ce stade. C’est donc en valeureux Brett Brown que Brandon Roy a repris les rênes de l’équipe depuis cette année avec un succès immédiat. Un bilan impeccable de 22-0, une place dans le Top 10 des meilleurs programmes du pays et une première ligne au palmarès du nouvel entraîneur grâce à une victoire 91-58 contre Garfield en finale de la Seattle Metro League, vendredi dernier. L’ancien coéquipier de Nicolas Batum à Rip City prend son rôle très à cœur et s’est exprimé auprès de The Oregonian sur ce premier titre pour l’établissement depuis 1992.

« Je suis extrêmement fier de nos gars. C’était une soirée spéciale pour Nathan Hale. […] Faire 22-0 lors de mes 22 premiers matchs est un sentiment particulier. Je voulais gagner le championnat de la ville et je suis très fier de mes joueurs. L’équipe a été bonne avec moi, je suis un homme heureux. »

Justement, c’est bien de cette joie dont il est question. Celui qui a vendu du rêve par dizaines de kilos lors de son passage à Portland avait bien réalisé quelques piges pour une radio de Seattle et dans l’immobilier mais c’est sur un parquet qu’il prend son pied, même s’il se trouve de l’autre côté de la ligne. Avec un jeu de passe très développé et un rythme effréné sur les contre-attaques, l’équipe de Brandon Roy pratique un basket qui lui correspond et qui lui plaît. Vendredi, les tribunes étaient pleines pour assistes à son premier sacre en tant qu’entraîneur. Parmi les spectateurs, un certain Steve Ballmer, attaché à la région et qui n’aurait raté ce match pour rien au monde. Mais sur le terrain, il n’y aura pas photo. Surmotivés par leur coach et bien emmenés par les frères Porter, les représentants de Nathan Hale tenaient déjà la victoire à la mi-temps (49-16). On retrouvera d’ailleurs Michael Porter Jr. dès la saison prochaine à l’Université de Washington où son entraîneur avait déjà fait parler de lui par le passé. La boucle est bouclée.

Recyclé au bord du terrain avec une plaquette dans les mains, Brandon Roy a l’air de kiffer la vie et c’est tout ce qu’on lui souhaite. Peut-être que cette première expérience au plus bas niveau va faire naître chez lui des ambitions plus grandes. En tout cas, il sera toujours le bienvenue à Portland ou même à Seattle si les SuperSonics renaissent un jour.

Source texte : The Oregonian

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