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Théo Maledon coupé par les Rockets : virée texane de trop courte durée, à une semaine de la reprise le timing n’est pas dingue

Théo Maledon 30 septembre 2022

Second coupé de la semaine après Vaemond Velaryon.

Source image : YouTube

Ce mardi, alors que la France entière avait le visage tourné vers le choix du tireur face à Benfica, Théo Maledon s’est fait couper par les Rockets pendant le jeu concours Citroën annoncé par Christophe Jallet. Double peine pour le meneur français qui en plus de se faire couper l’herbe sous le pied à une semaine du début de saison, n’a pas non plus remporté la bagnole.

Un grand philosophe disait : « La vie ça va trop vite, prends c’que t’as profite, prends c’que t’as profite ! ». Ce même philosophe auteur de Je t’aime de ouf, certifié disque de platine en une semaine, qui pour le coup n’a absolument rien à voir avec la situation de Théo Maledon. Ce mardi, le plus Rouennais des Américains – juste derrière Thomas Pesquet – s’est fait couper par les Rockets, deux semaines après y avoir été envoyé dans un trade bien vide-greniers, bien « on l’aurait déjà oublié si Maledon n’était pas dedans ». Il se retrouve désormais sans contrat NBA à une semaine du début de la saison régulière, quand les équipes bouclent leurs rotations et y voient plus clairs grâce aux camps d’entraînement et rencontres de pré-saison. Ah, il est bien loin le temps où Etienne Catalan, excellent « numérologiste » français, nous annonçait que Théo Maledon porterait le numéro 5 à Houston. Ce cher Rafael Stone, qui n’a absolument pas dû mater sa saison rookie, en a décidé autrement. La suite ? Keith Smith, un analyste de chez Spotrac, garde la foi : « Quelqu’un devrait aller chercher Théo Maledon, il y a un joueur là-dedans. La piste Spurs a du sens, parce qu’ils ont très peu de meneurs en ce moment ». Rejoindre le groupe de Gregg Popovich 21 ans après Tony Parker et gagner des minutes sans la contrainte de résultats collectifs qui, dans une équipe compétitive, enverraient Théo en fond de rotation ? L’idée est géniale. Et si on pousse le délire un peu plus loin, Victor Wembanyama le rejoint à l’été prochain. Mais là, on pousse très très loin.

En quoi l’éviction de Théo Maledon est-elle sévère ? Sélectionné en 34e position de la Draft 2020, le Français nous avait pondu une belle saison rookie à hauteur de 10.1 points à 37% au tir dont 34% à 3-points, 3.2 rebonds et 3.5 assists en 27 minutes de jeu. Le 3 mars 2021, il est sélectionné pour le Rising Stars Challenge et passe devant des gars comme Immanuel Quickley, Saddiq Bey, Cam Reddish et Kendrick Nunn. À cet instant, et malgré une mire à régler pour redresser des pourcentages excusés par son statut de rookie, Théo n’est absolument pas inquiété par son avenir en NBA. On lui prédit même, avec une ou deux saisons de développement, un statut de titulaire dans une bonne équipe. De sa tenue de balle se dégage une grande maturité, ses coéquipiers bougent bien autour de lui, et sa lecture du jeu sur pick-and-roll rappelle les grandes années de Milos Teodosic (pas du tout). Sans forcer le trait, il gambade vite et absorbe mieux le contact que ce que son physique, très sec, laissait augurer. Mais en NBA, tu n’es plus jeune à partir du moment où d’autres le sont plus que toi : sa saison de sophomore sera écrasée par l’arrivée de Josh Giddey sur le backcourt du Thunder. Résultat, Théo passe de 27 minutes de moyenne à 17, et la plupart de ses statistiques offensives accompagnent cette chute. Le Process du Thunder aura finalement eu raison de l’un de ses éléments, probablement sous-considéré par son statut de choix de second tour. À Houston ? Boarf, les lignes arrières sont déjà bien denses avec Jalen Green, Kevin Porter Jr, Josh Christopher et plein d’autres profils « Venice Beach » à développer. C’eût été compliqué de lui faire la place qu’il mérite.

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