L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S02 Épisode 17 : Gregg Popovich au bord de la rupture d’anévrisme

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Des coaches chelous, des mecs bourrés ou râleurs, un croqueur… Un peu de tout dans cette nouvelle édition de l’Avis du Psy, mais toujours dans le respect des patients. Enfin presque.

A mesure que les Playoffs se rapprochent, certaines âmes s’égarent, notamment celles de coaches sentant la pression monter un peu trop vite jusqu’à leur cerveau. Pour le reste, chacun se soigne dans son coin avant d’aborder une postseason qui s’annonce chargée au cabinet…

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Monty Williams Monty Williams Il devenait urgent de faire venir Monty « Python » Williams à la clinique. Pour la simple et bonne raison que quelque chose semble ne pas fonctionner dans le cerveau du coach des Pelicans. En effet, malgré une saison très honorable de ses joueurs, qui échoueront très probablement à quelques encablures seulement des Playoffs, on a la nette impression ici que Monty fait tout pour faire échouer les siens. Par manque de discernement car il n’a toujours pas saisi que le tanking n’était plus au goût du jour à New Orleans ? Mystère. En tout cas, si quelqu’un pouvait lui expliquer qu’il possède en son roster le futur meilleur joueur de la Ligue et que de ce fait il est en droit d’appeler quelques systèmes pour lui… Imaginez un instant David Blatt, lors d’un Game 7, filer la gonfle à Tristan Thompson pour un shoot du parking et vous obtenez le genre de décisions aberrantes dont Williams nous gratifie depuis le début de saison. La consultation du Psy n’aura rien donné mais notre spécialiste aura au moins pu prévenir son patient que de grandes chances existaient pour qu’il ait beaucoup plus de temps pour consulter la saison prochaine. Si vous voyez ce que je veux dire.

DeMarcus CousinsDeMarcus Cousins Une déclaration de DeMarcus Cousins a cette semaine fait réagir le Psy. Le pivot des Kings a en effet proclamé que son équipe de Kentucky en 2010 dégagerait sans doute la version 2015. Soit, et de toute façon le problème n’est pas là car ce genre de comparaison reste stupide et invérifiable. Le véritable appel à l’aide envoyé ici par DMC (car oui, les diplômes du Psy lui permettent de voir ce que vous, simples humains, ne pouvez même pas imaginer) vient en réalité du fait que son équipe universitaire était tout simplement plus forte… que les Kings cette année ! Et la simple évocation de cette idée a fait sortir de ses gonds DeMarcus au cabinet, ce dernier ayant la sale impression de régresser au fur et à mesure que sa carrière avance. Très compréhensif avec l’un de ses chouchous, le Psy a voulu apaiser un peu les tensions en lui rappelant qu’il aurait très bientôt l’occasion d’oublier toutes ces galères en vacances et qu’avec un peu de chance, Sim Bhullar le rejoindrait bientôt dans la raquette pour lui filer un coup de main. Sauvé.

    Nick Young       Nick Young Bientôt un mois que l’on n’a pas vu « Swaggy-P » sur un parquet NBA et le jeune homme s’impatiente au moins autant que nous. Il ne squatte malheureusement plus les Shaqtin’ A Fool et pour couronner le tout, sa meuf a visiblement ralenti la cadence au niveau des featuring avec tous les êtres humains de la planète. Du coup, la vie médiatique de Nicky est aussi désertique que la colonne victoires de son équipe et il a donc du trouver un stratagème pour que l’on puisse enfin reparler de lui. Malheureusement, pour ce faire, il a opté pour une nouvelle coiffure qui n’est pas sans rappeler une platée de nouilles et ça, le Psy TrashTalk ne valide absolument pas. On savait tous que « Nico Jeune » avait une certaine idée de la mode mais là il est allé beaucoup trop loin et lors de son passage à la clinique, son praticien préféré a donc tenté de lui tondre ces horribles bouclettes. Pas de chance, Nicky a finalement réussi à s’enfuir, bien aidé par un Carlos Boozer ayant attiré l’attention du Psy en hurlant « and one » sous les fenêtres du cabinet… Moralité : ces Lakers sont peut-être mauvais et mal sapés mais au moins, ils se serrent les coudes.

