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Free agency 2014 : Carmelo se voit déjà agent libre

Selon Ian Begley d’ESPN, la star des New York Knicks, Carmelo Anthony, aura déjà formulé le souhait de devenir agent libre en juillet prochain. Une nouvelle qui ne va pas tarder à faire jaser la « Big Apple » tout entière à l’approche imminente de la saison régulière.

En effet, les mots de l’actuel franchise player new-yorkais ne tiennent pas d’un pur hasard, sonnant plutôt comme le fruit d’un plan élaboré, d’une réflexion un temps soit peu réfléchie et volontaire de sa part.

« Je veux être agent libre, » avoue ouvertement l’intéressé entre les lignes embrassées du New York Observer. « Je crois que tout le monde au sein de la ligue rêve d’être agent libre au moins une fois dans sa carrière. C’est comme si entriez dans une période d’évaluation. C’est comme si vous étiez dans le gymnase et que tous les entraîneurs, tous les propriétaires de franchise, tous les general managers venaient vous voir jouer et évaluer tout ce que vous faites. Alors oui, je veux vivre cette expérience. »

En terme d’évaluation, si c’est bien cela qu’il veut, le vœu de Melo paraît pour le moins déplacé et inapproprié à l’heure de la nouvelle saison approchante. Pour un joueur aussi talentueux (28,7 points par matchs) et aussi décrié, de l’autre facette du miroir, quant à ses prises de position en tant que leader de son escouade, Anthony se voit d’ores et déjà placer d’autant plus de pression sur ses épaules qu’il ne le croit, en rapport avec ses récentes déclarations. De ce fait, celles-ci s’apprêtent à envelopper d’un scepticisme qui s’annonce suffocant pour toute l’équipe « prête à se donner au maximum et cela à sa chaque rencontre », comme l’a évoqué le meneur titulaire, Raymond Felton, quelque peu auparavant. Dans une ville aussi médiatiquement impitoyable que New York, en cas de résultats décevants cette année encore, le retour de flammes de la part des fans n’en serait que plus dévastateur pour l’enfant de la région, qui peine à faire briller les couleurs « orange et bleu » de leur plus bel éclat depuis son arrivée des Denver Nuggets en 2011, au moyen d’un blockbuster trade ayant chamboulé, dans l’idée d’un avenir rayonnant, une alchimie naissante construite autour de Danilo Gallinari, Wilson Chandler et Amar’e Stoudemire, plus tranchant que jamais à l’époque.

Par ailleurs, le motif pécunier serait un des facteurs centraux qui justifierait l’objet de cette démarche pour le joueur: restant deux années de contrat à remplir, Carmelo pourrait générer plus d’argent s’il se réengage avec NY dans cette optique-ci plutôt qu’avec un autre demandeur potentiel. En signant avec la concurrence, sa marge de manœuvre serait estimée à plus de 95 millions de dollars au lieu de 129 millions avec sa franchise actuelle en passant par la case « free agency ». Un joli et sadique jeu d’échecs serait alors entamé, comme pour Dwight Howard et LeBron James avant lui, où la vanité et l’égocentrisme deviendraient des compagnons de route gênants pour la suite de sa carrière et de ses ambitions dans le cratère brûlant de la Grande Ligue. Ce sera très certainement l’heure toute choisie pour Metta World Peace de jouer les médiateurs conciliants et directeurs de communication, avec tout le prestige et l’opiniâtreté qu’on lui connaît, pour tenter de relativiser et de faire régner la raison aux confins de ce choix professionnel des plus cruciaux…

En somme, voici un surplus supplémentaire et inutile d’instabilité pour des Knicks en pleine recherche d’ondes positives à l’approche de l’exercice 2013/2014. De plus, à l’écoute du prétendu leader offensif de l’équipe il y a un mois de cela, disant qu’il ne voulait pas endosser le rôle de « responsable » (avec l’image de la cape du justicier) à la perspective d’une nouvelle saison blanche pour les Knicks, il faut dire que son présent désir de tester le marché l’été prochain n’apporte rien de rassurant ni aucune certitude légitime à ses fans, de plus en plus prisonniers d’une attente qui commence à se faire longue, très longue… Si en plus il arrive à atterrir par malheur à l’Ouest, à Los Angeles, par exemple, en terre rivale, le terme d’ « échec » ne serait sans aucun doute pas assez fort pour décrire leurs émotions. Affaire à suivre de très près !

Source texte : ESPN New York / Source image : lapresse.ca

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