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Comeback : Marcus Fizer aimerait retourner en NBA, et chez les Warriors

34 ans, et un corps enfin prêt pour revivre les joutes proposées par les raquettes de la NBA : l’ex-4ème choix de la Draft 2000 se sent chaud et pourrait effectuer son retour dans la Grande Ligue chez les Warriors de Golden State. Plus qu’une histoire d’entraînement, c’est surtout l’ambiance très religieuse régnant dans le vestiaire de Mark Jackson qui attire le bulldozer, après avoir passé le week-end avec le staff californien.

Hélas concernant l’intéressé, tout le monde se souviendra surtout de lui pour la déception qu’il a créé en sortie d’Iowa State. Avec seulement 9.6 points et 4.6 rebonds à 43.5 % au tir en 20.9 minutes de moyenne sur 289 matchs de carrière, Fizer a déçu de nombreuses franchises comme les Bulls, les Bucks et les Hornets, mais il le sait. Et c’est ce qui l’a poussé dans la religion puis transformé son quotidien à tel point qu’un éventuel comeback serait envisageable.

« J’ai constamment tenté de retourner en NBA, mais chaque fois que je tentais les choses à ma façon c’est Dieu qui me rappelait que tout ceci n’était pas par rapport à moi. J’ai finalement compris que ma mission dans la vie était bien plus grande que ce que j’imaginais, et que je devais aider les générations futures. Je n’abordais pas le basket de la bonne façon, mon boulot de la bonne façon. Maintenant si je peux aider ceux qui n’ont pas pu avoir ce déclic pour réussir, je le ferais 100 fois sur 100. »

Trois opérations des ligaments croisés au genou droit, c’est ce qu’on appelle un sacré coup du destin. Relégué chez les Bobcats lors de leur arrivée dans la Ligue, il n’a même pas pu faire l’équipe et a été envoyé en D-League dont il a été le MVP en 2006 avec les Austin Toros. Mais rien n’y faisait, la NBA n’ouvrait plus ses bras. Alors Marcus a bouclé ses valises et visité le monde entier pour pratiquer sa passion et grandir : Espagne, Porto-Rico, Israël, Taïwan et Argentine, un véritable parcours de routard à la balle orange. Mais chaque fois que le garçon débarquait quelque part, ses stéréotypes le suivaient : 30 tatouages partout sur son corps, un crâne rasé et une musculature de catcheur, pas tout à fait le genre de type qu’on engage en premier en comparaison avec les athlètes affinés de nos jours.

« Il y avait constamment une réputation qui me suivait, ce qui était injuste mais à la fois tout à fait compréhensible vu mon mode de vie et mon style de jeu… Les gens me disaient tu as l’air si méchant et tu joues si intensément, mais je répondais chaque fois que c’est ma façon de faire et que je n’ai pas le choix car je n’ai pas le talent de LeBron James ou de Kobe Bryant. Je dois rester concentré à tout moment sur le terrain, et quand c’est le cas je ne suis ami avec personne. »

Seulement, en dehors des quatre lignes de sortie, Marcus Fizer est l’opposé de l’image qu’il véhicule. Dirigeant d’une église en Louisiane, il conseille les plus jeunes et a perdu plus de 15 kilos en quelques semaines pour revenir au top. Sa foi, qui se situe au coeur de chacune de ses actions, lui donne espoir car il pense qu’elle séduira le staff des Warriors. En effet, cette jeune équipe dirigée par le très paroissial Mark Jackson est parmi les plus croyantes de la Ligue, un nid d’amour dans lequel le vétéran espère se retrouver.

Des tatouages, une religion, une équipe de jeunes et un pays où tout peut arriver : pourquoi pas ?

Source : San Francisco Chronicle

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