Lakers

Kobe Bryant – « The Interview » avec Ahmad Rashad : on fait le point avec le Mamba, passages traduits par la maison

Diffusée sur NBA TV la nuit dernière, l’interview XXL de Kobe Bryant avec Ahmad Rashad a permis d’en savoir encore un peu plus sur le « Black Mamba ». Du coup, TrashTalk s’est mis en mode traducteur pour vous offrir les meilleurs passages en version française. De Shaq à Michael Jordan, en passant par Phil Jackson, ses problèmes de blessures et plein d’autres choses encore, Kobe Bryant dit tout. Et comme d’habitude avec lui, c’est sans langue de bois.

Sur Shaquille O’Neal :

Ahmad Rashad (A.R.) : Durant les années Shaq, étiez-vous amis ?

Kobe Bryant (K.B.) : Non

A.R. : Quel était le problème, pourquoi n’arriviez-vous pas à coexister ?

K.B. : Je suis obsessionnel, quelqu’un qui est prêt à travailler beaucoup pour atteindre ses objectifs. Et lui, il voulait faire autrement. Du coup, nous nous rentrions dedans constamment. Et je ne lâchais pas l’affaire, lui non plus. Il me disait de lui donner la balle et je lui répondais : « Non, je te donne la balle seulement si tu bosses ! » Nous n’étions pas du genre à nous sourire pour ensuite critiquer par derrière. Nous nous parlions en face pour régler les problèmes et puis nous nous disions « allons-y et gagnons ».

A.R. : Vous avez gagné avec Shaq, puis ce dernier est parti. C’était plus important de gagner sans lui ?

K.B. : Oh oui. Parce que tout le challenge est là. Pour des raisons diverses, certains pensaient que j’en étais incapable. Mais je connaissais la vérité de la situation, et Shaq aussi. Je n’étais pas un lieutenant. Quand vous me voyez chaque jour, vous savez de quoi je suis fait. C’était insultant pour moi de voir des gens penser ça.

Sur Michael Jordan :

K.B. : C’était un match fun où j’ai beaucoup appris (à propos de la rencontre du 17 décembre 1998, face à Michael Jordan où il a inscrit 33 points). J’ai compris à quel point Michael était technique. C’était une chose de le voir jouer et une autre de jouer contre lui. Sa technique était parfaite. Et je voulais m’assurer que la mienne le soit aussi. C’était une source d’inspiration pour moi. J’ai grandi en le regardant et en ayant le même type d’avantage par rapport à cet esprit de compétition. Michael et moi savons quels joueurs nous pouvons intimider, lesquels sont effrayés. Parfois, vous tombez sur des joueurs qui ont le même ADN que vous, le même esprit de compétition. Vous réalisez alors rapidement que le trashtalking ne marchera pas avec eux.

A.R. : Avez-vous rencontré ce type de joueur, qui possède la même passion que vous pour le jeu ?

K.B. : Russell Westbrook. Il est tellement agressif, comme moi.

Sur Phil Jackson :

A.R. : A quel point Phil Jackson a t-il été important pour l’évolution de Kobe Bryant ?

K.B. : Quand il est venu, tout a changé. Ma vision du jeu a changé. J’étais surtout axé sur le coté tactique, les entrainements, les fondamentaux. Avec lui, j’ai appris la partie spirituelle du jeu. J’ai compris comment mettre mon égo de côté. Ce que Phil a fait pour moi, c’est de m’avoir fait comprendre qu’il existe un niveau encore supérieur, quelque chose de plus grand dans ce jeu.

Sur le leadership :

K.B. : Dans chaque type de leadership, le défi est de réussir à mener les autres membres avec vous. Et c’est encore plus dur quand vous avez ma personnalité, où vous pensez que vous pouvez changer les choses par vous-même quand elles vont mal. Le leader est esseulé, mais il n’y a aucun soucis avec ça. Je ne vais pas être effrayé par des confrontations qui peuvent nous mener là où nous voulons. Les gens pensent que ceux qui gagnent sont ceux qui se tiennent la main ou chantent ensemble. Mais c’est une idée reçue. Ce n’est tout simplement pas la réalité. Si vous êtes un leader, vous ne plairez pas à tout le monde. Il faut rendre les autres responsables, même si cela peut être inconfortable. Le but est de ressortir le meilleur de chacun. C’est ce que doit faire un leader.

Sur les Spurs et « l’ère Kobe Bryant » :

A.R. : Sommes-nous à la fin de l’ère Kobe Bryant ?

K.B. : La fin de l’ère Kobe Bryant ? Je ne peux pas dire ça. Je pensais que les Spurs étaient finis il y a 20 ans. Et ils sont encore en train de gagner. Donc j’espère avoir la même renaissance qu’eux.

A.R. : Cela ne sera pas pour cette saison comme vous êtes blessé. Mais peut-être l’année prochaine, ou celle d’après ?

K.B. : Qui sait ? J’en sais rien

Sur ses blessures :

A.R. : Vous vous êtes blessé à l’épaule. Parlez-moi de cette blessure et sur le fait que vous êtes forfait pour la saison.

K.B. : C’est une déchirure au niveau de la coiffe des rotateurs. Ce qui est marrant, c’est que j’ai joué avec cette douleur depuis longtemps, mais j’ai continuer à insister dessus.

A.R. : A quel point est-ce difficile de gérer les blessures quand elles vous tombent dessus sans véritable raison ?

K.B. : Vous contrôlez ce que vous pouvez contrôler.

A.R. : Avez-vous déjà eu le sentiment de ne jamais pouvoir revenir d’une blessure ?

K.B. : Le tendon d’Achille, c’était brutal.

A.R. : Mais vous êtes revenu…

K.B. : J’ai fait ce que je devais faire. Chaque jour. Évidemment, j’ai eu des moments de doute. Mais c’est parce que je regardais la chose d’un point de vue global, il faut se concentrer sur chaque étape. C’est ce qu’il m’arrive actuellement, avec mon épaule ! Quand le docteur m’a dit qu’il fallait passer par un processus de 9 mois, je me suis dit : « Ohhhh ! C’est juste ce que je viens de faire ! 9 mois ! Et maintenant, il faut tout recommencer. »

A.R. : Qu’est ce qui vous motive là-dedans ?

K.B. : Le processus. Je veux voir si je peux y arriver. Je ne sais pas si je peux. Mais je veux voir. Je vais faire ce que j’ai toujours fait. Réduire chaque chose à sa plus petite forme, au plus petit détail. Et ce chaque jour, un après l’autre.

Sur sa vie après le basket :

K.B. : Avec les nombreuses blessures, j’ai pu me poser la question de savoir ce qui arrivera après le basket. Mais j’y pense depuis longtemps, même quand j’avais 20 ans. Quand je me suis blessé au tendon d’Achille, je me suis dit qu’il fallait vraiment que j’y réfléchisse. Je me suis rendu compte que la fin pouvait être beaucoup plus proche que ce que je pensais.

L’interview complète

Source interview : NBA TV

Source image et vidéo : Dailymotion

1 Comment

1 Comment

  1. Gerardlerouge

    18 février 2015 à 10 h 49 min at 10 h 49 min

    Le mec ose dire qu’il a laissé son ego de côté..

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top