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Quoi, t’as pas vu le Thunder-Orlando de vendredi ?! Tu sais pas ce que t’as manqué…

2 prolongations, 275 points marqués, près d’une heure de combat à l’arme blanche, 4h de retransmission TV, 2 équipes qui ne voulaient rien lâcher à moins d’y laisser leur vie…

On magnifie l’affaire un poil mais Dieu que c’était jouissif ! Vendredi soir, que l’on était fan d’OKC, du Magic ou d’une franchise concurrente et qu’on eut le flair de tomber sur le dénouement de cette rencontre de malade, on a forcément pris son pied. Nul ne pourrait affirmer le contraire, même en choyant une conception très stricte de la manière dont le basket doit être joué. Car les deux antagonistes, réunis dans l’arène floridienne de l’Amway Center pour l’occasion, nous ont filés un orgasme visuel tout en se faisant plaisir, et ce avant toute chose. Menés de 14 unités à la pause, les protégés de Billy Donovan ont mis les bouchées doubles afin de nous proposer un money time dantesque, semblable à un ring de boxe où les deux guerriers en duel se sont échangés une série ininterrompue de jabs et d’uppercuts.

Comme dans un long-métrage dont l’intrigue aurait été devinée à l’avance, le Thunder refait son retard grâce à son tandem retrouvé, autrement dit Russell Westbrook et Kevin Durant. Assurant le show avec classe, tout deux en mettront plein les mirettes aux spectateurs de la salle qui en auront pour leur argent, voire davantage pour le supplément émotionnel de la fin de partie : 48 points/11 rebonds/8 passes pour le marsu, 43 pions et 12 prises pour l’arachnide, histoire de remettre les compteurs à zéro à une poignée de secondes du buzzer. Or, Victor Oladipo (triple-double avec un joli 21/13/10) voulait asséner le coup de grâce illico, chose qu’il pensait faire avec un crossover + step-back clutch pour hisser ses partenaires en tête. N’ayant plus de temps-mort à disposition, les campagnards de l’Oklahoma n’ont d’autre choix que de balancer une ultime ogive à la « désespérado ». RW s’exécute depuis le centre-ville d’Orlando et, avec l’aide complice de la planche, envoie tous les acteurs en OT. Cependant, Evan Fournier (22 points, 5 rebonds, 3 passes, 2 interceptions) et ses potes ne souhaitaient toujours pas abdiquer. Oladipo, encore lui, prolonge le bonheur des fans de 5 minutes supplémentaires au moyen d’un nouveau shoot plein de sang froid. Néanmoins, en dépit de toute leur volonté à survivre et vaincre, les disciples de Scott Skiles s’inclineront 139 à 136, au bord de l’épuisement tant moral que physique, mais la tête haute…

Mais au-delà des statistiques, du relevé des pourcentages au tir, de la rigueur défensive, de l’utilisation des rotations de part et d’autre ou de l’exécution des systèmes, cette opposition nous a rappelé pourquoi nous aimions tout particulièrement cet aspect addictif, presque aliénant, accolé de façon singulière à la NBA. L’audace des différents protagonistes, le niveau de difficulté des tirs tentés, la beauté des actions réussies : tous les ingrédients étaient alors réunis dans le but de lancer somptueusement cette saison 2015/2016 que l’on espérait comme des camés en manque de leur injection depuis plus de 4 mois de convulsions, de spasmes et de patience ravalée. Merci messieurs, c’était…hmm…comment dire…délicieux !

A revoir d’urgence en cas de coup de blues inopiné en pleine nuit, un médoc à l’adrénaline bien plus efficace que le Prozac ou un miteux cachet d’amphétamine. Vous verrez, votre médecin lui-même vous le conseillera…

Les highlights de Russell Westbrook :

Celles de Kevin Durant :

Et enfin, celles de Victor Oladipo :

Source image : Kim Klement-USA TODAY Sports

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