Lakers

Shareef O’Neal s’engage avec la G League Ignite Team : on ne dit pas qu’il doit cette signature à son nom, simplement que ça a pu aider

Vin Diesel

Du piston dans l’air ?

Source image : YouTube

Il fait partie de ces « fils de » attendus au tournant, Shareef O’Neal – descendant du Hall of Famer à son nom – vient de s’engager avec la G League Ignite Team. Ce n’est pas encore la NBA, mais les spots au sein de ce projet de formation valent très cher. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que l’ailier-fort de 22 ans n’a pas encore tiré un trait sur l’échelon supérieur. 

Un Shareef de perdu, c’est un autre de retrouvé. Quelques minutes après que Sharife Cooper ait été dégagé d’Atlanta, Shareef O’Neal a paraphé un contrat avec l’Ignite Team, une équipe de G League pas franchement comme les autres. Son principe reste une zone d’ombre pour certains : l’effectif de la Ignite associe des vétérans bien référencés aux prospects les plus à mêmes d’intégrer un jour la NBA. Pour Shareef O’Neal, c’est un peu différent. Le fils du Shaq a disputé la Summer League sous l’étiquette Lakers, y laissant des moyennes de 4.8 points à 44% au tir et 3.8 rebonds en quatre rencontres disputées. Une ligne statistique bien trop discrète pour envisager d’être conservé par les Lakers. À 22 ans, Shareef n’a pas su négocier ce virage avec le déchaînement, le bouillonnement, l’ivresse nécessaire à sa légitimation au plus haut niveau. Mais comme introduit précédemment – et d’après les informations de Shams Charania – les pots sont sauvés : l’ailier-fort de 2m08 s’est engagé avec la NBA G League Ignite Team moyennant un salaire à six chiffres. Au sein de la Ignite, les rémunérations peuvent aller jusqu’à 500 000 dollars annuels. Pour Shareef, le montant exact n’a pas encore été spécifié. Cette signature reste toutefois la bouteille d’eau dans le désert. Et on est sur de la Cristaline, pas sur une vieille eau de source boueuse qui refile la tourista.

Est-on en droit de penser qu’à l’origine de cette signature se terre un petit coup de piston ? Il serait malhonnête de fermer la porte à cette réflexion. Les plus crus diront que sans le « O’Neal » sur sa carte d’identité, Shareef serait déjà en train de chercher un club européen pour y lancer sa carrière professionnelle. Un truc bien pays de l’Est, bien letton, qui sent le match truqué et les salles pas toujours chauffées. Les autres tempéreront le propos, mentionnant un vrai profil de freak qui reste à polir, sans pour autant réfuter la théorie du piston. Ils ajouteront également qu’au fil de son parcours, le garçon a dû éviter pas mal de flaques. Par « flaques », on entend de vraies grosses galères, comme cette opération à cœur ouvert en décembre 2018. Il devient dès lors importantissime de bien choisir ses mots. Oui, son nom lui octroie cette signature sportivement inespérée, mais si Shareef O’Neal n’a jamais dépassé les 2,9 points de moyenne sur un exercice NCAA, c’est en grande partie à cause de ses problèmes de santé. Il y a eu cette fracture de stress au pied après avoir quitté UCLA pour LSU, la fac avec laquelle – de 89 à 92 – papa Shaquille a tout cartonné. Ce nouveau domino l’a empêché de correctement se remettre du premier. En trois saisons universitaires, Shareef n’a ainsi disputé que 37 rencontres. Son corps ne lui a jamais donné sa chance. Finalement, il était peut-être temps que son nom l’aide un peu.

Dans la grande famille des « fils de », Shareef O’Neal n’a malheureusement pas emprunté le même train que Scottie Pippen Jr., son coéquipier de Summer League, fraîchement signataire d’un two-way contract avec les Lakers. Toutefois, cette première signature pro avec la Ignite Team lui permet de garder la NBA dans un coin de sa tête. Il y sera bien conseillé et – si son corps le laisse tranquille – probablement mis en avant.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top