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Brandon Jennings sort de la dépression et veut changer l’état d’esprit des Pistons

Actuellement avec certains Pistons à Detroit pour s’entraîner de façon informelle avant la reprise officielle, Brandon Jennings s’est confié au journal de la ville sur ses aspirations, ses entraîneurs et la saison passée.

Échangé l’été dernier contre Brandon Knight et Khris Middleton, on ne peut pas vraiment considérer la première saison de Jennings aux Pistons comme une réussite. Elle lui a certes permis de signer une extension de contrat, mais la franchise a terminé sur un bilan de 29-53. Le meneur de jeu a affiché ses plus basses statistiques au scoring depuis son entrée en NBA, avec 15,5 points à 37% de réussite.

Une saison à oublier. Cet été, le joueur a fait un break dans sa Californie natale. Enfin ça, on le déduit par le poids qu’il a pris : 11 kilogrammes. Impossible de faire ça sans traîner avec Glen Davis. En même temps, le meneur était plutôt sec pour un basketteur professionnel.

 Dans les bons jours, je fais entre 84 et 86 kilogrammes

Brandon semble être plus épais, sans pour autant sembler empâté. L’ajout de poids devrait lui permettre d’être plus costaud et plus efficace défensivement, mais aussi offensivement, lorsqu’il va au cercle. Le nouvel assistant coach de la franchise, Tim Hardaway, l’aide en ce sens : « Il est toujours aussi bon, juste plus lent. On a travaillé tous les jours en mettant beaucoup l’accent sur son shoot. » En même temps, vu les faibles pourcentages extérieurs que nous fournit Jennings depuis le début de sa carrière, c’est clairement un point faible à gommer. Les deux hommes ont déjà développé de bonnes affinités, et l’ancien meneur du Heat aux crossovers dévastateurs voudrait inculquer à son poulain un peu de sagesse.

Si le camp n’ouvre ses portes officiellement que le premier jour d’octobre, la quasi-totalité de l’effectif est déjà en train de bosser, sur la demande de Stan Van Gundy, récemment nommé coach et président des opérations basket de la franchise. Et le joueur a l’air d’apprécier les méthodes de son nouveau coach, le comparant même à son ancien mentor à Milwaukee, Scott Skiles :

D’habitude, les mecs rentrent à Detroit mais vous ne les voyez pas jusqu’au Media Day. C’est bon qu’on soit ensemble depuis trois bonnes semaines, à se préparer pour la saison.

Il (ndlr : Stan Van Gundy) est vraiment très regardant sur les détails et nous pousse à jouer vraiment en défense et à donner notre maximum, tous les soirs. Il nous a déjà dit qu’il n’attendait pas qu’on puisse éteindre quelqu’un de façon individuelle. Les joueurs sont trop bons. Mais on se doit de fournir de gros efforts et de jouer en défense de façon collective.

Brandon Jennings a des choses à prouver, de façon individuelle, mais aussi collective. Le joueur donne l’impression d’avoir eu une prise de conscience :

Je vais être honnête, c’était ma pire année. J’ai dû gérer pas mal de choses. Ma fracture de la mâchoire, ma perte de poids, ne pas pouvoir faire la pré saison, louper des matches. Puis, finalement, trouver mon rythme et voir Mo (ndlr : Cheeks, l’ancien coach) se faire virer, et j’étais de nouveau mal. C’était la pire saison que j’ai vécue, un ascenseur émotionnel.

Avec un zeste de recherche d’autodestruction dans une personnalité déjà bien particulière, le natif de Compton a passé la saison à se battre psychologiquement contre le reste du monde. A l’écoute de la moindre critique, Brandon a parfois donné l’impression de forcer son jeu, cherchant coûte que coûte à faire fonctionner son mariage avec les Pistons. Les critiques n’ont pas été tendres avec lui, lui reprochant de trop tirer, de ne pas suffisamment défendre, ou de ne pas être un bon passeur, alors qu’il sortait sa meilleure moyenne de passes décisives en carrières avec 7,6 offrandes par rencontre. On a parfois pu voir un jeune joueur brillant, parfois un croqueur intempestif. Ce dédoublement de personnalité reflétant sans doute la confusion qui agitait le cerveau de Jennings. Son pourcentage aux shoots est toujours indigne de son potentiel. Mais plus question pour lui de donner trop d’importance aux critiques.

Lors de certains matches, je ne voulais même pas shooter. Cette année, je le ferai, je jouerai juste au basketball. Les seuls que j’écouterai seront Stan et le coaching staff.

Une autre chose qu’il aimerait changer au sein du vestiaire, c’est le manque de prises de responsabilités.

Cette année sera sans aucun doute différente. Et je sens qu’en tant que joueur, je serai le premier à dire quand j’aurai merdé. Si vous pouvez vous tenir vous-même pour responsable, et arrêter de pointer systématiquement les autres du doigt, alors tout ira mieux, parce que chacun se respectera dans le vestiaire. Vous devez être en mesure de vous parler. J’ai toujours cru à ça. Toujours. Mais vous devez être authentique sur ce sujet. Vous ne pouvez pas juste dire “C’est ma faute”. Non, vous devez vous expliquer. J’aurai dû le faire. J’aurai du aider. Je veux dire, on est adultes maintenant (rires). On doit commencer à agir comme tels.

Finissant la saison en roue libre, les Pistons ont mal vécu le renvoi de Maurice Cheeks, se demandant sans doute la raison alors que l’équipe était à un match de la 8ème place à l’Est, avec un bilan de 21-29. Résultat : une fin de saison catastrophique, puisque l’équipe a gagné 8 rencontres sur les 32 restantes, soit 25% de victoire.

Est ce que j’ai boudé ? C’est possible mais je pense que tout le monde l’a fait. Vous voyez quelqu’un le faire, et alors vous boudez. C’était juste quelque chose de commun.

Avec l’ajout de D.J. Augustin et la présence de Will Bynum, la concurrence sera féroce sur les postes extérieurs. Brandon et les Pistons se donnent comme objectif les PlayOffs. Rien que ça. Dans une conférence très faible, tout est possible. Pour y arriver, il faudra que Jennings élève son niveau de jeu, pour peut-être approcher un jour le potentiel qu’on lui enviait.

Source image et article : Detroit News

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