Dwyane Wade   Dwyane Wade 25, 28, 34, 28, 25, 32, 32. Non ce n’est pas le nombre de poulets que mange chaque jour Glen Davis. Et ce n’est pas non plus le nombre de balles perdues par Russell Westbrook lors de ses derniers matches. Il s’agit bien là du nombre de points marqués par un petit jeune dont on risque de reparler : Dwyane Wade ! Pour redevenir sérieux quelques secondes, l’arrière du Heat est donc dans une forme olympique en ce mois de mars si bien que le Psy s’est tout simplement demandé s’il n’avait pas bouffé les crèmes anti-rides qu’il lui avait conseillées la dernière fois. Parce que l’on a beau être très content pour « Flash », ce soudain regain de forme reste suspect aux yeux des spécialistes gériatrie de la clinique. On va donc surveiller ça de très près : l’alimentation tout d’abord, mais aussi ses nombreuses allées et venues à la pharmacie de garde, révélées au Psy par Mario Chalmers la petite balance. Attention Dwyane, on te voit…

Joffrey LauvergneJoffrey Lauvergne Son arrivée avait joui d’un timing parfait. Un clown aux commandes, des joueurs qui se partagent bêtement le temps de jeu et donc la possibilité de s’aguerrir rapidement dans un jeu différent de celui qu’il avait connu jusque là. Puis badaboum, l’arrivée d’un nouveau coach qui connaît un peu le basket, des rotations forcément devenues plus logiques et Joffrey est donc désormais abonné au banc et à grand maximum quelques minutes de garbage time… Triste affaire pour un joueur qui se doit de jouer pour assurer sa place dans le groupe France à l’automne, et qui n’a tout simplement pas traversé l’Atlantique pour tartiner les donuts de JJ Hickson… Le Français a donc eu besoin de se confier longuement au Psy pour lui faire part de ses doutes, de sa peur de ne pas avoir pris la bonne décision, de sa crainte aussi de devenir un sous-Johan Petro devant terminer sa carrière en N3 groenlandaise. Allez Jo’, encore quelques semaines à ronger ton frein et tu pourras venir te faire câliner en France? Nous on t’aime et on sait ce que tu vaux !

Zach Randolph  Zach Randolph Le commissaire Gibert est de retour à la clinique pour décréter l’alerte générale. Et cette fois-ci ce ne sont pas les Marseillais qui sont en danger mais bel et bien tous les habitants du Tennessee. La raison des craintes du Psy ? Tout simplement un Zach Randolph en train de monter dans les tours à mesure que les Oursons laissent filer des victoires faciles. Malgré la bonne place de Memphis à l’Ouest, cette saison est loin d’être un fleuve tranquille pour les coéquipiers de Z-Bo et ce dernier commence à sentir les premières démangeaisons, celles-là même qu’il avait senties quelques années en arrière à Portland, juste avant de se transformer en ce mutant bagarreur et malsain, dans le besoin continuel à l’époque de se nourrir de viande fraîche durant chaque match des Blazers. Dave Joerger et tout le roster des Grizz’s sont prévenus, s’ils ne veulent pas voir Zach se transformer en monstre, il va falloir se retrousser sérieusement les manches…

Lou Admunson  Lou Admunson Tout part d’une soirée psychédélique. Les Knicks l’emportent face aux Spurs grâce notamment à ce bon vieux Loulou, auteur de 12 points et 17 rebonds (career-high au gavage) et clutch au possible en fin de match. On se dit alors que la Terre s’est mise à tourner dans le mauvais sens. Mais le plus fou reste à venir. Hier, aux alentours de 18h, quelques instants avant un match importantissime face aux Wolves pour l’avantage du terrain en Playoffs, Lou est aperçu nu dans les rues de Big Apple, apparemment éméché depuis de longues heures après avoir fêté comme il se doit son meilleur match en carrière. Un comportement indigne d’un joueur professionnel et durement sanctionné d’une baffe dans la gueule par un Psy révolté, au moins autant par une telle attitude que par la défaite des Spurs. Le pire dans tout ça ? L’effronté sosie de Lorenzo Llamas dans « Le Rebelle » a osé se pointer au cabinet avec un jersey du Heat floqué Ray Allen. Sanction immédiate, si vous cherchez Lou Admunson, commencez par regarder dans la cave du Psy.

