Isaiah Hartenstein, facteur X du Game 2… en mode Wrestlemania
Le 21 mai 2026 à 06:24 par Nicolas Vrignaud

Dans un Game 2 de la série entre Thunder et Spurs extrêmement éprouvant pour les deux équipes, un joueur a fait la différence : Isaiah Hartenstein. Plus que limite dans le duel physique, l’intérieur d’OKC signe pourtant une fin de match énorme au rebond offensif.
Est-ce qu’Isaiah Hartenstein aurait mérité d’être expulsé ? Sans doute que oui. Est-ce qu’il aurait dû prendre part à la fin du match ? Non, si l’on prend en compte le constat précédent. Dans les faits, il a pourtant joué, et s’est révélé capital pour assurer la victoire des siens dans le 4e quart-temps.
Une pluie de rebonds offensifs (8 au total) pour donner les secondes chances au Thunder, et contribuer à asseoir définitivement l’écart pour assurer la victoire et l’égalisation dans la série. Et, tout au long du match, un contact physique avec Victor Wembanyama qui a largement dépassé les limites du règlement sur bon nombre de séquences.
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Clés de bras, menottes, ceinturage, l’Alien n’a pas pu exister sous le panier comme lors du Game 1 notamment parce que l’Allemand lui a mené une vie très dure dans la raquette. Attention, ce n’est pas le seul facteur : dès la première mi-temps, on a rapidement senti un Victor éprouvé par un Game 1 qui a laissé des traces dans l’énergie.
Une action a d’ailleurs particulièrement fait parler : Hartenstein tirant les cheveux de Castle devant les arbitres, sans qu’un coup de sifflet soit donné. Coup de sifflet qui lui aurait probablement valu l’expulsion immédiate.
Ça part contre c’est juste dehors.
Pas sa place sur un terrain. pic.twitter.com/U7cZ3GKEiw
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Cette gestion du contact est probablement quelque chose de voulu par Mark Daigneault. Après un Game 1 où Hartenstein n’a pu qu’être utilisé comme remplaçant pour reposer les joueurs importants sur de petites séquences, le coach du Thunder l’a joué certes en mode vicieux, mais surtout en mode pragmatique.
Apport quasi-inexistant donc pour son pivot au Game 1, hormis sur quelques écrans et mains-à-mains. Autant l’utiliser au Game 2 pour mettre hors jeu autant que possible l’intérieur adverse. Et puisqu’il s’agit – sur le papier – de sa seule utilité dans l’instant, autant l’envoyer au casse-pipe en lui demandant d’être extrêmement dur physiquement. En se disant : « Ok, les arbitres vont siffler, mais ils ne vont pas tout siffler« . Partant de ce constat, chaque faute non sifflée devient une action valorisée. C’est loin du basket orthodoxe, c’est sale, mais c’est pragmatique… et surtout, ça a été redoutable d’efficacité.
Victor avait planté 20 points dans la raquette au Game 1, avec 13 lancers tentés également.
Game 2 ? Seulement 6 points dans la peinture, et 2 lancers tentés.
Verrouillage de la raquette, à la limite mais c’est aussi la force d’OKC.
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Bien sûr, son impact sur la fin de rencontre nuance évidemment le discours sur son apport offensif. Mais il faut aussi garder à l’esprit qu’il aurait pu être exclu bien avant de pouvoir autant impacter positivement la fin de match. D’ailleurs Shai Gilgeous-Alexander s’est lui-même montré un peu embarassé à l’heure d’évoquer le jeu de son coéquipier après la rencontre.
“I’m not sure if it was good, to be honest…It was alright, it was good.” 🤣🤣
— Shai on Isaiah Hartenstein’s defensive impact on Wemby tonight pic.twitter.com/JhEbdyKeWw
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Est-ce que Daigneault a désormais grillé sa cartouche ? Probablement que oui, car les arbitres devraient logiquement bien resserrer la vis sur le jeu d’Hartenstein lors de la suite de la série. Mais en prenant le Game 2, l’essentiel est acquis et surtout, plus à prendre.
