Equipe de France

France 74 – 67 Russie : le tandem De Colo-Gobert préserve l’invincibilité de nos Bleus !

Au bout d’un match sans réel enjeu pour les deux antagonistes, l’Equipe de France finit par s’imposer pour la quatrième fois d’affilée de son EuroBasket en achevant des Russes d’ores et déjà évincés de la qualification pour le second tour. Retour sur une nouvelle victoire qui a eu du mal à se décanter… 

Volontaire à mettre du rythme d’emblée, l’Equipe de France récite ses systèmes tout en vitesse et s’ouvre des solutions en périphérie. A la différence de ces récentes sorties, Nicolas Batum pointe davantage le bout de son zen en attaque, débridant en premier le score pour les siens. En face, Ruslan Pateev (6 unités très vite) ne se laisse pas impressionner par notre Rudy Gobert national et lui enlève quelques contres tout-cuits de sa gamelle. Mieux, il n’hésite pas à marquer en sa présence pendant que Vitaly Fridzon artille de loin avec succès. Un petit jeu que Nando De Colo maîtrise également à la perfection, l’expatrié tricolore du CSKA Moscou étant pétri de confiance et de bonnes attentions d’un bout à l’autre du parquet. Néanmoins, l’ardeur russe s’intensifie au fil des bombes envoyées à longue distance ; Fridzon (13 points et 2 rebonds à l’entracte), encore lui, porte même la marque à 17-8, ce qui pousse Vincent Collet à prendre rapidement un temps-mort afin de recadrer son cinq majeur. Certainement galvanisé par son titre de meilleur marqueur de l’histoire de l’Euro, chipé à Nikos Galis, Tony Parker se met alors en évidence (6 pions, 2 rebonds, 2 passes sur le QT) et permet à sa patrie de réduire aussitôt l’écart. Déjà qualifiés, les Bleus font tourner leur effectif dans le but que le banc, pas encore assez compact et efficient, se montre à son avantage à son tour. Bousculée à la prise aux rebonds, la France ne peut s’en prendre qu’à elle-même en contemplant, quelque peu nonchalante, l’avance construite par ses adversaires : 24-16 pour la Russie à la fin du premier quart !

Pire encore au commencent du deuxième QT, les Russes, bien qu’éliminés de la compétition, continuent à acculer les Français sous l’arceau, à coups de passes lobées derrière les écrans. La machine bleue tombe en rade et ne parvient pas à se relancer. A chaque fois que les hommes de Vincent Collet veulent instiguer une contre-attaque, la Russie stoppe la moindre incursion de nos Bleus dans leur QG. Léo Westermann et Evan Fournier ne sont pas à la fête (0/3 et 2 ballons perdus en 13 minutes combinées à ce moment-là), flottent sur les renversements de la balle au lieu de défendre avec plus d’insistance sur les extérieurs remplaçants d’en face… Les pertes du cuir s’enchaînent alors pour la France qui s’engouffre dans une flasque léthargie qui offre la possibilité à des Russes, véritablement libérés de toute pression, de stabiliser leur avantage. Cette rencontre allant de mal en pis pour nos champions 2013, Andrei Desiatnikov s’octroie le luxe de détruire salement « Gobzilla » à la suite d’une passe dans le dos de son meneur Khostov. Nos opposants s’amusent, se font plaisir quand nous n’arrêtons pas de baisser en régime et de stagner dans notre propre misère collective. En dépit de ce poster, Gobert s’active à remettre un peu d’ordre dans sa raquette (7 points et 2 rebonds à cet instant). En parallèle, le retour aux affaires de Nando fait un bien fou à la France qui retrouve des couleurs à l’approche de la mi-temps. Une ou deux interceptions par-ci, quelques pénétrations lumineuses par-là, les Bleus respirent alors un grand coup tout en redonnant le sourire aux spectateurs de Montpellier. De Colo agresse encore et encore les défenses ennemies, voyant souvent les fruits de ses efforts récompensés sur la ligne des lancers (10 unités à 4/4 aux FTs en 13 minutes de jeu). En somme, grâce à l’entrain exposé par le natif de Sainte-Catherine, la France revient à une possession de la Russie au buzzer de la pause sur un contre emphatique de sa « Stifle Tower » ! 36 à 34, les Bleus se réveillent.

