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Jason Kidd dit stop à son tour

Avant-hier, c’était Grant Hill, aujourd’hui c’est un autre monument de la NBA, Jason Kidd, qui a annoncé sa retraite. À un moment ou un autre ça devait arriver. Le plus complet des meneurs de ses 20 dernières années a annoncé qu’il arrêtait, qu’il était temps pour lui de passer à une autre vie que celle de joueur. Peut-être une vie au bord des parquets d’ailleurs, en tant que consultant TV ou pourquoi au sein du staff d’une franchise. En attendant, ce qui est sûr, c’est que le joueur va manquer…

« Je pense que c’est le bon moment. […] C’est le moment d’avancer vers autre chose et de penser à coacher ou à commenter. »

Deuxième meilleur passeur et deuxième meilleur intercepteur de l’histoire, J-Kidd est également 3ème au nombre de triple double en carrière pour en avoir réussi 107. Un passeur de génie, un meneur d’homme avec un QI Basket très au-dessus de la moyenne qui a su améliorer son shoot tout au long de sa carrière et devenir, petit à petit, une arme fatale en attaque comme en défense.
Quand on lui demande de quoi il est le plus fier parmi tous les grands moments qu’il a vécu, sa réponse est logique et donne, en même temps, une sacrée idée de la carrière du bonhomme :

« Deux choses sont à égalité en premier. Gagner le titre NBA avec les Mavericks et aussi gagner la médaille d’or aux Jeux Olympiques, deux médailles d’or avec Team USA. »

Nous parlons donc ici d’un joueur qui a été drafté en 1994, qui avait le niveau pour être parmi les meneurs américains aux JO de 2000 et qui avait toujours le niveau pour être titulaire à la mène chez le champion NBA en 2011 ! Cela en dit long sur la longévité, les fondamentaux et le professionnalisme de J-Kidd…
Partout où il est passé, Jason Kidd a fait le bonheur de ses coachs. Des Mavericks au Knicks en passant par les Suns, les Nets et… les Mavericks, Kidd a toujours eu une capacité incroyable à gérer le tempo d’un match afin de mettre ses partenaires dans les meilleurs conditions. Aux Nets, le jeune Kidd a emmené son équipe deux fois en Finales NBA (2002 et 2003) sur un style «open floor» très spectaculaire avec Kenyon Martin, Richard Jefferson ou Keith Van Horn qui se régalaient des caviars délivrés par leur meneur de jeu. Quasiment 10 ans plus tard, ce même Kidd emmenait Dallas, et son jeu sur demi-terrain adapté autour de Nowitzki, jusqu’au titre…

L’imaginer coacher une équipe NBA un jour n’est pas du tout illusoire tant il était déjà un «deuxième coach» sur le parquet. Il est clair que bon nombre de franchises peuvent avoir envie d’ajouter une telle légende à leur staff technique. Le voir un jour commenter sur ESPN ou TNT est tout à fait possible également. Il connaît le jeu, il peut en parler. Peut-être qu’il pourrait même, pour notre plus grand bonheur, envoyer encore quelques alley-oop depuis le tribune de presse… En tous cas, merci pour tout Jason !

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