Sixers

La faiblesse du banc des Sixers responsable des défaites

Lors du dernier match face aux Knicks, les Sixers ont perdu de 10 points. En regardant de plus près les stats, Brett Brown a pu constater que c’est le banc de touche qui a fait défaut aux Sixers, puisque les remplaçants ont été surclassés 50 à 20. Un véritable problème pour Philadelphie, mais qui n’étonne pas le coach.

« Vous regardez l’âge et le CV de notre banc, et tout commence ici. Ce n’est pas une insulte. C’est juste la vérité. Nous sommes en préparation. Nous avons des joueurs inexpérimentés. Nous essayons d’identifier et de peaufiner nos joueurs clés, et d’apporter un vécu, de l’expérience à notre banc, et vous voyez que c’est toujours un challenge. » – Brett Brown

S’il l’accepte volontiers et qu’il le connaissait avant même le début de la saison, cette absence de banc ne peut pas lui faire plaisir pour autant. Sur les quatre dernière rencontres (4 défaites), le banc des Sixers (12-25) a été battu en moyenne 40 à 28 par celui de l’adversaire. Et encore, ces stats sont atténuées par le match face aux Cavs. Une fois n’étant pas coutume, la second unit avait réussi un +14 sur la bench mob de Cleveland, sinon l’écart moyen serait de +21 en faveur des adversaires de Philly!

Actuellement, seul Tony Wroten (13,5 points, 3,5 rebonds et 3,3 passes) apporte du scoring de manière régulière en dehors du 5 majeur. Face aux Knicks, les autres remplaçants étaient Hollis Thompson (5,6 points), Elliot Williams (3,9 points) et Brandon Davies (2,3 points), soient deux rookies non draftés et un free agent n’ayant pas affolé le marché, qui à eux trois ne scorent que 11,8 points par match. Derrière Wroten, le meilleur producteur offensif est Lavoy Allen, mais il est blessé. Et surtout il ne brille pas non plus, avec seulement 5,1 points en moyenne.

Par conséquent, Brett Brown est obligé de tirer sur la corde avec ses titulaires et d’augmenter leur nombre de minutes. Mais la fatigue se fait alors sentir, et l’accumulation des matchs se transforme en accumulation de défaites, les joueurs n’étant plus assez frais physiquement pour enchainer les bonnes prestations.

« C’est une réaction en chaine. Des fois, c’est bon. Des fois, ça te fait mal. Les multiples matchs, les matchs en back to back, essayer de courir comme nous courons, essayer de faire jouer des gars plus de 40 minutes, ça ne marche pas au bout d’un certain temps. Et vous vous exposez. Nous avons besoin de notre banc. » – Brett Brown

Les Sixers avaient pourtant réussi un excellent road trip qui avait par la même occasion couronné Thaddeus Young comme joueur de la semaine. Mais la répétition des efforts a pris le dessus sur un cinq majeur jeune et peu avare en effort. Surtout peu aidé par les joueurs de complément. Il faut dire que le banc des Sixers ressemble à celui d’une équipe de D-League. C’est là l’erreur de Brett Brown. Philly n’a pas besoin de son banc, mais d’un vrai banc. Parce que celui-ci n’a pas grand chose à apporter.

Source: The Philadelphia Inquirer

Source image couverture: Chris Szagola – AP

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