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Décollage : Les Rockets, futur poil à gratter en playoffs ?

Les Rockets commencent à trouver sérieusement leur rythme. Ils viennent de remporter 8 de leurs 10 derniers matchs avec un James Harden qui n’a tourné « qu’à » 20,5 points à 41%, 5,4 passes décisives et à peine 4 rebonds sur cette période et on sait parfaitement que le barbu peut faire beaucoup mieux.

Une hiérarchie et un collectif en place

La nuit dernière, les hommes de Kevin McHale étaient en déplacement chez les Wolves –  une équipe sensée avoir le potentiel pour aller en playoffs à l’Ouest mais qui éprouve de grosses difficultés par manque de leadership et de défense – . Le franchise player texan, James Harden, n’a pas été flamboyant , encore une fois, mais ça n’a pas empêché ces visiteurs venus du Sud de dominer tranquillement les locaux (108-89). Car Houston joue de mieux en mieux. Chaque joueur connaît son rôle désormais et le collectif fonctionne à merveille. Le ballon circule comme le prouvent ces 25 passes décisives pour 39 paniers marqués. La marque est répartie comme on peut le constater en regardant la feuille de match d’hier : Les 5 titulaires ont marqué entre 14 et 20 points. Harden est le franchise player c’est clair mais il dispose de deux lieutenants incroyablement bien en place dans leurs rôles respectifs.

Le premier, Dwight Howard, a longtemps cru ou voulu croire qu’il était fait pour être le go-to-guy d’une équipe. Il ne l’est pas mais il a besoin d’évoluer aux côtés d’un Franchise Player qui partage la balle et qui joue le pick and roll en attaque (oui ça ressemble très fort à James Harden…) Du coup, D12 semble bien dans sa peau et bien dans son basket aujourd’hui à Houston. Depuis 10 matchs, le pivot tourne a 22 points, 12 rebonds, 2 contres et 1 interception de moyenne. Il est clairement l’un des meilleurs intérieurs défensifs de la ligue de par sa force de dissuasion, ses contres ainsi que par sa mobilité qui lui permet d’être efficace en défense face à tout type de big men et face aux équipes qui pratiquent bien le pick and roll. Avec ce Dwight-là, un Houston appliqué peut contenir et mettre en défaut les meilleures attaques de la ligue.
Le deuxième lieutenant, Chandler Parsons, réalise lui la meilleure saison de sa carrière avec plus de 17 points à 50% au tir dont presque 40% derrière l’arc, 5,5 rebonds, 3,5 passes décisives et 1,1 interception par match. Kevin McHale compte énormément sur son ailier de 2m05 aussi bien en attaque qu’en défense et son joueur le lui rend bien sur le parquet. Du coup, Parsons profite à fond de cet environnement favorable et est en train de s’installer comme une valeur très sûre au poste 3. Moral au beau fixe pour l’ailier passé par Cholet Basket :

« L’opportunité qu’on m’offre ici à Houston est incroyable. Je ne pourrais pas être plus heureux. »  déclarait récemment Chandler Parsons au blog Ultimate Rockets.

Il ne fera pas bon jouer Houston en playoffs…

Arrivé avec un bon gros contrat, Jeremy Lin s’est parfaitement fondu dans ce rôle de sixième que son coach veut lui voir tenir. Il laisse ainsi la place de titulaire à Patrick Beverley qui est beaucoup plus teigneux et mort de faim en défense. Linsanity a, du coup, la responsabilité de donner du punch offensif en sortie de banc notamment quand Harden se repose. Des points, des passes décisives et de la vitesse dans le jeu. Voilà ce qu’attend le coaching staff des Rockets de la part de J-Lin quand il est sur le terrain. Patrick Beverley, lui, a pour rôle d’essayer de museler au mieux le meneur adverse tout en rentrant ses shoots ouverts. Mais McHale n’attend pas de son pitbull défensif qu’il crée du jeu. De Toutes façons, il est quasiment toujours sur le parquet en même temps que James Harden…

Depuis la blessure et les rumeurs de départ ou quasi trades autour d’Asik, Terrence Jones a eu sa chance au poste 4 en association avec Dwight Howard. Résultat : 12 points, 7,5 rebonds et 1,5 contre par match pour l’ailier fort des Rockets. Il court, il se bat, il se place intelligemment quand Howard et Harden se lancent dans un pick and roll ou quand le pivot reçoit la balle au poste bas. Bref, T-Jones est un très bon complément d’Howard dans la raquette même s’il est clair que Houston aimerait renforcer son poste 4. Mais quand Jones rentre ses tirs, l’attaque des Rockets devient un vrai calvaire pour la défense adverse car les extérieurs sont tous capables de planter à 3 points, la mobilité de Dwight oblige souvent la défense à se resserrer sur lui et alors, bien évidemment comme c’est James Harden qui a la balle en main dans ce genre de situations, les dégâts occasionnés peuvent être colossaux. Surtout lorsque le barbu le plus swagg de NBA aura mis derrière lui ses petits soucis physiques et qu’il aura retrouvé son tranchant naturel. Tout ceci rend cette équipe des Rockets imprévisible et confiante en attaque.

« Nous avons tellement de gars talentueux. Nous pouvons varier notre jeu chaque soir. Vous ne pouvez pas nous scouter (avant un match) parce que vous ne savez pas quel joueur va vous faire mal. Nous nous appliquons juste à jouer collectif, à faire les extra-passes. »  Chandler Parsons

Finalement, la seule inconnue en terme de joueurs plane autour du cas Asik dont on ne sait pas ce qui l’attend dans les prochains jours. Un échange ? Pourquoi pas mais contre qui ? Quelle équipe aurait éventuellement de quoi fournir un package intéressant aux Rockets en échange du pivot turc ? Sinon, Omer Asik va rester au Texas au moins jusqu’à la fin de saison où il servira de doublure de luxe à Dwight Howard. La capacité du Turc à défendre et à prendre des rebonds pourrait s’avérer très intéressante voire cruciale pour McHale et ses hommes quand sera venu le temps des joutes d’après-saison. Asik est-il prêt à se contenter d’aussi peu de minutes que ces derniers temps ? Pas sûr… Autour d’Asik, sur le banc, les Rockets peuvent compter sur la triplette Casspi-Motiejunas-Garcia qui apporte toujours son écot en terme de tirs primés et de rebonds… Voilà un roster bien complet qu’un petit trade pourrait transformer en gros outsider.

En tous cas, ces Rockets – qui sont sur 6 victoires d’affilée en encaissant moins de 100 points (98,1) et en en marquant 108,3 de moyenne – peuvent devenir l’équipe à éviter en playoffs surtout si James Harden revient en forme pour de bon et qu’en plus ça défend de mieux en mieux. Ils sont aujourd’hui 5ème à l’Ouest (35-17) derrière des Clippers (36-18) qui ne doivent leur 4ème place qu’au fait qu’ils sont premiers de leur division pendant que Houston est 2ème de la sienne derrière les Spurs. Si ces deux équipes venaient à s’affronter au premier tour, il ne serait pas du tout (mais alors pas du tout) sûr de voir la franchise californienne passer ! Une chose est sûre, jouer ces Rockets sur une série en 7 matchs à partir de mi-avril sera comme enfiler une chemise pleine de poil à gratter : désagréable, stressant et signe d’un mauvais moment en perspective.

Source citations : blog ultimate rockets

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