Lakers

L’instant plaisir pour les Suns : dominer les Lakers au Staples Center

Pour tout fan des Suns qui se respecte, un match contre les Lakers est un moment important de la saison, un “must win”. Depuis 3 ans, entre le départ de Stoudemire et le déclin du grand Steve, Phoenix a souffert contre son ennemi pourpre et or. Hier, les Suns ont maté leur opposant californien dans son arène.

Car, cette saison, la donne est différente. Les Lakers jouent bien mais sans plus, ils viennent tout juste de récupérer Kobe Bryant qui a d’ailleurs montré des signes très encourageants la nuit dernière en signant une feuille à 20 points à 6/11 dont un bon petit dunk dans le premier quart avec 3 passes décisives et 2 rebonds. Alors que nous en sommes au quart de la saison, ces Lakers pointent à la 12ème place de la terrible conférence Ouest avec un bilan de 10 victoires pour 11 défaites. Grosso modo, la place et le bilan auxquels nous pouvions attendre les hommes de l’ex-master du pick and roll de… Phoenix, j’ai nommé : Mike D’Antoni.
Mais aujourd’hui, avec ce bilan tout juste négatif, les Lakers se retrouvent à 2 matchs derrière les Suns ! Des Suns qui sont même, à l’instant où j’écris ces mots, playoffables à l’Ouest ! Bon, il faut rester réaliste et, quand on voit les quelques noms des équipes qui sont juste derrière Phoenix au classement (Memphis, Golden State notamment), il parait peu probable que la jeune bande dirigée par Jeff Hornacek tienne très longtemps à cette 8ème place. Mais, en tous cas, pour une équipe que tous les observateurs voyaient se débattre en pleine bouse dans les bas fonds de sa division et de sa conférence, Phoenix surprend, Phoenix pratique un bon basket et peut désormais envisager un avenir ensoleillé comme le désert d’Arizona.

Goran-Dragic-1-and-P.J.-Tucker-17-of-the-Phoenix-Suns-660x330

D’ailleurs, la nuit dernière, les Suns de l’infernal duo Bledsoe-Dragic se sont pointés au Staples Center le couteau entre les dents, bien décidés à rosser les Lakers et bien préparés à profiter de leurs largesses défensives. Phoenix est l’équipe qui marque le plus de points sur contre attaque en NBA cette année (quasiment 20 par match). Et bien hier soir, face au repli souvent inexistant des hommes de Kobe et ses amis, les Eric Bledsoe, Goran Dragic ou autres frères Morris se sont faits plaisir. Il faut dire qu’en plus, la semaine dernière, Jeff Hornacek s’était plaint, dans l’Arizona’s central de trouver son équipe “trop lente”. Malin le Jeff, très malin. Son équipe joue déjà très vite mais il sait qu’elle peut faire encore plus rapide notamment grâce à l’association de “Mini-Lebron” avec le “Dragon” slovène.

Du coup, hier, nous avons eu droit à un match qui s’est déroulé à 100 à l’heure. Pas de très grosses défenses, beaucoup de points (114 – 108 au final) et une équipe des Suns devant du début à la fin. Bledsoe a marqué 18 points et délivré 9 passes décisives pendant que Goran Dragic se régalait littéralement au scoring avec 31 points et que les frères Morris faisaient admirer leurs qualités de shooteurs (15 points à 6/10 pour Markieff et 22 points à 10/13 pour Marcus). Sans grosses stars mais avec un jeu très collectif et une parfaite application des excellentes consignes de coach Hornacek, les Suns ont maîtrisé cette rencontre et sont allés chercher leur 12ème victoire de la saison. Un victoire en forme de symbole important pour les fans, une victoire sur le parquet des Lakers. Pour le coup, Jeff Hornacek – qui est déjà un ancien apprécié de la maison et qui fait de l’excellent boulot depuis sa prise de fonction – va encore faire monter sa cote de popularité en Arizona. Dragic soulignait d’ailleurs sur twitter, juste après le match, la force collective des siens :

Dragic onTW

“Nous avons joué ensemble, notamment quand ils ont essayé de pousser, de faire un run pour revenir”

Cette équipe des Suns qui fait déjà très plaisir aux supporters depuis le début de saison, n’est encore qu’en construction. Les perspectives d’avenir qui se dressent devant elle, avec 3 picks au premier tour de la prochaine draft, sont très alléchantes. Je suis même prêt à parier que Ryan McDonough lui-même n’en revient pas et commence à se demander si son équipe ne va pas lui casser son “plan draft 2014” en obtenant des résultats proches de l’impensable il y a encore quelques semaines…

Les Highlights du match
[youtube width=”600″ height=”400″ video_id=”GYMXymRWFkQ”]

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top