Sixers

Brett Brown veut endurcir Michael Carter-Williams

Cette saison, Brett Brown pose les fondations pour le futur des Sixers (12-25). Si l’exercice 2013-14 n’apportera pas beaucoup de victoires sur le terrain, il espère tout de même remporter quelques succès auprès de ses joueurs. L’un de ses défis: endurcir Michael Carter-Williams (17,5 points, 5,8 rebonds, 7,0 passes et 2,7 interceptions) pour qu’il soit plus constant.

Il n’hésite donc pas à lui rentrer dedans, quitte à l’énerver. C’est ainsi que lors de la rencontre à Sacramento face aux Kings, il a laissé son rookie sur le banc pendant les 5 dernières minutes du match. Fatigué de le voir se plaindre de l’arbitrage et de la mollesse de sa défense, Brown a voulu clairement faire passer un message à MCW. Message reçu 5/5 par l’intéressé.

« J’étais un peu confus et même un peu énervé. Je voulais être sur le terrain les cinq dernières minutes. Mais je sais après avoir parlé au coach que c’était le mieux pour moi et pour l’équipe. Ca me va. » – Michael Carter-Williams.

Il vaut mieux, car Brown sait ce qu’il faut pour aller au bout d’une saison. Avec 4 titres en tant qu’assistant de Popovich, il connait le chemin des Finals. Après avoir accompagné des arrières comme Parker et Ginobili et leur avoir permis de tenir le coup physiquement et psychologiquement lors de longues saisons, il a une certaine crédibilité pour en faire de même avec Carter-Williams. Et comme il a carte blanche de la part de ses dirigeants pour façonner son groupe, il peut se permettre de le laisser sur le banc pour qu’il apprenne la difficulté d’une saison NBA.

« Si vous voulez jouer en juin et fin mai, il faut une incroyable quantité de résistance psychologique. Je sais ce que cela coûte, est c’est plus que dur. les gens n’ont aucune idée de ce que cela coûte d’être le dernier debout. » – Brett Brown.

C’est pour cela qu’il est dur avec son protégé. Même si MCW a déjà montré plus qu’espéré pour sa première saison, ses qualités ne seront pas suffisante sans plus de volonté et de dureté dans son jeu. Carter-Williams doit devenir plus costaud physiquement et mentalement. Pour pouvoir se frotter aux intérieurs adverses en pénétration. Et pour pouvoir accepter les fautes non sifflées. Déjà en Université, son body language laissait à désirer quand les choses ne tournaient pas en sa faveur. Cette attitude n’est pas possible en tant que meneur titulaire en NBA. Brett Brown veut changer cet aspect de son joueur, pour qu’il reste concentré et qu’il se comporte comme un leader.

« Je dois dire [à Michael Carter-Williams] la vérité. Je dois le corriger quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Il y aura des conversations houleuses entre nous, et c’est juste une part de notre relation de travail. J’aime l’entrainer, et c’est une chance de l’aider. Il doit être vu aux yeux de ses coéquipiers, aux yeux de cette ville, par les arbitres, par ses pairs et adversaires, comme quelqu’un qui a la capacité d’avancer dans l’adversité. » – Brett Brown.

Pour lui, Carter-Williams apprendra à avoir moins peur de ses adversaires et il développera cette dureté qui fera de lui un leader des Sixers. Mais en attendant, il ne lui laissera pas de répit, le rookie le sait.

« C’est comme si il avait toujours quelque chose après moi. » – Michael Carter-Williams.

Brett Brown veut construire sur le long terme avec les Sixers, et il façonne donc son effectif en fonction de son style et de son expérience. Avec des joueurs jeunes et encore malléables, mais aussi la confiance de ses dirigeants, il a toutes les cartes en main pour faire ce qu’il souhaite. Qu’il en profite.

Source: The Philadelphia Inquirer

Source image couverture: Chris Szagola – AP

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