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All-Star Weekend 1997 : une édition historique à Cleveland

Kobe Bryant Draft NBA 1996

Retour sur un grand moment du All-Star Weekend et son édition historique de 1997.

Source image : Youtube, montage @TheBigD05

La saison régulière, c’est sympa, les matchs se multiplient, mais on ne regarde plus que d’un oeil discret ces rencontres sans véritable enjeu. Entre les joueurs mis au repos, les coaches qui testent des rotations et les équipes qui tankent, difficile de vibrer avec intensité. Pour vous aider à patienter, petits retours sur les grands moments de l’histoire des playoffs. Parce que c’est à cette période de la saison que les légendes naissent et que les fauves sortent les crocs. 

Et les All-Star Game dans tout ça? Avant tout un show à l’Américaine, No Defense, peu -pas- d’enjeu. Pour autant, ils contribuent aussi à l’Histoire de la NBA et à la légende de certains joueurs. Exceptionnellement aujourd’hui, quelques jours après le All-Star Weekend, nous allons revenir sur un grand moment de cette célébration annuelle. Retour en 1997, car cette édition a été à plus d’un titre historique.

Contexte

Lors de ce All-Star Weekend, la NBA célèbre ses 50 ans. Pour fêter ce demi siècle, elle élit les 50 meilleurs joueurs de son histoire qui sont conviés pour une photo souvenir à la mi temps du All-Star Game (liste ici). Le temps d’une photo, tout s’arrête. Seuls trois d’entre eux sont absents. Le défunt Pete Maravich, le convalescent Jerry West (représenté par ses deux fils) et le blessé Shaquille O’Neal sont absents. Sérieusement Shaq, un bobo au genou qui t’empêche de venir pour poser avec les plus grands? Bref, ne polémiquons pas, profitons juste de ce grand moment. Car ce weekend, comme tous les All-Star Weekend, est décontracté, pour le plaisir. Peu importe les 24 joueurs qui participent au All-Star Game, les gloires ce soir sont en blouson. Quoique… un d’entre eux va aussi briller balle en main. Mais nous reviendrons dessus un peu plus loin, en reprenant le weekend depuis le début. Bienvenue à Cleveland, en 1997.

Rookie Game

À l’époque, ce match se disputait entre les rookies des deux Conférences. Pas de sophomore, pas de Draft par les consultants TV. Et déjà la réputation d’un match flashy et sans intérêt, avec des jeunes qui font tout pour briller de manière individuelle et qui oublient que le basket est un sport collectif. Et puis cette année là, un soliste comme Iverson, décrié justement pour son individualisme et sa préférence du shoot sur la passe. Mais ce soir là, il décide de partager. Avec Marcus Camby. À eux deux ils portent l’Est face aux trois Lakers Travis Knight, Derek Fisher et surtout Kobe Bryant. Ce dernier finit meilleur marqueur du match en établissant le record à l’époque, 31 points. Mais insuffisant tour remporter le match. Au moment du choix du MVP, Kobe (8 rebonds et 7 turnovers en plus) et Camby (18 points, 12 rebonds, 4 passes) sont favoris. Mais le jury en décide autrement et Iverson (19 points, 9 assists, 3 steaks et 3 blocks) rafle la mise. Le joueur de Los Angeles et celui des Sixers ont déjà commencé à écrire leurs histoires respectives. Et Kobe trouvera même un autre moyen de se mettre en valeur ce week-end là.

Long Distance Shootout

Le seul événement du weekend sans grosse retombée historique. Quoique… Malgré un premier tour plutôt faible, Steve Kerr se qualifie en dernière position (15 points), derrière Glen Rice (16 points, et dont on reparlera sur ce weekend), Tim Legler (17 points et vainqueur de l’édition précédente) et Walt Williams (18 points). Rien de bien excitant. Au second tour, Legler et Kerr tirent leur épingle du jeu avec respectivement 19 et 21 points. Puis la finale remportée par Kerr, 22 à 17. Finalement, le meilleur shooteur à 3 points de l’histoire qui gagne ce concours, ce weekend là, quoi de plus normal.

Slam Dunk Contest

Il a 18 ans. Il débarque juste en NBA sans être passé par la case NCAA. Plus jeune rookie de l’histoire (on en revient toujours à elle lors de ce weekend…),  il ne joue que très peu avec les Lakers et pourtant, il sera l’une des stars du weekend. Après avoir brillé lors du bal des débutants comme nous l’avons vu plus haut, Kobe Bryant va éclabousser le concours de dunk de son talent, de son audace et même d’un soupçon de provocation. Jeune, mais déjà si sûr de lui. Il toise les plus grands joueurs de l’histoire. Un jour, il en fera partie. Il le sait. Nous pas encore.

All-Star Game

Le plat de résistance. Le match se joue au troisième quart temps, comme si les All-Stars avaient attendu de voir les légendes sur le parquet pour vraiment se lâcher. 40 à 27 en faveur de l’Est sur cette période sous l’impulsion de… Glen Rice. Le joueur des Hornets score 20 de ses 27 points en 12 minutes, nouveau record du All-Star Game. Le MVP du soir est épaulé par un lieutenant de luxe. Michael Jordan himself, au four et au moulin, avec le premier triple double de l’histoire  du ASG. Le tout devant les meilleurs joueurs des 50 premières années de la ligue, comme pour asseoir son statut et se démarquer de ses contemporains, mais aussi de ses prédécesseurs. Ce soir là, Glen Rice est le roi, mais Jordan est divin.

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