Dès la reprise, Nando et Rudy portent toujours le groupe France sur leur dos. Le premier est tellement en forme qu’il s’essaie au chase-down tandis que le second crève l’écran de par sa force de dissuasion sous les paniers. A l’image du premier quart-temps, ce bon vieux Vitaly retrouve son stand de tir préféré, bien imité par Batum qui ne rechigne pas à dégainer dès qu’il est ouvert. La zone tentée par les Russes en milieu de QT coupe momentanément l’accès intérieur à nos Bleus mais Parker force les décisions au moyen de ses drives supersoniques. Le pourcentage au shoot des sbires d’Evgeny Pashutin demeure toujours sensationnel (40 % à trois-points au final), facteur-clef qui consolide leur infime avance au tableau d’affichage. Néanmoins, la bande à Tony P, doublant son compteur personnel sur ce quart-temps, reprend les commandes de la partie à l’entame du dernier round : 53-52 pour nos Bleus.

Ayant décidé de jouer son meilleur basket de l’EuroBasket cette nuit, Semen Antonov (13 pions et 3 prises) nous provoque des vertiges tant tout ce qu’il envoie dans les airs retombe inaltérablement dans le cercle. Les « coiffeurs » tricolores sont rappelés au combat et notre exécution marécageuse avec, aussi bien dans le registre défensif qu’offensif. Joffrey Lauvergne est dans le mal sur ses prises de position au poste, quand dans le même temps ni Mika Gelabale, pourtant précieux face à la Pologne, ni Charles Kahudi ne pèsent d’une quelconque manière sur le match à cet instant. On piétine dans la mouise sans l’altruisme d’un cadre arrivant à la rescousse ; la France patauge littéralement dans la semoule… A défaut de bien faire, la France s’acharne au sens mélioratif du terme. Grâce à leur obstination, les Bleus demeurent au contact de leurs opposants de l’Est en élevant leur intensité défensive d’un cran. Les fautes se multiplient de part et d’autre, les débats deviennent copieusement hachés et « L’Homme » donne enfin toute sa pleine mesure. Ce bon vieux Charles se distingue au meilleur des moments alors que des saucissons volent dans tous les sens. Or, histoire de finir le boulot, Nando le Ch’ti réapparaît et, comme par magie, décoche une flèche du parking qui revitalise le groupe tout entier à moins de 3 minutes du gong. « Jololo » retrouve également son énergie si particulière en allant s’écorcher vif dans les ronces russes (11 points et 7 rebonds au final) et ça paye direct ! Force de notre doublette De Colo-Gobert gagnante du soir (25 unités et 11 rebonds à eux deux), Nando balance un airball en catch-n- shoot qui se transforme en alley-oop rageur avec le pivot du Jazz à la finition, une action symbolique du match qui a le don de soulever le public tel un seul homme. Score final 74 à 67 pour nos Bleus !

4 sur 4 pour nos tricolores de choc qui n’auront plus qu’à affronter Israël avant de passer aux choses sérieuses ce weekend. Le banc a encore une fois montré bien des faiblesses avant de se rebiffer sur la fin sous l’impulsion salvatrice de Nando De Colo et de Rudy Gobert. Attention tout de même pour les remplaçants (Evan, on te voit) qui devront montrer davantage de consistance à l’avenir sur la vingtaine de minutes qui leur sera dédiée. Le but de ce soir était de faire souffler les tauliers et ça n’a pas vraiment été le cas. Néanmoins, on va se contenter du plaisir en bouche de ce nouveau succès avant la seconde partie du tournoi sur Lille. On avance, le regard toujours pointé vers l’horizon : come on, guys !

Source image : Twitter, L’actualité sportive

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