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On a demandé à Rudy Gobert qui est le meilleur défenseur en NBA : « À l’intérieur ? C’est moi »

Rudy Gobert

Rudy Gobert s’est arrêté quelques minutes avec nous sur son rôle grandissant à Utah et sur ses perspectives pour le reste de la saison.

Source image : NBA League Pass

Il y a un peu plus d’un an, le phénomène Rudy Gobert prenait de l’ampleur suite au départ d’Enes Kanter à Oklahoma City. À coups de crêpes, le Français s’est fait un nom dans la Grande Ligue jusqu’à être déjà considéré comme l’un des tous meilleurs défenseurs de NBA. Nous étions à Toronto hier soir pour évoquer avec lui ce nouveau statut et ses perspectives pour les prochains mois.

TrashTalk : Début de road-trip difficile avec une seconde défaite qui se joue sur des détails, qu’est-ce qu’il vous manque pour gagner ce genre de match ?

Rudy Gobert : Je dirais de la consistance. Par séquence on est très bons, on est nous-même en défense. Et il y a des séquences où on perd le ballon, où l’autre équipe marque des paniers faciles et ça les met en confiance, ça les met dans leur match. On sait que sur demi-terrain on est une bonne équipe défensive mais quand on commence à mettre ce genre de joueurs en confiance [DeMar DeRozan et Kyle Lowry] après ils mettent des shoots difficiles et ça devient un autre match.

TT : En parlant de la défense, tu es considéré comme un des meilleurs défenseurs de la Ligue. Est-ce que c’est un objectif que tu te fixes personnellement ?

RG : Bien sûr. Après comme je dis souvent mon objectif c’est que mon équipe soit bonne en défense. C’est un sport collectif et pour moi c’est plus dur de rendre ses coéquipiers et son équipe meilleurs en défense que de simplement s’occuper de ses stats et de pas forcément être bon en défense. C’est ce que j’ai essayé de faire cette année. J’ai eu ma blessure mais on a encore pas mal de matchs et je pense qu’on va se regrouper et gagner des matchs.

TT : Pour toi qui est le meilleur défenseur en NBA actuellement ?

RG : Ça dépend des positions. Pour moi, à l’intérieur c’est moi. Après c’est à moi de matérialiser cela sur l’équipe. On fait tous des erreurs, c’est à moi d’être plus concentré que ce soit sur moi ou mes coéquipiers.

TT : Comme tu es constamment présent au contre, il t’arrive d’être sur quelques posters. C’est le risque du métier mais est-ce qu’il y en a un en particulier qui a du mal à passer ?

RG : Pas vraiment. C’est toujours un peu énervant sur le moment mais c’est le basket. S’il n’y avait pas de gens comme moi il n’y aurait pas de poster. C’est le jeu mais je contre plus de dunks que j’en prends donc c’est le principal. Je donne plus de chances à mon équipe de stopper des dunks qui sont sensés être réussis à 100%. Peu de gens ont les couilles de faire ça. En général les gens qui parlent sont ceux qui n’oseraient pas aller contrer donc je continuerai à essayer de contrer les dunks.

TT : Justement on te voit hausser le ton de temps en temps, est-ce que tu ne serais pas le leader vocal de cette équipe ?

RG : J’essaye. C’est vrai qu’on a des joueurs qui sont assez discrets. Ce sont de très bons joueurs mais ils sont assez discrets donc parfois j’essaye d’être cette voix pour réveiller un peu les gens dans l’équipe.

TT : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la fin de la saison ?

RG : Déjà la bonne santé et les Playoffs.

TT : Pour finir, est-ce que tu peux nous dire si on te verra à Manille cet été ?

RG : Ça je ne sais pas encore. Pour l’instant je suis concentré sur ma saison. Bien sûr que j’ai envie d’y aller à 200% mais ce n’est pas toujours ma décision. En tout cas moi j’ai envie d’y aller et si j’y vais pas je serai à 100% avec les gars mais je ne peux pas savoir pour l’instant.

TT : Est-ce que vous en parlez entre Français quand vous vous croisez ?

RG : Oui, on en parlait avec Tony et Boris. Mais pour nous la situation est plus compliquée que pour eux donc pour l’instant on ne sait pas encore. On verra une fois le moment venu à la fin de la saison.

Pour appuyer les propos de Rudy, on terminera avec la compilation de tous ses contres de la saison dernière avec le Jazz. Et à 23 ans, il en a déjà une belle collection !

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