  Reggie JacksonReggie Jackson Comme Bart Simpson, Russell Westbrook s’est découvert récemment un jumeau maléfique, ou plutôt un jumeau nul. Son nom ? Reggie Jackson. En effet, non content d’avoir apporté à Detroit une scoumoune encore plus balèze que celle que Josh Smith avait en son temps instaurée, l’ancien joueur du Thunder semble se faire un kif dernièrement, à savoir envoyer des stats de cheval, tout en se fichant clairement du destin de son équipe. Le triple-double crado envoyé au lendemain de son « 20 points/20 assists » témoigne de l’état d’esprit actuel de Reggie. Convoqué par le Psy, il n’a donc pas mis longtemps pour avouer que les performances de Russell Westbrook le rendaient fou au possible et qu’il s’était lancé le défi perso de faire au moins aussi bien que son ancien partenaire à Oklahoma. Le Psy a donc dû prendre des pincettes lui expliquer que ses grandes ambitions devraient sûrement être revues à la baisse, tout simplement car il ne possède pas le quart du talent de Russ’. Des mots difficiles à entendre pour le petit Reggie, reparti du cabinet les larmes aux yeux et la morve au nez. Allez va, t’en verras d’autres gamin.

Quin Snyder      Quin Snyder Planquez les gamins car on a ici à faire à un vrai cinglé. C’est d’ailleurs la première fois depuis l’ouverture du cabinet que le Psy a tenu à être accompagné. Il faut dire que d’après les informations reçues par un certain Rudy G, les techniques de motivation du coach du Jazz seraient plus que limites… Déjà, quand on voit la tête de psychopathe de Quinny sur le banc, tout ça n’est qu’à moitié étonnant. Mais en apprenant que le coach rookie organisait des combats de chien avec ses joueurs pour tester leurs réflexes et qu’il leur envoyait des décharges électriques à chaque fois que l’équipe prend plus de 80 points dans un match, le Psy s’est vu obligé de contacter « SOS jeunesse en danger ». Le plus étrange dans cette histoire étant que les joueurs eux-même semblent frappés du syndrome de Stockholm car ils sont tous passés chacun leur tour au cabinet pour prendre la défense de leur coach… Une situation compliquée qu’il faudra rapidement éclaircir du côté de Salt Lake City, histoire de ne pas assister au premier suicide collectif d’une équipe NBA… Anyway, Mulder et Scully sont sur le coup. On vous tient au jus.

Gregg PopovichGregg Popovich On en parlait un peu plus haut, Gregg Popovich a connu cette semaine l’une de ses soirées les plus WTF en carrière en voyant Lou Admunson, Cole Machin et Langston Truc se jouer de ses Spurs. Quelques jours auparavant, c’était Kyrie Irving qui devenait le premier mec depuis Rahan à marquer 50 points sur la tête d’une équipe gérée par Pop. Beaucoup de déconvenues pour Greggory, si l’on rajoute également une saison globalement décevante et passée à des places peu habituelles pour les Spurs. Du coup, le coach cinq fois bagué est en pleine introspection et serait selon nos sources à deux doigts de nous faire une « Into the Wild », voire une  » Dirk 2007 « , à savoir se retirer pendant des mois dans des terres inhabitées pour picoler comme un trou et jouer du ukulélé nu sur la plage. Vous ne serez donc pas étonnés si au lendemain de la défaite des Spurs en demi-finales de Conference, le vieux Gregg prend un avion pour ne revenir aux affaires qu’en octobre prochain. Il faudra peut-être bien ça pour repartir en forme pour une dernière danse.

4 semaines à peine et les Playoffs débarqueront donc dans vos vies et dans vos PC. On vous conseille tout de même de prendre quelques forces d’ici-là, si vous ne voulez pas vous retrouver à partager une chambre avec DeMarcus Cousins après avoir craqué pour avoir zappé trop d’heures de sommeil. Alors suivez le conseil du Psy et engrangez du repos, ça pourrait vous servir…

image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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