Spurs

Interdit aux moins de 18 ans : Les Spurs flagellent les Bulls

On nous avait vendu un choc entre l’équipe ayant abattu Miami dimanche soir et des Spurs pratiquant actuellement (depuis 10 ans?) le plus beau basket de la ligue. On a eu droit à une nouvelle démonstration des Texans, tellement rapides et impeccables dans tous les secteurs du jeu que les Bulls en sont encore à chercher l’ombre des coéquipiers de Toni Pi dans les travées du United Center. Une boucherie en première mi-temps et une sieste en seconde, les Spurs n’ont donc maintenant besoin que de la moitié des matches pour s’imposer. Flippant…

Dès l’entame, les Spurs semblent possédés et mettent un rythme d’enfer sur le parquet. Attaques en 5 secondes, adresse diabolique de Tony Parker et Kawhi Leonard, et surtout un harcèlement de l’attaque des Bulls digne des plus belles heures de Bruce Bowen… Chicago n’ y est pas, Joakim Noah est complètement coupé de l’attaque et les Bulls s’en remettent à des tirs forcés qui forcément trouvent plus facilement la planche que le filet… En revanche, côté texan, tout va comme dans un rêve et Parker récite durant ce premier quart-temps une partition à faire fantasmer tous les meneurs de la planète. Shoot à mi-distance, fautes provoquées et pénétrations à la limite de la violence dont un spin move sur Kirk Hinrich si violent que s’il vous le fait à vous, c’est minimum 3 côtes cassés et un bassin déplacé… Ah oui j’oubliais, rajoutez 5 assists à ses 16 points au 1er quart temps, des caviars pour les snipers d’élite Kawhi Leonard et Manu Ginobili, et vous obtenez un score après 12 minutes de … 38-14! Wokay…

On prend les autres et on recommence pour le 2ème quart temps. Si le meneur Français n’est plus là pour driver le dragster Texan, Patty Mills prend un malin plaisir à ridiculiser à son tour la défense des Bulls pour marquer de loin et servir Ginobili et Marco Belinelli qui signe son entrée avec 2 ficelles en 30 secondes… Boris Diaw s’invite également à la fête et porte son adresse sur les 4 derniers matches à 17/19, tout est terriblement parfait et franchement ça en devient presque grisant… Côté Bulls, si on cherche très profondément du positif, on peut tout de même noter la bonne entrée de DJ Augustin, qui tente tant bien que mal de garder son équipe la tête hors de l’eau jusqu’à la mi-temps, atteinte sur le score de 61-33… On vous conseille aussi à ce moment là l’image de cette première mi-temps: Hinrich qui se vautre en contre attaque avant de servir Taj Gibson qui nous pose son plus beau tomar raté de la saison. Quand on vous dit que rien ne va…

On se doute bien qu’à ce moment là, Gregg Popovich va intelligemment reposer ses cadres et on a… raison. Ce qui donne lieu à un 3ème acte pas très sexy, où les Bulls en profitent pour revenir dans le match. Non en fait on déconne, l’écart fond à peine puisque si l’ensemble des Spurs baisse un peu le rythme, ce n’est pas le cas d’El Contusion qui profite de ce match pour rappeler que dans la course au 6th man of the year, il faudrait peut être commencer à reparler de lui. Sinon pour faire beau, Jooks noircit la feuille pour se rapprocher une nouvelle fois d’un triple double et Jimmy Butler augmente un peu sa moyenne de points, le gaillard ayant d’ailleurs apparemment épuisé son mode défense dimanche face à LeBron, vu la facilité avec laquelle les ailiers texans empilent les paniers… Allez, on vous sort LA stat de la soirée: les Bulls remportent le 3ème quart temps et recollent à -24 au buzzer…

Pour finir tranquillou sa soirée promenade, le Pop fait rentrer pour ce dernier quart temps ses re-sta Aaron Baines, Matt Bonheur et Nando De Colo Cory Joseph. A croire qu’il s’en fout du score le général en chef de l’armée Spurs… Et de toute façon, on en assez vu pour ce soir du bon basket… On vous fait pas la chanson, le dernier quart temps est d’une laideur atroce malgré des duels alléchants (Bonner vs Mohamed, Fredette vs Joseph) et les Bulls profitent des différents tests des Texans pour se rapprocher et donner au score final un aspect un peu moins glauque… On aurait même pu assister au come-back de l’année orchestré par Fredette et sa bande de sub déchaînés mais les pauvres partaient vraiment de trop loin… Score final 104-97, la note sera moins salée demain au réveil pour les fans des Bulls…

Pour les amateurs de chiffres, on retiendra une fois de plus que Gregg Popovich aura pianoté un maximum sur la touche bench (personne à plus de 30 minutes). Tony Parker termine à 20 points et 9 assists en marchant, Ginobili à 22 points à 9/11 les yeux bandés. Coté taureaux, nouveau bon match de DJ Augustin (24 points) et match complet de Noah malgré la défaite (13 points, 8 rebonds et 7 assists).

Une mi-temps au dessus des étoiles et l’autre complètement foirée. 7ème victoire consécutive au passage. Soirée mi-figue mi-raisin pour les Spurs mais on se dit que quand cette équipe jouera intensément pendant 48 minutes, ça risque de faire très mal… Pour aller chercher la première place avant les Playoffs, il faudra être très très fort, la meute est prévenue. Pour les Bulls, avertissement sans frais même s’il faudra batailler jusqu’au bout pour tenter d’attraper in extremis la 3 ème place à l’Est, pour l’instant propriété des étonnants Raptors. Allez on vous laisse on doit aller écouter Gregg Popovich gueuler…

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