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Playoffs Revival : Le jour où Allen Iverson a marché sur Los Angeles

Playoffs revival Allen Iverson

Allen Iverson enterre Tyronn Lue et le respect

Source image : Youtube

La saison régulière, c’est sympa, les matchs se multiplient, mais on ne regarde plus que d’un œil discret ces rencontres sans véritable enjeu. Entre les joueurs mis au repos, les coaches qui testent des rotations et les équipes qui tankent, difficile de vibrer avec intensité. Pour vous aider à patienter, petits retours sur les grands moments de l’histoire des Playoffs. Parce que c’est à cette période de la saison que les légendes naissent et que les fauves sortent les crocs.  

Dans cet épisode, retour sur la performance d’un petit homme d’un mètre quatre-vingt-trois mais dont le talent dépassait largement la taille. Lors du Game 1 des NBA Finals 2001, Allen Iverson a « marché » sur les Lakers pour donner la victoire aux Sixers, malgré un énorme Shaquille O’Neal en face (44 points, 20 rebonds, 5 passes).

Le contexte : Les Sixers du MVP Allen Iverson face aux intouchables Lakers

Au lancement de la saison 2000-01, les Lakers remettent en jeu leur titre de champion dans une drôle d’ambiance : des blessures, un manque de motivation et surtout le début du conflit entre Kobe et Shaq. Mais à partir du 1er avril, Los Angeles devient injouable, gagne ses 8 derniers matchs de saison régulière pour finir second à l’Ouest (derrière San Antonio) avec un bilan de 56 victoires pour 26 défaites. Et les PlayOffs confirment cette montée en régime puisqu’ils sweepent Blazers, Kings et Spurs pour atteindre la finale.

À l’Est, les Sixers démarrent en trombe alors que l’effectif ne paie pas de mine. Une star, Allen Iverson futur MVP de la saison, et de nombreux role players pour l’épauler. Mais Larry Brown tire le meilleur de son groupe qui commence la saison par un 10-0 pour atteindre finalement le même bilan que les Lakers et finir premier à l’Est. Leur parcours en Playoffs est par contre plus laborieux. Après une qualification facile au premier tour face aux Pacers (3-1), ils vont être poussés au septième match pour se défaire des Raptors puis des Bucks. Pourtant au mieux considérés comme la 5ème équipe de leur conférence avant la saison, ils défient les Champions en titre en finale.

La performance : Allen Iverson porte les Sixers et marche sur Tyronn Lue

La série arrive, et la seule question qui se pose est avec quel écart moyen les Lakers vont sweeper les Sixers. Le Game 1 commence d’ailleurs fort pour eux, puisqu’ils prennent rapidement le large en scorant 16 points consécutifs, pour mener 21-9. Mais à partir du milieu du 2eme quart-temps, Iverson se met en mode « me against the world » et porte sur ses épaules ses coéquipiers, sa franchise et même sa ville. 30 points en première mitemps, tout l’arsenal offensif de « The Answer » y passe. 3 points, jump shots, pénétrations… il faut voir AI et son mètre quatre-vingt-trois aller se frotter au mastodonte O’Neal sous le cercle pour provoquer des fautes. Il est agressif et permet aux Sixers de prendre l’avantage de 15 points durant le 3eme quart temps avant le réveil des Lakers.

Car en face, Shaq n’est pas en reste, et sa supporting cast est d’un tout autre calibre que celle d’Iverson. Kobe, Rick Fox, Robert Horry ou Horace Grant (même si certains sont vieillissants), c’est autre chose que McKie, Mutombo (plus très jeune lui non plus), Jumaine Jones (who?) et Tyrone Hill. Mais incapables de se départager avant la fin du 4eme quart-temps, les deux équipes nous offre un supplément de suspense avec une prolongation. Los Angeles semble alors faire la différence en marquant les 5 premiers points de l’overtime, mais là encore, Iverson refuse d’abdiquer et score à son tour 7 points dont un jump shot resté dans les annales. À proximité du corner, Tyronn Lue défend sur lui. Le banc des Lakers, juste derrière, met un maximum de pression sur le meneur des Sixers. Il part sur sa droite, se rapprochant de la ligne de fond et du panier. Crossover, petit pas en arrière, tir, ficelle. Lue est au sol après le shoot, Iverson l’enjambe avec dédain. Ce geste est encore plus humiliant ou irrespectueux qu’un majeur tendu. Sans oublier le regard lancé aux remplaçants de LA. « Shut up little bitches ». Et en effet, ils se taisent maintenant. Les Lakers ne reviendront pas et Philly remporte ce premier match.

Cette image et ce match résument Allen Iverson. Seul contre le reste du monde, peur de personne. Et à l’occasion, il gagne. Ses stats ce soir là : 52 minutes, 48 points (18/41 dont 3/8 à 3 points, 9/9 aux lancers francs), 5 rebonds, 6 passes, 5 interceptions, 3 balles perdues et aucune faute.

La suite : David ne fait pas tomber Goliath tous les jours

Les Lakers ne feront ensuite qu’une bouchée de Philadelphie en gagnant les 4 matchs suivants. Comme prévu finalement… ils auront juste connu un match de retard. Mais quand on regard cette épopée des Sixers, ce qui était beau et important fut le voyage, pas la destination finale.

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