Draft NBA

Draft 2014 : Doug McDermott, ou « Kyle Nowitzki » pour les intimes

Sous ses airs d’étudiant modèle, le regard triomphant le soir du bal de promo de sa fac, Doug McDermott comporte de nombreux atouts, d’ordre principalement offensif, qui sauront séduire plusieurs organisations de la Grande Ligue. Cependant, s’il souhaite aussi bien faire le show en NBA qu’il le faisait dans le championnat NCAA, le garçon devra davantage s’acclimater à un poste d’ailier et délaisser les dangers qui s’offriraient à lui dans la raquette. Sans plus attendre, place tout de suite à sa fiche technique !

Profil

Âge : 22 ans. A effectué le cursus complet en Université. Après tout, pourquoi se passer des bonnes choses ?!

Position : Ailier ou ailier fort. La deuxième solution semblera très peu réalisable.

Equipe : Creighton Bluejays. Tout pareil que Kyle Korver. A la limite de l’usurpation d’identité…

Taille : 2m03 centimètres. Une bonne taille pour jouer à l’aile, beaucoup moins pour jouer près de la peinture sauf si on s’appelle Barkley ou Rodman.

Poids : 102 kilos. Une petite mise à la diet’ cet été ne serait pas de refus, histoire de gagner en vivacité pour tout démarrage ligne de fond ou charge dans le trafic.

Envergure : 210 centimètres. Rien de bien révolutionnaire dans ce registre.

Statistiques 2013/2014 : 26,7 points, 7 rebonds et 1,6 passe décisives de moyenne. Meilleur scoreur de NCAA cette saison. Propre.

Comparaison : encore et toujours Kyle Korver. Quelques touches de Dirk Nowitzki, un soupçon de Mark Walhberg et admirez le travail !

Prévision TrashTalk : probablement coincé entre les portes du Top 10.

Qualités principales

S’il y a bien une force majeure qui ressort de son jeu, c’est bien celle-ci : scorer, encore et encore. Au terme d’une saison réussie sur le plan personnel sous le maillot des Bluejays, McDermott en ressort meilleur marqueur et se classe même à la cinquième position des meilleurs scoreurs du championnat universitaire de tous les temps. Très adroit en catch-and-shoot, en sortie d’écran, en transition ou après le dribble, il fait partie du haut de tableau des snipers d’élite de cette Draft 2014. A mi-distance et derrière la ligne à trois-points, le natif de Grand Forks dans le Dakota du Nord enfile les banderilles sans concession, fier d’un pourcentage élevé à longue distance cette année (près de 45 %). Ainsi, même si sa prise de position est contestée, il profite d’une mécanique de shoot très rapide qui pourrait le rendre très performant en NBA en conclusion d’un système, après s’être faufilé entre les écrans, à la manière d’un Kyle Korver, son sosie officiel. Tout à fait le type de joueur à même de sortir quelques gros cartons d’ici peu ! De plus, il dispose d’un panel offensif très fourni, dont ce fameux step-back sur un pied, propriété et cher à l’Allemand Dirk Nowitzki. D’un point de vue défensif global, le garçon a un esprit d’équipe très avancé et saisit les dilemmes imposés par la physionomie d’un match. McDermott n’hésite pas à se jeter corps et âme sur la balle et propose des solutions pour ses coéquipiers sur les aides. Qu’il maîtrise ou non son sujet, il ne reste jamais les bras croisés et se rend disponible pour son escouade.

Défauts majeurs

S’il a vraisemblablement hérité du move signature du « Wunder Kid », le shooteur de Creighton a également hérité de ses qualités défensives. D’une part, McDermott devra oublier très l’idée de jouer ailier fort en NBA car son manque de taille et d’explosivité représenterait un énorme risque pour n’importe quelle escouade de la Ligue, même si elle décide de passer en mode « small ball » sur certaines séquences. En effet, et c’est là où le bât blesse, l’archer dévoile des carences assez inquiétantes en vitesse des deux côtés du terrain alors qu’il sera très probablement amener à composer au poste 3 dans un futur proche. Ses aptitudes non négligeables au poste ne seront mises en valeur que sur des switchs défensifs en cours de possession, chose qui devrait le faire tâter le ballon moins fréquemment, moins longtemps, mais surtout loin de la peinture adverse. D’autre part, cette perspective du haut niveau lui imposera le défi de modifier d’emblée ses habitudes et son efficience sur les terrains, un avantage en NCAA dont il ne bénéficiera plus dans les débats rugueux aux quatre coins de la Grande Ligue. En somme, dès cette été, il serait judicieux pour Doug McDermott d’initier un programme en béton armé qui développerait ses vertus athlétiques dans les plus brefs délais afin que le jeune homme puisse contenir les ailiers et, si nécessaire, les ailiers forts de son calibre sans trop paraître débordé ou surclassé.

Conclusion

Progéniture de l’entraîneur de sa fac de Creighton où il fut idolâtré pendant quatre saisons, Doug McDermott s’apprête à rentrer dans le vif d’un monde professionnel qui lui réserve bien des louanges mais aussi bien des difficultés. Si marquer des points ne semblera aucunement être un frein à son évolution en NBA, ses failles athlétiques devraient l’amener à bosser davantage sur son physique et sur sa vélocité, insuffisante à l’heure actuelle. Néanmoins, bon nombre de franchises du premier tiers de cette Draft ne devraient pas tergiverser à s’attacher ses services et mettre à profit son instinct notable au scoring. En un mot, au sein d’une équipe privilégiant le jeu up-tempo, McDernott saurait y trouver son bonheur et montrer de quel bois il se chauffe réellement.

Source image : ESPN

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